Conductivité en ppm : 18-179ppm.
Le volume est donné à titre indicatif, en fonction d’un nombre d’individus minimum, conditionné par le mode de vie de l'espèce, et à l’exclusion d’autres espèces.
En clair, si on convoite deux espèces nécessitant cent litres chacune, cela fait un volume deux cents litres à partager , en particulier si elles occupent les mêmes espaces de nage !
On sait peu de choses sur ce petit poisson, l’aquarium devra tenir compte de son mode de vie très particulier, avec biotope de type « rivière » à courant fort, pour reconstituer un torrent de montagne. Le fond sera composé de zones de sable, graviers, de roches lisses et galets, éventuellement avec branches lisses de bois mort pour constituer des cachettes et zones de repos et quelques plantes résistantes comme Microsorum, Anubias ou Bolbitis .
Une forte lumière permettra de faire croître le biofilm dont il se nourrit (aufwuchs). Cela n’est possible que dans un aquarium mature, déjà bien équilibré.
L’eau doit être pure de tout déchet organique et avec un taux de dioxygène très élevé, ce qui suppose un ou plusieurs filtres puissants (x10 ou x15 le volume du bac), complété par des « bulleurs » et système venturi si nécessaire.
Un changement d’eau de 30 à 50% par semaine est recommandé.
Ce petit poisson pacifique vit en larges groupes, on en maintiendra donc au minimum 8 ensemble, éventuellement avec d’autres poissons compatibles de ce milieu comme d’autres gastromyzontidae ou stiphodons. Attention cependant à la concurrence alimentaire, la bouche d’Annamia étant très petite.
De plus, les spécimens sont souvent affamés et amaigris dans les animaleries, qui, normalement, devraient les habituer à manger une nourriture adaptée, et passer progressivement à une alimentation plus courante, type comprimés industriels. Hélas c’est rarement le cas. Avec un groupe, il y a plus de chance qu’un téméraire se risque à goûter cette nouvelle nourriture, suivi par d’autres par apprentissage et imitation. Sinon, il est possible, avec beaucoup de patience, de les y habituer en plaçant un comprimé écrasé sur une vitre au-dessus d’eux, ou en approchant une pipette contenant un élément appétant (larves décongelées ou mieux : vivantes). Certains gels spécifiques, type Repashy Soilent green sont très appréciés des gastromyzons et apparentés, mais pas tous.
Le mieux est de leur proposer une alimentation variée, à base de comprimés de spiruline, des larves de chironome, tubifex, artémias etc… ainsi que des galets couverts d’algues vertes, bactéries… riches en biofilm. (Note Opabinia : les comprimés "pour herbivores" type Ancistrus et autres Plecos ne sont pas très appréciés des Gastromyzons, qui préfèrent des comprimés moins "durs" à râper, et trop riches en lignine, plutôt riches en algues type chlorelles ou cyanobactérie type spiruline. On peut aussi leur donner de temps en temps des tranches de courgettes pochées)
Certains animaux mettent beaucoup de temps à s’habituer à leur nouvel environnement et ressources, parfois jamais, ils sont très timides. D’où l’importance de les maintenir en groupe pour leur bien-être, en spécifique si le bac est de taille minimum recommandée.
(voir Gastromyzon scitulus pour d’autres détails)
Disponibilité commerciale : Très rare
rarissime, souvent en « prise accessoire » d’autres espèces de même localité. Ce qui signifie aussi qu’il est capturé sauvage et ne provient pas d’élevage. Parfois disponible dans le catalogue de grossistes spécialisés, sous le nom de Vanmanenia sp.