Les jeunes se nourrissent principalement de zooplancton, d’oeufs, puis d’insectes et divers invertébrés et petits poissons. Opportunistes, les adultes peuvent consommer tout ce qui a la taille de leur bouche ! Très voraces, les Silures s’attaquent aux mollusques, arthropodes, autres poissons (brèmes, carassins, carpes, tanches, rotengles, chevesnes, barbeaux, même sandres et brochets d’1/3 de sa taille, à l’occasion…), divers vertébrés aquatiques et même de petits mammifères et des oiseaux.
Par exemple, on a filmé des Silures au bord du Tarn capturant des pigeons venus boire et se baigner, en jaillissant de l’eau pour s’échouer sur le rivage comme la technique utilisée par les orques ou certains requins. On n’explique pas encore ce régime alimentaire diurne, local, constitué à 80% de pigeons, alors que les proies habituelles ne manquent pas. Les pigeons ne réagissent pas encore à cette nouvelle menace. (Doris)
Sa large bouche, munie de barbillons tactiles lui permet de fouiller dans la vase pour repérer ses proies, c’est un chasseur redoutable qui adapte sa technique de capture. D’autres organes sensoriels, comme une ouïe fine, la ligne latérale ou les canaux sensoriels céphaliques, le renseignent sur les bruits et mouvements environnants ou les signaux chimiques d’autres animaux qu’il suit à la trace.
Il peut ainsi détecter une écrevisse à 10m de distance (Wikipedia) et désorienter les poissons en créant un tourbillon. Il poursuit ses proies plutôt au crépuscule, seul ou en groupe, mais peut aussi bien s’activer en journée si elles passent à proximité.
Il n’a pas de prédateur à l’état adulte, mais peut se faire consommer à l’état jeune par les brochets et sandres.
Cette voracité le met sous haute surveillance pour les espèces migratrices en particulier anadromes, Se dit des poissons de mer qui remontent les fleuves pour y pondre. déjà menacées par les barrages et pollutions diverses, comme les lamproies, les anguilles et les saumons d’Atlantique. Idem pour sa consommation d’Anondontes, protégées, menacées par le réchauffement des eaux. L’analyse stomacale de Silures a permis de retrouver deux saumons de 5,2 et 5,5 kg pour une taille respective de 78 et 80cm.