Amateur éclairée, précurseur en aquariologie, Jeanne Villepreux-Power
était une autodidacte passionnée. Ses travaux sur l’argonaute ont résolu une captivante controverse de la biologie marine du XIXe siècle.
Dans les années 1830, elle mène des expérimentations et des études sur les mœurs et la biologie de diverses espèces, dont l’argonaute.
Pour les besoins de ses recherches, elle met au point un système pour observer les animaux marins sur de longues périodes.
Si déjà l’usage de vases d’eau de mer renouvelée est courant pour l’étude des organismes marins vivants, c’est elle qui, la première, systématise l’usage d’aquariums dans lesquels elle s’efforce de maintenir les conditions de vie nécessaires aux argonautes. Elle les appelle "cages"....
Jeanne Villepreux-Power développe trois variantes : une en verre, est destinée à l’étude en cabinet, une deuxième, disposant d’une armature extérieure, tour à tour
immergée et émergée, afin de laisser les organismes dans leur milieu tout en ayant la possibilité de les extraire pour les observer, et enfin, une troisième, en bois et de grande dimension (4 m de long, 1,10 m de large, 2 m de haut), munie d’ancres pour être fixée au fond, à une profondeur laissant sa partie supérieure émergée.