Descripteur : Girard, 1855
Famille : Dendrobatidae

Synonymes :
Dendrobates amoenus Werner, 1901
Dendrobates latimaculatus Günther, 1859
Dendrobates tinctorius subsp. auratus (Girard, 1855)
Dendrobates trivittatus subsp. aurata (Girard, 1855)
Hylaplesia aurata (Girard, 1855)
Hylaplesia tinctoria subsp. latimaculata (Günther, 1859)
Phyllobates auratus Girard, 1855
Noms Communs :
Grenouille venimeuse verte et noire
Dendrobates doré

Dart Poison Frog (en)
Genre : Dendrobates
Dendrobates auratus (Girard, 1855)
Dendrobates leucomelas (Steindachner, 1864)
Dendrobates auratus   
Grenouille venimeuse verte et noire
Origines géographiques
Aire d'origine :
Amérique
Pays :
Colombie, Costa Rica, États-Unis d'Amérique, Nicaragua, Panama,
 
Originaire d'Amérique centrale, Dendrobates auratus et enregistrée comme envahissante en Equateur.

Cette espèce se rencontre dans les plaines humides du Sud-Est du Nicaragua sur le versant Atlantique et le Sud-Est du Costa Rica sur le versant du Pacifique, au Nord-Ouest de la Colombie (golfe de Uraba sur la côte des Caraïbes et du bas du fleuve Atrato et Bahia Solano sur la côte du Pacifique), depuis le niveau de la mer et jusqu'à 1000 m d'altitude.

En 1932, 206 spécimens de D. auratus de Taboga ou Taboguilla Islands, Panama ont été libérés dans la haute vallée de Manoa, Oahu, Hawaii dans une tentative de contrôler les insectes non indigènes.
Quelques populations sauvages de D. auratus descendants de ces animaux persistent encore dans les montagnes et les vallées de Oahu.
Environnement
Paramètres du milieu naturel :
Eau :
Terre, Douce
Température :
20 à 26 °C
pH :
5,5 à 6,5
 
Dendrobates auratus est une espèce diurne arboricole et terrestre des forêts humides de plaine et sub-montagnardes.
On le trouve également dans les cultures secondaires denses et les plantations de cacao (Kitasako 1967).
Les adultes sont souvent associés à de grands arbres à contreforts.

Ces grenouilles sont pour la plupart terrestres, bien que certains individus aient été observés à 50 m dans les arbres transportant des têtards vers des trous d'eau. De Twomey et Brown (2017)
Menace et protection :
NE
NA
DD
LC
NT
VU
EN
CR
RE
EW
EX
Statut UICN : 
LC : Préoccupation mineure
Inscrite comme préoccupation mineure en raison de sa large distribution, de sa tolérance à un certain degré de modification de l'habitat et de sa population supposée importante.

Cependant, il y a une perte générale de zones convenablement boisées en raison de l'urbanisation, de l'agriculture et de l'exploitation forestière, et de la collecte pour le commerce international des animaux de compagnie. En raison de la fécondité apparemment faible de cette espèce, il est possible que la surexploitation, en particulier dans les formes les plus rares, puisse contribuer à des déclins localisés de la population. Environ 62000 spécimens appartenant à cette espèce ont été signalés dans le commerce des animaux de compagnie entre 1978 et 2008 (Carpenter et al.. 2014). McKeown (1996) déclare que les sous-populations d'Oahu sont très sensibles à la destruction de leur habitat et à la surexploitation. On a découvert que des spécimens de musée de cette espèce contenaient des champignons chytrides. L'impact actuel de ce pathogène sur cette espèce est inconnue, mais des individus en captivité ont été infectés expérimentalement par chytridé et ranavirus (Miller et al . , 2008) et les baisses liées à la Chytridiomycose ont été notés dans certaines parties du Panama (Crawford et al . 2010 ).
Description
Taille :
: 2,5 à 4 cm SL  
: 3 à 4,2 cm SL
Respiration :
Branchiale, Pulmonaire
Longévité :
5 à 10 ans
 
Les adultes de Dendrobates auratus ont une tête pointue avec des yeux proéminents. Leur tympan n’est pas visible et leur corps est plutôt de forme allongée. La couleur de leur dos varie de vert clair à bleu clair ou doré avec des tâches sombres. Ces teintes très vives préviennent les éventuels prédateurs qu’elles ne sont pas comestibles car toxiques. Leurs doigts sont munis de disques adhésifs, ce qui leur permet de grimper sur n’importe quelle surface même lisse et verticale.
Il y a une grande variation géographique dans l'apparition de cette espèce; plus de quinze différentes formes de couleur sauvage de D. auratus ont été enregistrées.

Dendrobates auratus est donc une petite dendrobatidae sombre, dépourvue de sangles sur ses pattes, avec une longueur de 25 à 42 mm. La couleur varie considérablement et est généralement un brun noir ou foncé, avec des taches ou bandes de couleur, de taille variable et présentant différentes nuances de vert, beige, or, jaune,
bleu ou bleu-blanc (Silverstone, 1975; Savage et Villa R., 1986; Mattison, 1987a; Walls, 1994, Pröhl, 1997). La plupart des spécimens hawaïens ont tendance à être à motifs vert ou vert-or, mais certains sont bleu-blanc (Walls, 1994; McKeown, 1996).
Comme c'est le cas pour la plupart des grenouilles, les adultes ont une tête et un tronc fusionnés sans queue. Les têtards utilisent des branchies pour respirer, contrairement aux adultes, qui respirent par les poumons.
Les têtards n'ont pas de pattes et ont des queues, ce qui convient à leur habitat aquatique. Un autre
une caractéristique physique importante de D. auratus est la présence de glandes venimeuses dans tout le
surface de leur corps.
On pense que leurs couleurs vives encouragent les prédateurs ayant une vision des couleurs à évitez les grenouilles. Les motifs audacieusement contrastés peuvent être également aposématiques pour les prédateurs qui ne voient pas les couleurs, même si cela n’a pas été prouvé.
Environ quatre-vingt dix alcaloïdes ont été identifiés à partir de toutes les espèces de dendrobatidés. (Myers et Daly, 1976)

Les dendrobates ont un toucher très développé, comme nous, elles possèdent des terminaisons nerveuses au bout de chaque doigt.
Les spécialistes s’accordent à dire que les dendrobates perçoivent le goût salé et l’acide mais les narines possèdent l’organe de Jakobson présent chez de nombreux reptiles. Les odeurs sont donc très bien captées notamment en période de reproduction là où les phéromones sont en actions.
La vision est médiocre mais très efficace dès que quelque chose se déplace. Elle ne rate que très rarement sa proie. Elle voit les formes et les mouvements. Elle possède des paupières et des glandes lacrymales.
Pour les têtards, la vision est semblable à celle des poissons, il n'ont pas de paupières.
L’organe des sens prioritaire est identique à celui des poissons, consistant en une ligne latérale qui fonctionne comme un radar détectant les mouvements dans l’eau.
À défaut d’une bonne vision, l’ouïe est très performante, utile lorsque le mâle émet les sons pour appeler la femelle lors de la parade ou bien entendre une éventuelle proie ou un prédateur approcher.
 
Alimentation :
Régime : 
Carnivore
En milieu naturel, les dendrobates dorés se nourrissent d'invertébrés, fourmis, myriapodes, acariens, coléoptères...

En captivité, les dendrobates sont en général de bons mangeurs, mais requièrent des proies à leur mesure, qu'il peut être un peu difficile de trouver. Il faut donc s'assurer une source régulière d'approvisionnement en insectes ou les élever soi-même.
Pour la Dendrobates auratus adultes, ainsi que pour ses cousines, les insectes les plus utilisés et les plus pratiques à élever ou à trouver sont les grillons.
Mais on variera leur menu en y ajoutant des collemboles, des bruches, des cloportes, des drosophiles...
Les Dendrobates auratus ont un appétit féroce qu’il faut, une fois adultes, raisonner en ne distribuant leur nourriture que trois fois par semaines sinon il y a risque d’obésité.
Veuillez à mettre régulièrement des vitamines : une fois par semaine et du calcium avec vitamines D3, trois fois par semaines sur leur proies qui seront rapidement mangées.
Les têtards, eux, sont cannibales et se nourriront d’insectes morts et œufs non fécondés que leur mère leur déposera.
 
Dangerosité :
 
 
 Moyen
Leur toxicité aurait été largement exploitée par certaines tribus indiennes qui enduisaient la pointe de leurs flèches de ce poison soi-disant mortel. Il faut cependant noter que le danger que représentent certaines espèces voisines est bien plus important, comme c’est le cas de celles appartenant au genre Phyllobates, et si les amphibiens Dendrobates ont longtemps été considérés comme mortels, on est bien plus modéré aujourd’hui.
On a en effet découvert que leur poison est surtout irritant. On considère donc à l’heure actuelle que les grenouilles Dendrobates ne sont pas aussi dangereuses qu’on a pu le croire, mais cela semble concerner uniquement celles qui sont élevées en captivité.
Il est avancé qu’à l’état sauvage, ces grenouilles consomment des insectes très toxiques. Le poison qu’elles sont censées produire serait en fait d’origine exérèse, cela signifiant qu’il est produit en dehors du corps de ces amphibiens, et que ces alcaloïdes parfois mortels ne sont pas tous utilisés par l’organisme de ces grenouilles. Mais dans les conditions d’élevage, du fait qu’elles ne consomment pas ces insectes toxiques, elles perdent la majorité de leur dangerosité.
Il suffit donc de se laver les mains après les avoir manipulé, pratique qu'il faut de toutes façons éviter.

Note : Les Dendrobates auratus (comme les autres Dendrobatidae) ont effectivement besoin de se procurer les alcaloïdes de base pour leur poison dans les insectes qu'elles chassent. Mais elles n'utilisent pas tous les alcaloïdes ainsi collectés tels quels. Une équipe de chercheurs américains, menée par John Cover, de l'aquarium national de Baltimore au Maryland aux États-Unis, a réussi en 2004 à montrer chez des Dendrobates la présence d'une hydroxylase capable de transformer un alcaloïde donné en un composé cinq fois plus dangereux.
Cette étude n'explique pas la perte de la toxicité touchant les grenouilles d'élevage.
Maintenance
Paramètres de maintenance :
Température :(°C)
        20      22              24      26
pH :
         5,5      6            6,5      7

GH :
(°GH)
         1       2              4       6
Caractéristiques de l'aquarium :
Volume :
1 l minimum (10 l recommandé)
Longueur :
80 cm minimum (100 cm recommandé)
Largeur :
50 cm minimum (50 cm recommandé)
Hauteur :
80 cm minimum (100 cm recommandé)
Brassage :
Population :
1 minimum (2 recommandé)
Ratio M/F :
1 / 1
 
 La longévité de Dendrobates auratus est d'au moins six ans en captivité (Zimmermann et Zimmermann, 1994) Mais le record de longévité pour les Auratus et Azureus est de presque dix ans.
Aussi, avant de faire l'acquisition de ce type d'animal, il faudra tenir compte de sa maintenance longue durée.

La dendrobate dorée doit être maintenue en terrarium tropical humide ou en paludarium.
Malgré la taille réduite de ces animaux, il est conseillé de leur offrir un espace vital important. On compte sur un bac d'environ cent vingt litres (80 x 40 x 40) si possible surmonté d'une réhausse de même volume.
On le préférera avec de nombreuses plantes (épiphytes, notamment), un bassin d'eau pas trop profond et facile d' accès (attention au noyades) et un substrat composé, par exemple, de terreau ou d'écorce spécialement conçus pour les terrariums et vendus en animalerie.

Le terrarium permettant d’accueillir deux ou trois individus du genre Dendrobates doit au moins mesurer 50 cm de côtés ainsi que dans la hauteur. Si l’on souhaite élever un groupe plus important de Dendrobates, il est indispensable d’opter pour un terrarium tropical humide bien plus spacieux.

La température et l'humidité.
La température devra être de 20 à 22°C la nuit et 24 à 26°C le jour, ce qui demande d'une part un astucieux réglage des thermostats, et d'autre part une étanchéité de l'ensemble propre à conserver la température et l'humidité.
Un dispositif de chauffage, de type tapis chauffant sous le terrarium et sur la face arrière sera un bon choix, surtout si le paludarium est installé dans une pièce fraîche.
La température nocturne pourra être plus fraiche entre 18 et 20°C, pour les Dendrobates originaires de régions montagneuses.
L'humidité relative sera de 70 à 90 % ce qui impose l'utilisation d'un brumisateur automatique qui fonctionnera au minimum à l'aube et au crépuscule.
L’aération doit toujours provenir à la fois de la partie haute du terrarium et de sa partie basse afin que les amphibiens puissent bénéficier d’un brassage d’air constant ce qui évitera toutes prolifération bactérienne ou mycosique.

Les points d'eau.
Dendrobates auratus est essentiellement terrestre et l'eau ne lui est nécessaire que pour y déposer ses oeufs.
Dans un terrarium ordinaire des coques de noix de coco (ou de petites boîtes), faisant office de sites de ponte, suffiront. Dans un paludarium d'un bon volume on pourra aménager un point d'eau plus grand, mais très peu profond pour éviter la noyade, avec éventuellement une mini-cascade.
Un point d’eau de petite taille sera suffisant car les Dendrobates ne se baignent pas beaucoup mais ont besoin de s’humidifier régulièrement.

Les plantations.
Les végétaux constituent de petites cachettes appréciées des grenouilles.
On plantera de préférence des plantes qui supportent une forte humidité, de type Broméliaceae. On peut aussi opter pour un Tradescantia zebrina, des plantes rampantes telles que Muehlenceckia sp., mais on peut aussi opter pour des plantes épiphytes d'aquarium. Les fougères et les mousses se prêtent aussi à cet environnement tout comme certaines espèces d’orchidées...
Le substrat indispensable aux plantes, composé par exemple de fibres de coco et de tourbe, posé sur un tapis de billes d’argile ou tout simplement sur un plateau de liège si l’on opte pour des plantes épiphytes (Orchidées). Les billes d’argile favorisent le drainage et limitent les risques de moisissure que peuvent entraîner les brumisations régulières.
Un film géotextile peut être avantageusement poser entre le lit de billes d’argile et le substrat, ce qui évite le mélange des deux au fil du temps et donc facilite l’entretien du terrarium tout comme les plantations.

L'éclairage.
L’éclairage sera surtout établi en fonction des plantations. On optera aussi pour un système programmable recréant la photopériode dont les végétaux ont besoin, calqué sur le milieu naturel. Un système de type led à 7000 k allumé douze heures par jours sera idéal.

Le décor.
On aménagera de nombreuses cachettes dans les branchages et une litière de feuilles où les grenouilles aimeront se reposer.
Les grenouilles adultes sont diurnes et actives toute la journée.
Dans les habitats naturels plus secs du versant Pacifique, de nombreuses formes sont inactives pendant la saison sèche et n'habitent la litière de feuilles qu'après la pluie.

La dendrobate dorée est principalement terrestre, mais elle grimpe étonnamment bien, grâce aux disque adhésifs qu'elle possède au bout des doigts.
On lui offrira donc la possibilité d'escalader en toute sécurité.
 
Dispo vente :
Disponible
Exportée pour le commerce des animaux de compagnie, c'est la deuxième espèce d'amphibiens la plus commercialisée sur la liste CITES et représente 13% du commerce international (Carpenter et al . 2014).
Dendrobates auratus est généralement élevée en captivité.
Les différentes formes et couleurs correspondant à différentes localités, sont recherchées par les collectionneur

Les populations hawaïennes d'Oahu pourraient être la principale source d'approvisionnement pour le commerce (Walls, 1994, 1998).
Reproduction
Type :
Ovipare
En aquarium :
Difficile
Paramètres types pour la reproduction :
Température :
23 à 25 °C
pH :
5,5 à 6,5
Dimorphisme :
Pour les D. auratus le dimorphisme sexuel est relativement facile à repérer.
Le mâle est plus svelte et généralement plus petit que la femelle et il possède des disques au bout des doigts plus larges. De plus, seul le mâle chante.
La femelle a le bassin plus large, est plus trapue et sa taille est légèrement plus grande.
Il faut dire que parfois, quand les Dendrobates sont trop bien nourries, les mâles sont tout aussi gros que les femelles et là les détails ont vraiment leur importance.
Processus de reproduction :
En captivité, la maturité sexuelle est atteinte entre six et quinze mois. (Eaton 1941, Silverstone 1975, Summers 1990, Zimmermann et Zimmermann 1994)

L'espèce est polygyne.
Les mâles sont essentiellement non territoriaux, mais se livrent parfois à une compétition agressive (Wells 1978). Les femelles essaient de monopoliser les mâles forts et sont très agressif envers les autres femelles. Le dépôt des œufs et le développement larvaire se produit souvent dans la litière de feuilles.
Les soins de la couvée sont généralement assurés par le mâle. L'espèce montre un degré élevé de soins paternels.
Les têtards à couver sont transportés séparément par le mâle dans de petites mares saisonnières dans des trous d'arbres, de grandes feuilles ou dans de petites dépressions de roches de la rivière.
Une réduction du nombre de pontes d'œufs et de têtards entretenus par le mâle entraîne un développement plus rapide des œufs et un taux de croissance plus élevé des têtards (Wells 1978, Summers 1990).
Les têtards se nourrissent principalement de larves d'arthropodes et ont tendance au cannibalisme si d'autres aliments manquent. (Solís et al. 2008)

La parade amoureuse dure de deux à trois heures.
C’est le mâle qui dirige généralement la danse, appelant la femelle par un petit cri long et particulier. Même si vous ne l’avez jamais entendu il retiendra votre attention et vous saurez que c’est vos dendrobates qui paradent. Le cri du mâle est un "cheezcheez-cheez" musical et bruyant (Silverstone, 1975; Norman, 1998).

Le mâle incite la femelle à le suivre dans une de ses cachettes. La femelle pond de trois à treize œufs (Silverstone 1975, Heselhaus 1992), que vous retrouverez quelques heures plus tard sous forme de grappe dans une gélatine.
À l'éclosion (13 à 16 jours en captivité), les têtards sont transportés par le mâle vers un plan d'eau stagnant dans un trou d'arbre, à l'aisselle des feuilles d'une broméliacée (jusqu'à 30 m du sol forestier) ou dans une petite mare au sol (Eaton 1941, van Wijngaarden 1990)

Attendez un ou deux jours avant de les toucher, car parfois ils ne sont pas encore fécondés, le mâle peut y revenir plusieurs fois, du moment qu’il y a une bonne humidité dans le terrarium cela ne risque rien.
En milieu naturel, le mâle transporte les œufs sur son dos pendant tout le temps de leur développement, une fois qu’ils sont capables de nager, ils les dépose dans l’eau.

Pour augmenter les chances de survie des têtards, vous pourrez préparer, quelques jours avant, une mixture d’eau minérale, de fruits d’aulnes séchés et de feuilles de Catappa séchées : cela donne une eau très acide. (Certains appellent cela l’eau de thé)
Les œufs récupérés dans le terrarium peuvent être placés dans une petite boite transparente avec un petit fond de cette eau acide qui empêchera les œufs de moisir. Peu à peu les alevins se dessinent dans l’œuf c’est bon signe mais rien n’est encore gagné, les pots sont laissés à température de 23 à 25°C environ.

Le petit têtard se dessine peu à peu dans la gangue et l’on distingue les petits vaisseaux sanguins des branchies. Ensuite le têtard va percer son enveloppe, il faut laisser cette poche très nutritive qui sera rapidement mangée.
L'étape suivante consiste à isoler chaque têtard dans un pot individuel, ce qui évitera que certains ne soient tués. Les têtards commencent alors à se nourrir. Les jeunes têtards sont pourvus d’une sorte de cartilage (dents), qu’ils perdront en devenant grenouille, ce qui leur permet de manger des paillettes pour poissons, de la spiruline etc…Ils sont alors carnivores.
Il est important de bien les nourrir mais sans excès et de changer l’eau régulièrement avec la préparation ci-dessus. Toujours très peu d’eau dans le pot (un demi-centimètre suffit). Le têtard va ainsi grandir et devenir peu à peu grenouille en passant par plusieurs phases.
Une fois les quatre membres sortis il faut baisser un peu le niveau de l’eau, car la future grenouillette doit pouvoir sortir la tête de l’eau sans effort.
La queue va ensuite peu à peu disparaitre, le marquage et les couleurs de l’animal vont faire leur apparition. La petite grenouille aura bientôt son aspect définitif.
Les têtards sauvages se nourrissent de protozoaire de rotifère, puis d'insectes morts, et se métamorphosent après 39-89 jours.
Commentaires
Étymologie : Dendrobates, du grec dendro "arbre" et bateîn "marcher" (dendrobateîn, monter aux arbres) et du latin auratus "doré".
Sources
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