Longtemps passés inaperçus de par leur petite taille, qui leur permettait de passer à travers les mailles des filets, les «poissons minuscules » sont actuellement très étudiés pour leur place en tant qu’indicateurs biologiques dans les écosystèmes.
Leur présence dans des milieux forestiers aussi divers que de simples flaques, des sources, tourbières, ruisseaux et eau vive constitue un marqueur non négligeable de la qualité de l’eau. Leur présence continue, de par leur courte vie, signale un milieu stable, oxygéné et aux ressources abondantes.
Leur petite taille restreint leur lieu de vie tout en les mettant au coeur du réseau trophique. Leur alimentation à base de plancton, algues, débris organiques et petits invertébrés les place en premiers intermédiaires source d’énergie pour les vertébrés plus gros : poissons, mais aussi oiseaux, reptiles, amphibiens et mammifères en dépendent.
Malheureusement, leur disparition peut passer inaperçue pour la même raison que leur découverte est récente. Beaucoup sont en danger critique d’extinction (SHOAL considère comme prioritaire au moins 295 espèces)
Le hobby aquariophile pourrait, par une demande plus forte, mettre l’accent sur leur protection nécessaire, afin de satisfaire le marché, tout en préservant leur présence dans les écosystèmes, contribuant de fait à l’économie locale.
En ce qui concerne D.cerebrum, leur faible répartition géographique les rend vulnérables aux modifications liées aux activités humaines (barrages, pollution, déforestation) ainsi qu’au réchauffement global. Une surveillance locale de leur population est nécessaire, trop peu documentée actuellement.