Betta splendens
Descripteur : Regan, 1910
Famille : Osphronemidae

Noms Communs :
Combattant du Siam
Combattant
Genre : Betta
Betta cracens (Tan & Ng, 2005)
Betta dimidiata ( Roberts, 1989)
Betta enisae (Kottelat, 1995)
Betta falx (Tan & Kottelat, 1998)
Betta brownorum (Witte & Schmidt, 1992)
Betta burdigala (Kottelat & Ng, 1994)
Betta chloropharynx (Kottelat & Ng, 1994)
Betta aurigans (Tam & Lim, 2004)
Betta balunga (Herre, 1940)
Betta bellica (Sauvage, 1884)
Betta breviobesus (Tan & Kottelat, 1998)
Betta akarensis (Regan, 1910)
Betta albimarginata (Kottelat & Ng, 1994)
Betta anabatoides (Bleeker, 1851)
Betta antoni (Tan & Ng, 2006)
Betta channoides (Kottelat & Ng, 1994)
Betta chini ( Ng, 1993)
Betta coccina (Vierke, 1979)
Betta edithae (Vierke, 1984)
Betta foerschi (Vierke, 1979)
Betta fusca (Regan, 1910)
Betta gladiator (Tan & Ng, 2005)
Betta hipposideros (Ng & Kottelat, 1994)
Betta ibanorum (Tan & Ng, 2004)
Betta imbellis (Ladiges, 1975)

25 premiers résultats seulement

Betta splendens   
Combattant du Siam
Origines géographiques
Aire d'origine :
Asie
Pays :
Thaïlande
La localité type est «Menam River, Thailand». Menam signifie rivière en Thai, mais c’est aussi une désignation ancienne (erreur de traduction ?) du Chao Phraya, le principal fleuve de Thaïlande.


L’aire de répartition du Betta splendens couvre tout le centre de la Thaïlande, de la province de Chiang Rai au nord jusqu’aux provinces de Surat Thani et de Phang Nga, à l'extrémité nord de la péninsule malaise, juste en dessous de l'isthme de Kra. Tous les autres enregistrements que ce soit en Thaïlande péninsulaire, dans le bassin du Mékong, au Laos, au Vietnam ou au Cambodge font référence à d'autres espèces ou à des populations introduites.

Il a été introduit dans plusieurs pays, en grande partie à la suite de l'évasion de piscicultures d'ornement. On le retrouve donc naturellement dans des pays où cette industrie est développée. Des populations sauvages se sont ainsi développées à Singapour, en Malaisie, en Indonésie, au Brésil, en Colombie et en République dominicaine… La liste est malheureusement très longue!
Environnement
Paramètres du milieu naturel :
Eau :
Douce
Le B. splendens vit dans des eaux calmes et peu profondes, comme des rizières, des marécages, des fossés en bordure de route, des ruisseaux et des marres. Les substrats sont varié: litière de feuilles, boue, sable, sédiments... La végétation aquatique, superficielle ou marginale y est généralement très dense. Le taux d'oxygène dissous peut être très faible. L'aire de répartition est soumise à un régime de mousson qui, dans des pièces d'eau de petit volume, peut faire varier brutalement les conditions de vie et les paramètres de l'eau. Cette montée des eaux permet aussi de réunir des populations isolées lors de la saison sèche.
Menace et protection :
NE
NA
DD
LC
NT
VU
EN
CR
RE
EW
EX
Statut UICN : 
VU : Vulnérable
La dégradation de l'habitat constitue la principale menace pour l'espèce et la majeure partie de son habitat dans les basses terres a été convertie en terres agricoles ou en zones urbaines en particulier dans le centre de la Thaïlande. Ces transformations engendrent l'assèchement des zones humide et la pollution de l'eau.

L'érosion génétique est une menace secondaire. Les spécimens d'élevage, fortement sélectionnés et plus agressifs s'échappent fréquemment des fermes et remplacent les spécimens sauvages dans leur habitat.
Description
Taille :
: 7 cm SL  
: 6 cm SL
Respiration :
Branchiale, Labyrinthe
Longévité :
Environ 3 ans
 
Alimentation : 
Carnivore
Les Betta Splendens sont carnivores, ils faut donc veiller en plus d'une alimentation sèche pour poisson carnivores à leur offrir de la nourriture vivante ou congelée : daphnies, artemia, vers de vase ...
Attention, les vers de vase provoque chez beaucoup de spécimen des problèmes de digestion, cela doit rester une "friandises".
 
Dangerosité :
 
 
 Aucun
Maintenance
Paramètres de maintenance :
Température :(°C)
        22      24              28      30
pH :
         5      5,5            7      7,5

GH :
(°GH)
         1       3              10       15
Caractéristiques de l'aquarium :
Volume :
20 l minimum
Brassage :
Très faible
Population :
1 minimum
 Idéalement, l'aquarium fait 20 à 30 litres et est de forme rectangulaire. Il peut évidemment faire un peu plus, mais on évitera tout de même de maintenir des Betta dans un gros aquarium communautaire de 500 litres. La hauteur d’eau ne lui conviendrait pas. On privilégiera donc un aquarium plutôt bas, présentant une grande surface au sol.

Le betta splendens demande une lumière tamisée et un aquarium bien planté. On privilégiera donc des plantes à tige haute ou flottantes. Les Nymphaea, Cryptocoryne, Salvinia, Lemna minor,… sont donc un bon choix. Il appréciera aussi le bois flotté pour les refuges que cela peut créer, mais des petits pots en argile, des tuyaux en plastique peuvent également être utilisés.

L'ajout de litière de feuilles séchées offre une couverture supplémentaire et permet la croissance de colonies de micro-organismes au fur et à mesure de la décomposition. Ceux-ci peuvent constituer une source de nourriture secondaire précieuse pour les alevins, tandis que les tanins et matières humiques libérés par les feuilles en décomposition sont considérés comme bénéfiques.

Comme il habite naturellement dans des environnements lentiques et construit des nids de bulles, il convient d’éviter d'avoir un brassage important. Un filtre exhausteur sera un bon choix. L'aquarium doit être bien fermé. En effet il nécessite un accès occasionnel à la couche d'air humide qui se formera au-dessus de la surface de l'eau et est un excellent sauteur.

Les Betta Splendens de sélection ont développé au fur et à mesure de l'élevage de nombreuses dégénérescences mental, ils ont beaucoup de mal à réguler leur taux de sérotonine, l'hormone de l'agressivité, ce qui créer chez eux une agressivité incontrôlable.

Chaque cohabitation, que cela sois en intra spécifique ou avec d'autres espèces, mâle et femelle, est une cohabitation à risque qui ne doit être essayer que par des personnes expérimentés et sous des conditions de maintenance particulière. Nous déconseillons fortement de faire cohabiter un Combattant et si vous souhaitez tenter l'expérience nous vous encourageons à vous tourner vers des connaisseurs qui sauront vous guider pour éviter le pire.
 
Dispo vente :
Commun
Reproduction
Paramètres types pour la reproduction :
Température :
28 °C
pH :
6,5 à 7
GH :
6 à 10 °GH
Betta splendens mâle
Mâle
Betta splendens femelle
Femelle
Processus de reproduction :
Pour la reproduction de Betta Splendens, un aquarium de 50cm x 25cm et préconisé. Le sol devrait être composé de quelques centimètres de graviers, d’une granulométrie comprise entre 2mm et 3mm, afin que les impuretés éventuellement créées durant le nourrissage des parents ne s’infiltrent pas dans le sol, et contaminent le bac où séjournerons pendant les premiers temps les alevins. Le bac ne devrait pas dépasser une hauteur d’eau d’environ 15cm, rempli avec de l’eau du robinet, souvent alcaline. Néanmoins, il est recommandé de rester aux alentours d’un pH de 7. Une filtration sous sable, et particulièrement souhaitable, étant donné qu’elle ne génère que très peu de remous en surface, ce qui est impératif afin de ne pas disloquer le nid de bulles.

On disposera aussi quelques plantes afin d’aménager quelques cachettes refuges, au cas où les parents ne seraient pas tout à fait prêt pour la ponte. L'implantation de riccia fluitans et recommandée, afin de fournir les infusoires nécessaires à la première alimentation des nouveaux nés. Il est par contre nécessaire, d’aérer légèrement la surface de l’eau, afin d’éviter tout voile gras, ou filme bactérien, vous pouvez disposer le diffuseur directement sous une touffe de riccia fluitans par exemple.

Le bac sera enfin scindé en deux parties à l’aide d’une plaque de verre, afin de pouvoir y introduire le couple reproducteur dans le même bac, chacun de son côté. Ce qui permet une observation du couple, tout en étant sûr que le mâle ne puisse agresser la femelle au cas où elle ne serait pas encore prête à pondre et aussi permettre à cette dernière de retourner dans son appartement juste après la ponte, étant donné qu’une fois la ponte terminée le mâle devient extrêmement agressif et s’occupe seul de la ponte. Sur la partie du bac réservée au mâle, on peut éventuellement coller une autre petite plaque de verre, afin d’éviter à la condensation de retomber sur le nid. Enfin, il est impératif que le bac soit bien couvert, afin d’éviter au maximum la différence de température entre l’élément liquide et l’atmosphère juste au-dessus de celui-ci.

Ensuite, il importe de monter la température aux environs de 28°, et de nourrir le couple abondamment, mais sans excès afin d’éviter toute pollution. Les aliments de type vers du vase, tubifex et artémia adultes distribués abondamment permettent à la femelle d’être gravide rapidement.

Remarque : Il est tout à fait déconseillé de se précipiter, et de réunir le couple si la femelle n’est pas mature. Au risque de voir la pauvre se faire agresser si elle n’est pas à prête, ces agressions peuvent lui être fatal.

Une fois la femelle gravide, c’est-à-dire, bien rebondie, une petite papille anale blanche visible, il faut observer le couple et plus particulièrement la femelle qui ne manquera pas de venir parader et tressaillir devant le mâle, ce qui signifie qu’elle est prête à libérer le chapelet ovarien. Pendant ce temps, le mâle s’affairera à construire un nid de bulles. Dès ce moment, on peut enlever la vitre de séparation, si les deux pensionnaires sont prêts, la ponte devrait commencer dans la minute qui suit leur retrouvaille. Le mâle s’incurve alors autour de la femelle et la bascule le ventre en l’air juste à l’aplomb du nid de bulles, en pressant les flancs en étreintes successives provoquant l’expulsion des œufs. Entre chaque étreinte, la femelle épuisée se laisse retomber au sol, où il n’est pas rare de la voir essayer de gober ses œufs, cependant le mâle veille au grain, et récupère les œufs un par un et les remontent en surface pour les enfouir dans le nid de bulles. Une fois la ponte terminée, la femelle doit impérativement être repêchée et réinstallée dans son compartiment ou mieux dans un autre bac.

Pour la suite, le mâle veille sur sa progéniture de façon très consciencieuse, en réparant le nid et en réinjectant de nouvelles bulles dans celui-ci, si nécessaire. Après une incubation d’une trentaine d’heures, (dépendant de la T°), les alevins commencent à apparaître suspendu au nid de bulles tels de petites virgules. Une fois leur sac vitellin résorbé, les alevins commencent à essayer de quitter le nid, ce que le mâle n’apprécie pas du tout. Le mâle commence alors à récupérer sa progéniture en bouche, et à la recracher sans ménagement dans le nid de bulles.

Deux jours après l’éclosion ou même un peu moins, le mâle pourrait se sentir en appétit et commencer à manger sa descendance, c’est à ce moment qu’il faut le retirer du bac également.

À partir de là, les alevins vont commencer à se nourrir des infusoires se trouvant notamment dans le Riccia fluitans la réserve d’infusoires étant limitée, il est impératif de préparer à partir du quatrième jour une éclosion d’artémia afin de combler l’alimentation de tout ce petit monde. Par la suite, on peut aussi préparer de la poudre pour alevins mélangée avec le jus de vers de vases.

La dernière étape, mais pas de moindre, et le stade de la troisième semaine, celle de la formation du labyrinthe de nos jeunes poissons. C'est pendant cette période que les alevins commencent à piper l'air atmosphérique, il est donc primordial que la couche d'air au-dessus de l'eau soit la plus proche en température par rapport à celle de l'eau du bac. Le moindre courant d'air trop frais s'avérera souvent fatal aux jeunes poissons.
Commentaires
Fiche en cours de rédaction, paramètres de maintenance à ajuster.
Sources
Photo du dimorphisme : Jérôme Blanc (avec son autorisation)