Le volume est donné à titre indicatif, en fonction d’un nombre d’individus minimum, conditionné par le mode de vie de l'espèce, et à l’exclusion d’autres espèces.
En clair, si on convoite deux espèces nécessitant cent litres chacune, cela fait un volume deux cents litres à partager , en particulier si elles occupent les mêmes espaces de nage !
Sa taille et mode de vie n’en font pas du tout un poisson d’aquarium ! Il vit seul, les petits groupes étant réservés aux juvéniles, dans des volumes supérieurs à 15 mètres cubes pour les « monster fish tanks » qui ont des jeunes spécimens (ça se corse ensuite, voir plus bas). Son territoire dans la nature est d’environ 8 hectares, ce qui donne une idée du volume nécessaire à son bien-être. Pourtant, on trouve de jeunes spécimens sur certains sites de VPC (et même « pour débutants » en aquariophilie !)
Outre l’aspect de maltraitance, il est irresponsable d’acquérir de tels animaux pour les mettre en aquarium, dans le but souvent de collectionner un « terrible prédateur » à la mâchoire impressionnante, et de le filmer sur les réseaux sociaux (ainsi que son alimentation ?) Plus souvent afin de se valoriser et non l’animal. Or l’aspect de l’Hydrocynus, bien qu’impressionnant, est celui d’un carnivore, rien de plus normal, malgré les superlatifs et qualificatifs dans les textes à sensation. Il n’est pas plus « méchant » qu’un dauphin, au bec retroussé, n’est « heureux » ou qu’un canard, ne « sourit ».
C'est un grand carnivore avec ce que cela implique. Les aquariophiles chevronnés connaissent de petits tétras de quelques centimètres bien plus territoriauxet agressifs…
On retrouve les mêmes croyances et attitudes qui poussent les acheteurs non aguerris à prendre des chiens « d’attaque » ou des bébés fauves qu’ils sont bien incapables ensuite de nourrir, maîtriser, même au prix de mauvais traitements, par ignorance et bêtise. Il faut réfléchir avant tout achat d’un animal, en particulier un poisson de ce type, malgré les arguments marketing surfant sur les qualificatifs à sensation comme "requin", "tigre", dont sont affublées parfois nos espèces.
Il est évident qu’à partir d’une certaine taille, la maintenance ne sera plus possible, même dans les aquarium pour «monster fish» alors qu’en faire? Très rares sont les associations qui peuvent les reprendre (voir plus bas dans « ressources » les sauvetages de Ohio Fish Rescue, qui récupére des spécimens de propriétaires dépassés). Dans leur vidéo, OFR explique qu’un des Hydrocynus secouru était devenu trop grand, difficile à nourrir correctement et agressif avec les autres poissons, dans leur espace restreint. Il leur a fallu du temps avant de lui trouver un lieu d’accueil approprié. Contrairement à ce que leur aspect « féroce » laisse croire, ils sont très vite sujets au stress. L’animal, malgré toutes les précautions des soigneurs habitués à ce type de transport, n’a pas survécu et est mort deux jours après. Et cette association dispose de bassins de taille impressionnante, ce qui donne une idée des équipements nécessaires…
Enfin, pour finir de convaincre des inconscients de ne pas en acquérir, il suffit de revoir les multiples photos de ses dents pour comprendre que la simple maintenance de l’aquarium présente un danger certain ! Un prédateur ainsi équipé, enfermé dans un milieu trop petit, qui ne peut se déplacer dans un courant fort, devient agressif et présente un risque de morsures graves pour le « propriétaire ». Il peut s’attaquer aux crocodiles, donc sectionner sans problème une main !
Les aquariums publics en ont peu, ne les reprennent pas pour diverses raisons, sanitaires entre-autres, mais aussi pour ne pas encourager ce comportement d’achat compulsif. Les risques de les relâcher dans la nature sont importants et catastrophiques pour les écosystèmes. Et c’est interdit, rappelons-le ! (voir plus bas la législation selon pays)
Disponibilité commerciale : Très rare
voir section "maintenance" et section "commentaires".