Descripteur : Linnæus, 1753
Famille : Trapaceae

Synonymes
Trapa acicularis V.N.Vassil.Trapa alatyrica Sprygin
Trapa alatyrica Sprygin ex V.N.Vassil.
Trapa algeriensis V.N.Vassil.
Trapa amurensis Flerov
Trapa amurensis var. bispinosa Flerow
Trapa annosa Jankovic
Trapa annosa f. bicornis Jankovic
Trapa annosa f. erecticornis Jankovic
Trapa annosa f. pseudomuzzanensis Jankovic
Trapa antennifera H.Lév.
Trapa araborum V.N.Vassil.
Trapa arcuata S.H.Li & Y.L.Chang
Trapa assamica Wójcicki
Trapa astrachanica (Flerov) N.A.Winter
Trapa astrachanica var. caspica (V.N.Vassil.) Tzvelev
Trapa bicornis var. quadrispinosa (Roxb.) Z.T.Xiong
Trapa bispinosa var. iinumae Nakano
Trapa brevicarpa Jankovic
Trapa brevicarpa f. effigia Jankovic
Trapa brevicarpa f. miniata Jankovic
Trapa brevicarpa f. muzzanensoides Jankovic
Trapa brevicarpa f. perexcelsa Jankovic
Trapa brevicarpa f. quadrata Jankovic
Trapa brevicarpa subsp. calosa Jankovic
Trapa brevicarpa subsp. rubida Jankovic
Trapa brevicarpa var. delicata Jankovic
Trapa brevicarpa var. mirabila Jankovic
Trapa carinthiaca (Beck) V.N.Vassil.
Trapa caspica V.N.Vassil.
Trapa castanea Gilib.
Trapa caucasica Flerow
Trapa caucasica subsp. astrachanica Flerov
Trapa caucasica var. astrachanica Flerow
Trapa caucasica var. colchica (Albov) Flerow, 1925
Trapa colchica Albov
Trapa conocarpa (Aresch.) Flerov
Trapa conocarpa subsp. flerovii (Dobrocz.) Tacik
Trapa conocarpa subsp. laevigata (Nath.) Tacik
Trapa conocarpa var. pyramidalis (V.N.Vassil.) Tzvelev
Trapa conocarpa var. suecica (Nath.) Tzvelev
Trapa cruciata (Glück) V.N.Vassil.
Trapa danubialis Dobrocz.
Trapa europaea Jankovic
Trapa europaea var. clipeata Jankovic
Trapa europaea var. egregia Jankovic
Trapa europaea var. macrocarpa Jankovic
Trapa europaea var. vulgata Jankovic
Trapa fastigiata P.Vassil.
Trapa fastigiata V.N.Vassil.
Trapa flerovii Dobrocz.
Trapa gracilipes Sugim.
Trapa grozdovii V.N.Vassil.
Trapa grozdovii V.N.Vassil. ex V.N.Tikhom.
Trapa hankensis Pshenn.
Trapa hungarica Opiz
Trapa hungarica Opiz ex Nyman
Trapa hyrcana Woronow
Trapa jankovicii Tacik
Trapa kasachstanica V.N.Vassil.
Trapa kashmirensis Wójcicki
Trapa kazakorum P.Vassil.
Trapa kazakorum V.N.Vassil.
Trapa kozhevnikoviorum Pshenn.
Trapa krauselii V.N.Vassil.
Trapa laevis C.Presl
Trapa laevis C.Presl ex Nyman
Trapa litwinowii var. chihuensis S.F.Guan & Q.Lang
Trapa longicarpa Jankovic
Trapa longicarpa f. alticarpa Jankovic
Trapa longicarpa f. amplicornis Jankovic
Trapa longicarpa f. arcuata Jankovic
Trapa longicarpa f. bicornis Jankovic
Trapa longicarpa f. brevicola Jankovic
Trapa longicarpa f. columnifera Jankovic
Trapa longicarpa f. concamerata Jankovic
Trapa longicarpa f. coronatoides Jankovic
Trapa longicarpa f. depressa Jankovic
Trapa longicarpa f. elata Jankovic
Trapa longicarpa f. elongata Jankovic
Trapa longicarpa f. falcata Jankovic
Trapa longicarpa f. perangusticornis Jankovic
Trapa longicarpa f. producticarpa Jankovic
Trapa longicarpa f. pseudomuzzanensis Jankovic
Trapa longicarpa f. subcoronata Jankovic
Trapa longicarpa f. tesselata Jankovic
Trapa longicarpa f. turgida Jankovic
Trapa longicarpa subsp. perlongicornis Jankovic
Trapa longicarpa subsp. valida Jankovic
Trapa longicarpa var. contortula Jankovic
Trapa longicarpa var. loricata Jankovic
Trapa longicarpa var. mammeata Jankovic
Trapa longicarpa var. rubra Jankovic
Trapa longicarpa var. spatiosa Jankovic
Trapa longicornis V.N.Vassil.
Trapa macropoda Miki
Trapa macropoda var. bispinosa (Flerow) W.H.Wan
Trapa macrorhiza Dobrocz.
Trapa maeotica Woronow
Trapa maleevii V.N.Vassil.
Trapa manschurica Flerov
Trapa manshurica Flerow
Trapa manshurica var. bispinosa Flerow
Trapa manshurica var. rubra Pshenn. & Kozhevn.
Trapa manshurica var. tranzschelii (V.N.Vassil.) Kitag.
Trapa manshurica var. tranzschelii (V.N.Vassil.) Pshenn.
Trapa media (Glück) V.N.Vassil.
Trapa media var. pseudorossica (V.N.Vassil.) Tzvelev
Trapa metschorica P.Vassil.
Trapa metschorica V.N.Vassil.
Trapa muzzanensis (Jäggi) Szafer
Trapa muzzanensis Jäggli
Trapa natans f. quadrispinosa (Roxb.) Makino
Trapa natans subsp. carinthiaca Beck
Trapa natans subsp. cruciata Glück
Trapa natans subsp. media Glück
Trapa natans subsp. suecica Nath.
Trapa natans var. amurensis (Flerow) Kom.
Trapa natans var. bohemica Flerow
Trapa natans var. carinthiaca Beck
Trapa natans var. clipeata Jankovic
Trapa natans var. cruciata Glück
Trapa natans var. egregia Jankovic
Trapa natans var. macrocarpa Jankovic
Trapa natans var. natans
Trapa natans var. quadrispinosa (Roxb.) Makino
Trapa natans var. surajensis Flerow
Trapa natans var. suroshensis Flerow
Trapa natans var. verbanensis (De Not.) Flerow
Trapa natans var. vulgata Jankovic
Trapa nedoluzhkoi Pshenn.
Trapa numidica V.N.Vassil.
Trapa okensis P.Vassil.
Trapa okensis V.N.Vassil.
Trapa pectinata V.N.Vassil.
Trapa pseudocolchica V.N.Vassil.
Trapa pseudoincisa var. aspinosa Z.T.Xiong
Trapa pseudoincisa var. nanchangensis W.H.Wan
Trapa pseudorossica V.N.Vassil.
Trapa pyramidalis V.N.Vassil.
Trapa quadricornis Stokes
Trapa quadrispinosa Roxb.
Trapa quadrispinosa var. yongxiuensis W.H.Wan
Trapa rossica V.N.Vassil.
Trapa rossica var. pseudorossica (V.N.Vassil.) Tzvelev
Trapa saissanica (Flerov) V.N.Vassil.
Trapa sajanensis P.Vassil.
Trapa sajanensis V.N.Vassil.
Trapa septentrionalis V.N.Vassil.
Trapa sibirica Flerov
Trapa sibirica subsp. saissanica Flerov
Trapa sibirica var. altaica Flerow
Trapa sibirica var. saissanica Flerow
Trapa sibirica var. ussuriensis Flerow
Trapa spryginii V.N.Vassil.
Trapa tranzschelii V.N.Vassil.
Trapa turbinata P.Vassil.
Trapa turbinata V.N.Vassil.
Trapa ucrainica P.Vassil.
Trapa ucrainica V.N.Vassil.
Trapa uralensis P.Vassil.
Trapa uralensis V.N.Vassil.
Trapa verbanensis De Not.
Trapa wolgensis P.Vassil.
Trapa wolgensis V.N.Vassil.
Trapa ×raciborskii Jent.-Szaferowa
Trapa ×raciborskii Jent.-Szaferowa ex Tacik
Tribulus aquaticus Garsault

Trapa natans var. africana Brenan
Trapa natans var. bicornis (Osbeck) Makino
Trapa natans var. bispinosa Flerow, 1926
Trapa natans var. borysthenica (V.N.Vassil.) Tzvelev
Trapa natans var. europaea (Flerov) Tzvelev
Trapa natans var. hamata Tzvelev
Trapa natans var. japonica Nakano
Trapa natans var. komarovii (Skvortsov) C.J.Chen
Trapa natans var. pumila Nakano ex Verdc.
Trapa caucasica f. caucasica
Trapa caucasica f. microcarpa Flerow, 1925
Noms Communs
Châtaigne d'eau
Mâcre nageante

Water caltrop (en)
Water chestnut (en)
Genre : Trapa
Trapa natans (Linnæus, 1753)
Trapa natans   
Châtaigne d'eau
Origines géographiques
Aire d'origine :
Afrique, Asie, Europe
Pays :
Cosmopolite
 
Cette espèce est originaire de régions tempérées.
On la trouve en Europe, surtout centrale, en Asie boréale et occidentale et en Afrique boréale et tropicale.

Afrique : Afrique du Nord, Afrique tropicale du Soudan au Natal.
Asie : de la Turquie à la Chine et au Japon ainsi que dans le sous-continent indien et en Asie du sud-est, aux Philippines et en Malaisie.
Europe méridionale et centrale : de la France à l'Ukraine et de l'Espagne à la Bulgarie.
Amérique : T. natans a été introduite en Amérique du Nord vers 1874, et s'est échappée des cultures dans la partie orientale des États-Unis (Massachusetts), où elle est devenue une plante envahissante du Vermont à la Virginie.

On trouve T. natans dans les eaux stagnantes de presque toute la France sauf la région méditerranéenne.
Elle est considérée comme envahissante en Angola, Australie, Belgique, Iran, Japon et aux USA

Cependant, il est difficile d'interpréter avec certitude les informations sur la distribution de cette espèce en raison de la confusion taxonomique. Ainsi, selon (Stevanović 1999), la seule espèce Trapa présente en Serbie était T. annosa , mais T. natans est largement rapporté dans la littérature comme étant présent en Serbie - les différents énoncés se réfèrent presque certainement au même taxon mais seulement dans quelques cas est-il possible de déterminer quels taxons sont visés.

En référence à la distribution historique de T. natans et sa relation avec l'homme, il y a une large spéculation selon laquelle son aire de répartition a été fortement influencée par sa valeur en tant que culture. Arber (1920) déclare que T.natans a été utilisé depuis les temps les plus reculés pour la nourriture, la médecine et la magie, et est censé avoir été introduit en Suisse dès l'époque des habitations lacustres, tandis que Vankina (1970) va plus loin et dit que "Pendant les périodes atlantique et sous-boréale, l'aire de répartition de T. natans s'étendait aussi loin au nord que la Suède centrale et le sud de la Finlande. En Lettonie, il est apparu dans la période chaude de l'Atlantique et a été trouvé ici sur un total de treize sites, y compris dans les couches culturelles de six sites de peuplement. À Sārnate, il a été trouvé dans des couches denses de coquilles de noix jusqu'à 40 cm d'épaisseur autour des foyers, occupant des surfaces de plusieurs mètres carrés. Il a été suggéré que les gens de l'âge de pierre cultivaient délibérément la châtaigne d'eau près de leurs colonies. Il est prouvé qu'au 16ème siecle, des châtaignes d'eau torréfiées ou de la farine de châtaigne d'eau étaient vendues sur les marchés de Mantoue et de Ferrare. Au début du même siècle, dans le sud de la France, la châtaigne d'eau était consommée crue, bouillie ou torréfiée, et également utilisée sous forme de farine. On sait qu'à l'époque de la Première Guerre mondiale, la châtaigne d'eau était également vendue au marché de la ville lettone de Jēkabpils. Vers 900 av.J.-C., manifestement à la suite du refroidissement climatique, la châtaigne d'eau a commencé à s'éteindre. "
Environnement
Eau :
Douce
 
Trapa natans est une plante annuelle à feuilles flottantes, enracinée qui envahit assez facilement les habitats d'eau douce peu profonde dans les systèmes lentiques et dans les eaux stagnantes, jusqu'à cinq mètres de profondeur.
On la trouve principalement dans les basses terres non polluées riches en nutriments sans trop de calcium, dans les lacs, les étangs et les marais, ainsi que dans les canaux à faibles courants.
Elle peut former des tapis flottants denses, souvent avec trois couches de profondeur.

Elle est cultivées en Chine où on la trouve du niveau de la mer à 2700 m d'altitude.
Liste Rouge UICN : 
LC
 
 
En Europe, l'espèce est en déclin, cependant, les causes du déclin ne sont pas claires bien qu'elles soient généralement attribuées à la perte et à la dégradation des habitats. En Asie et en Afrique, il ne semble pas y avoir de menaces importantes pour l'espèce, bien que la perte et la dégradation des zones humides y deviendront probablement également importantes. Dans l'ensemble, il n'y a pas de menaces constantes pour l'espèce.

L'espèce est incluse dans certaines listes rouges régionales et nationales en Europe, mais aucune action de conservation mondiale n'est requise. Il s'agit d'une espèce dont la distribution extrêmement large, combinée à l'exploitation et à l'association historique avec les humains, ainsi qu'à la confusion taxonomique, pourrait masquer un déclin chronique. Il serait très utile de collecter des données sur les tendances de la population à partir de points de son aire de répartition pour s'assurer que la tendance européenne ne soit pas un indicateur d'un déclin à l'échelle mondiale.

Cependant, les graines sont abondantes, ce qui rend l'éradication difficile dans les milieu où elle se montre envahissante.
On veillera donc à ne pas rejeter, par mesure de précaution, de fragments ou de graines de la plantes dans le milieu naturel.
Description
Type :
Plante
Croissance :
Taille :
60 à 100 cm
 
Les tiges submergées de la mâcre nageante (Trapa Natans) peuvent atteindre de 3 à 6 m de long, longueur variant selon la profondeur du plan d'eau. Elles sont ancrées dans la vase par de très fines racines.
Les feuilles sont de deux types : les feuilles immergées, insérées le long des tiges, sont très finement divisées comme des plumes (ce sont en réalité par leur structure anatomique des racines), tandis que les feuilles nageantes sont entières, alternes et groupées en rosettes. Les feuilles flottantes, de forme ovoïde ou triangulaire, de 2 à 3 cm de long, ont les bords extérieurs du limbe dentés. Leurs pétioles de 5 à 9 cm sont renflés en leur milieu et se gonflent après la floraison, assurant ainsi une fonction de flotteur pour la rosette et les fruits relativement lourds.
Les fleurs, aériennes, apparaissent isolément à l'aisselle des feuilles au début de l'été et sont pollinisées par les insectes. Elles comptent quatre pétales blancs entiers.
Le fruit est une sorte de noix globuleuse, de forme générale tétraédrique, la graine, unique, assez grosse, est riche en amidon.

Description de Costes
Plante aquatique, nageante, annuelle, rampante à la base
- feuilles inférieures submergées, opposées, subsessiles, pennatiséquées, à lanières capillaires
- les supérieures flottantes, étalées en rosette, rhomboïdales, dentées, velues en dessous et sur le pétiole renflé en vessie au milieu à la floraison
- fleurs blanches, axillaires, solitaires, brièvement pédonculées
- calice à tube court, soudé à l'ovaire jusqu'au milieu, à 4 lobes persistants, devenant épineux
- 4 pétales, entiers, dépassant le calice
- 4 étamines
- style filiforme, à stigmate en tête
- fruit gros, subglobuleux, dur, brun, à 1 loge et à 1 graine, terminé par 4 épines robustes, étalées.

Description botanique
Tige 2,5-6 mm de diam. Pétiole (2-) 5-18 cm, gros, ± gonflé distalement, pubescent; limbe de la feuille brillant et vert foncé adaxialement, violet verdâtre abaxialement, souvent avec des taches colorées entre les nervures, deltoïde-rhombique à oblate-rhombique, 4-6 × 4-8 cm, abaxialement pubescent, adaxialement glabre, base largement cunéiforme, marge irrégulièrement dentée distalement . Pétales blancs, 7-10 mm. Fruit cornu à courtement rhombique, 1,8-3 × 2-4,5 × 1-2,8 cm, (0-) 2-4 cornes, crête un renflement proéminent à une fine côte, couronne tétragonale à arrondie, ou en forme de dôme, rarement sans couronne , 1-8 (-11) mm, bec conique ou touffe de poils; cornes horizontales, ascendantes ou recourbées, plates-triangulaires ou largement coniques, de 2-3,5 cm, apex halté ou cultivées sans ardillons. Fl. Mai-octobre, fr. Juil.-nov. 2 n = 44 *, 46 *, 48 *, 76 *, 90 *,? 96.

Cette plante ne doit pas être confondue avec Eleocharis dulcis de la famille des Cyperaceae, autre plante aquatique appelée "châtaigne d'eau" un genre de laîche également cultivée depuis l'antiquité en Chine, dont les cormes sont couramment employés dans la cuisine chinoise.
Dispo vente :
Rare
On trouve dans le commerce Trapa natans var. bispinosa, une variété à deux épines, qui pousse en Chine, au Japon, en Inde et en Asie du Sud-Est, Trapa natans var. natans, avec son nutis à quatre épines qui est largement distribué en Eurasie, en Afrique et dans le nord-est des États-Unis et Trapa bicornis ou Trapa maximowiczii qui sont également utilisées en bassin.
La plupart de ces taxons ne sont pas clairement identifiés et sont vendus sous le nom commun de Châtaigne d'eau.

Lors de l'achat, il faudra se renseigner sur son identification et sur sa provenance afin d'optimiser sa maintenance.
Maintenance
Paramètres de maintenance :
Température :
-5 à 30°C
pH :
6 à 7,5
GH :
1 à 10
Eclairage :
Brassage :
Substrat nutritif :
Recommandé
Dry Start :
Non
 
Trapa Natans est une plante flottante très utilisée en bassin de jardin qui peut aussi être utilisée en aquarium.
Mais la châtaigne d'eau est avant tout une plante ornementale pour les bassins extérieurs contenant de l'eau stagnante ou à très faible courant, peu minéralisée, riche en éléments nutritifs et très bien éclairée, la température optimale se situant entre 18 et 20 °C.

C'est une plante annuelle. L'été, des fleurs blanches apparaissent, suivies de fruits ressemblant à des châtaignes qui tombent au fond de l'eau. Au printemps suivant, elles germent, des tiges se forment. Dès que des feuilles apparaissent, les tiges se décomposent et laissent les plantes libres de flotter à la surface du bassin. Il suffit que le fond du bassin soit recouvert de vase et ne gèle pas pour que la plante se reproduise.

L'espèce est tolérante aux perturbations mais il a été démontré que les apports d'eaux usées créent des conditions favorables d'alcalinité accrue pour la plante, et qu'une augmentation de l'azote est corrélée à une augmentation de la biomasse des pétioles et des fruits.
En revanche, T. natans ne tolère pas la salinité et ses graines ne germent pas lorsque les concentrations de NaCl dépassent 0,1%.

Lorsque les conditions sont favorables, T. natans peut couvrir près de 100% de la surface de l'eau et ombrager jusqu'à 95% de la lumière du soleil. Ainsi, les effets de l'espèce sur la végétation indigène de son aire de répartition sont importants. La châtaigne d'eau est considérée comme une espèce envahissante et destructrice, et a été impliquée dans la perte de nombreuses autres espèces végétales et animales.

En extérieur.
Il suffit de déposer la plante à la surface d'un plan d'eau sans courant,. Elle a besoin d'un bassin de 20 à 80 cm de profondeur pour se développer.
La châtaigne d'eau apprécie les eaux riches en nutriments, mais non calcaires et plutôt légèrement acides, avec des températures estivales chaudes : elle se plaît bien en Europe du Sud dans des plans d'eau lentiques, sans courant.
La châtaigne d'eau ne passe pas l'hiver sous les latitudes européennes et il faut attendre le milieu du printemps pour implanter Trapa natans sur un plan d'eau.

La châtaigne d’eau étant gélive, il faut la préserver en intérieur pour lui faire passer l’hiver au chaud. Toutefois, ce n’est pas une opération facile et les succès en aquarium avec des plants habitués aux variations de la nature supportent peu souvent cette sauvegarde hivernale.
Le plus facile est de conserver quelques fruits dans une cuvette d’eau douce (pas de calcaire  !), à l’abri du gel (mais pas trop chaud pour éviter la germination), pour assurer sa descendance. Au milieu du printemps, vers la mi-mai par exemple, les graines sont réimplantées sous une faible couche d’eau et vont germer.
En étang ou en plan d’eau naturel, Trapa natans peut renaître seule : après la germination dans la vase, elle émet une tige radicante, et à l’apparition de la première feuille, les plantules remontent à la surface sans aucune intervention.

Si les châtaignes d'eau deviennent envahissantes sur le plan d'eau, il est utile d'éclaircir, mais la plante elle-même supporte de fortes densités.

Peu sensibles aux maladies, les châtaignes d’eau ne craignent que l’eau calcaire et basique, et les eaux saumâtres.

Note :
À la fin de l’été, la fin de l’automne ou le début de l’hiver, lorsque les fruits commencent à tomber naturellement, on peut récolter les fruits qui se situent sous le feuillage pour les consommer. Il faut retourner chaque plant pour atteindre les fruits. Chaque fruit ne contient qu’une seule graine.
Lorsque les fruits sont tombés ou récoltés, récupérez les plants (feuilles) de châtaignes d’eau pour les mettre directement dans un composteur, les feuilles vont de toute façon dépérir en hiver.

La châtaigne d’eau est consommée comme les châtaignes terrestres, bouillies ou grillées. Sa chair farineuse est légèrement salée avec une saveur délicate de châtaigne et de noix de coco mélangées.
Attention, les fruits de Trapa natans peuvent potentiellement transmettre la grande douve de l’intestin, aussi, on veillera à bien les préparer avant de les consommer.

En aquarium
Cette grande plante doit être réservée aux gros volumes où elle pourra s'épanouir.
Elle ne pose pas d'autre problème que sa taille si ont respecte les paramètres énoncés ci-dessus.
Plantation et multiplication :
Trapa natans
Reproduction sexuée

Les fleurs, aériennes, apparaissent isolément à l'aisselle des feuilles flottantes au début de l'été et sont pollinisées par les insectes. Elles comptent quatre pétales blancs entiers et quatre sépales verdâtre léger.
Les châtaignes d'eau portent des fruit ligneux, haut de 2 à 3 cm, large de 2 à 4 cm, brun noirâtre, à deux à quatre cornes parfois acérées.

Le fruit est une sorte de noix globuleuse, de forme générale tétraédrique, portant quatre grosses pointes de 5 à 10 mm, issues de la transformation des dents du calice. Chaque fruit contient une seule très grosse graine d'une forme étonnante ressemblant, un peu, à une tête de taureau (voir photo) et ne s'ouvre jamais. Ils mûrissent en environ un mois et peuvent conserver leur pouvoir de germination jusqu'à douze ans, mais la plupart du temps germe au cours des deux premières années lorsque l'enveloppe se délite. La reproduction de la plante se fait donc le plus souvent lorsque les fruits coulent et germent au fond de l'eau. Chaque plante peut produire de une à quinze rosettes et chaque rosette peut produire jusqu'à vingt graines.

En général, les lignées européennes fleurissent tôt, mais ont un rendement plus faible, les lignées asiatiques ont des densités de rosettes plus élevées et de petits fruits, tandis que les lignées chinoises et indiennes ont des rendements plus élevés en raison de leurs gros fruits. La graine, unique, assez grosse, est riche en amidon.

Reproduction végétative

La dissémination peut aussi se faire de manière végétative par des fragments de tiges ou de rosettes qui peuvent s'enraciner facilement. La dispersion est assurée par divers moyens, par le courant ou par des animaux, oiseaux par exemple.

Note : Les épines parfois acérées des fruits peuvent transpercer une semelle de chaussures. Il convient donc de ramasser les "châtaignes" présentes sur les rives des plans d'eau de jardin afin d'éviter les blessures, chez les enfants notamment, et les animaux domestiques.
Commentaires
Dans le calendrier républicain, la Mâcre était le nom attribué au 12ème jour du mois de brumaire

Les fruits comestibles, farineux, sucrés sont importants en Asie continentale, en Malaisie, en Inde et surtout en Chine. Plusieurs pays d'Asie du Sud-Est ainsi que des communautés chinoises d'Europe et d'Amérique du Nord importent le fruit directement de Chine. Il est largement cultivé dans toute la région. Les fruits sont utilisés dans la préparation de liniments pour traiter l'éléphantiasis, les fièvres pestilentes, les rhumatismes, les plaies, les coups de soleil et les douleurs cutanées. Il est également utilisé comme nourriture pour les porcs et autres animaux d'élevage en Asie du Sud-Est.
En Inde, le noyau de la plante est utilisé comme laxatif et constitue une bonne source de farine nutritive. Les grains non mûrs sont également utilisés comme légume ou consommés crus. La farine de l'amande séchée constitue une bonne source de revenus pour les habitants de l'Inde et du Népal.

La châtaigne d'eau est cultivée en Chine depuis au moins 3000 ans pour ses graines, qui sont consommées après avoir été bouillies ou grillées. On les vend notamment dans le sud du pays dans les rues et les marchés, prêtes à consommer.
Des études archéologiques ont trouvé des quantités importantes de châtaignes d'eau qui indiquent un emploi répandu dans l'alimentation depuis le Néolithique voire avant ; c'est en particulier le cas en Europe orientale. Du matériel archéologique du sud de l'Allemagne suggère que la population préhistorique de cette région faisait une consommation importante de châtaignes d'eau sauvages en complément de son alimentation courante. En cas de mauvaises récoltes, la châtaigne d'eau aurait même pu constituer la base de l'alimentation.
En Europe, et en France plus particulièrement, cette plante faisait encore partie des plantes potagères au xixe siècle. L'on mangeait les fruits « crus, ou cuits dans l'eau ou sous la cendre », car la pulpe blanche était réputée « assez agréable au goût. ».

Cette plante peut transmettre la grande douve de l'intestin (Fasciolopsis buski) si elle est consommée crue.

Étymologie : Son nom serait l’abréviation de Calcitrapa "chausse-trappe" (piège muni de pointes) en raison de la forme de ses graines, et natans, "nageante"
Sources
GBIF, IUCN, USDA
Tela Botanica, Flora of China, Flora helvetica
Base de données des plantes africaines (Conservatoire et Jardin botaniques de la Villle de Genève) et South African National Biodiversity Institute, Pretoria.
- Jean-Mary Couderc "La châtaigne d'eau (Trapa natans L.)" in Mémoires de l’Académie des Sciences, Arts et Belles-Lettres de Touraine, tome 23 (2010)
- Chatin Ad. "Note sur la présence de matière verte dans l'épiderme des feuilles de l'Hippuris vulgaris, du Peplis portula, des Jussiaea longifolia et J. lutea, de Isnardia palustris et du Trapa natans". in Bulletin de la Société Botanique de France, 1, Tome 2
- Clos Dominique "Interprétation des parties germinatives du Trapa natans, de quelques Guttifères et des Nelumbium" . in Bulletin de la Société Botanique de France, 2, Tome 38 (1891)
- Couillault J. "Organisation de l'appareil reproducteur de Trapa natans L.." in Bulletin de la Société Botanique de France, 4, Tome 119 (1972)
- Stéphane Herbette "La Macre nageante (Trapa natans L. ; 1753) : Une plante rare qui peut se révéler envahissante". in Bulletin annuel de l’association botanique du Puy-en-Velay
- Karg, S. "The water chestnut (Trapa natans L.) as a food resource during the 4th to 1st millennia BC at Lake Federsee, Bad Buchau (southern Germany)". in Environmental Archaeology 11 (2006)
- Simon Hallstan "Global warming opens the door for invasive macrophytes in Swedish lakes and streams" in Master´s thesis of Department of Environmental Assessment Swedish University of Agricultural Sciences, Uppsala (2005)
- Arber, A. "Les plantes aquatiques: une étude des angiospermes aquatiques". in Presse d'université d'Oxford, Oxford. (1920)
- Brenan JPM. "Flore de l'Afrique orientale tropicale: Trapacées ". Crown Agents, Londres. (1953)
- Chen, JR, Ding, BY et Funston, M. (éd.). "Flore de Chine" . Science Press, Pékin. (2007)
- Crow, GE et Hellquist, CB "Plantes aquatiques et des zones humides du nord-est de l'Amérique du Nord". Université du Wisconsin Press, Madison. (2000)
- Cuong, VV, Vidal, JE, Larsen, K. et Hansen, B. "Flore du Cambodge, Laos et du Vietnam ". Musée National D'Historie Naturelle, Paris. (1973)
- Stevanović, V. (éd.). "Le livre rouge de données sur la flore de Serbie I: taxons éteints et en danger critique d'extinction ". in Institut pour la protection de la nature de la République de Serbie, Belgrade. (1999)
- Tzvelev, NN (éd.). "Flore de la Russie: la partie européenne et les régions limitrophes. Vol. IX, Magnoliophyta (Angiospermae) Magnoliopsida (Dicotylédones) ". Taylor et Francis, Londres. (2006)
- Vankina, L. 1970. Torfyanikovaya stoyanka Sarnate . Zinatne, Riga.
- Wren, RC. "Encyclopédie des médicaments et préparations botaniques ". Publications Cosmo, New Delhi. (2005)