Le volume est donné à titre indicatif, en fonction d’un nombre d’individus minimum, conditionné par le mode de vie de l'espèce, et à l’exclusion d’autres espèces.
En clair, si on convoite deux espèces nécessitant cent litres chacune, cela fait un volume deux cents litres à partager , en particulier si elles occupent les mêmes espaces de nage !
Cette espèce est largement répandue dans les zones côtières et les larves sont amphidromes.
Du fait de son comportement potamodrome Qui migre exclusivement dans les cours d'eau douce.il n'est pas adapté à l'aquarium communautaire sauf biotope et comportement identiques.
Attention ! : On considère souvent qu'un poisson potamodrome Qui migre exclusivement dans les cours d'eau douce.est facile à maintenir car supportant une large palette de paramètres de l'eau. En fait, ce n’est pas tout à fait vrai, un potamodrome Qui migre exclusivement dans les cours d'eau douce.a un besoin vital de ces changements naturels saisonniers. Il est donc impératif de les lui fournir. (N.D.A.)
Les adultes privilégient les cours d'eau à faible pente, à couvert riverain dense, avec une végétation submergée et un substrat de vase, de sable ou de gravier.
Ils vivent en eau courante ou stagnante, parmi la végétation aquatique ou les branches d'arbres submergés. L'eau peut y être fraiche, douce et acide.
Les juvéniles eux, se regroupent près de la surface et sur les berges des cours d'eau, là où la végétation est submergée. Ils fréquentent les eaux vives ou les estuaires saumâtres et ils tolèrent des niveaux de salinité équivalents à ceux de l'eau de mer, des températures allant jusqu'à 35°C et une eau basique.
L'espèce migre des eaux des estuaires inférieurs vers l’intérieur des terres à la fin de la saison des pluies.
Il convient également de noter que ce poisson a une très grande aire de répartition, le menant jusque dans les régions tempérées d'Australie. Il devrait donc bien se porter dans un aquarium non chauffé… en effet, certaines sources indiquent qu'il tolère des températures descendant jusqu'à 10°C.
Pour obtenir ce biotope exceptionnel, il faudra presque impérativement deux aquariums, voire trois, car un seul induirait de tel changements qu'il serait difficile d'y conserver la végétation dense appréciée par l'espèce.
Pour la phase fluviale, un aquarium garni d'un substrat sableux, de galets, de bois flottés sera idéal.
On privilégiera une eau neutre ou légèrement basique et moyennement dure.
La végétation devra y être abondante, reproduisant au mieux une rive végétalisée. Une bonne surface de nage au courant possiblement variable sera cependant indispensable pour recréer les milieux de transition. La saison des pluies entraine les adultes vers les estuaires où ils se reproduisent.
Un deuxième bac d'eau dure voire saumâtre sera devra néanmoins succéder aux variations saisonnières de flux du précédent. C'est la phase estuarienne.
La maintenance et surtout l'élevage de l'espèce en aquarium demande impérativement une eau basique et dure. Une eau saumâtre convient donc bien à l'élevage, avec une densité faible de l'ordre de 1005 à 1010 à 23 °C, mais le poisson peut supporter des salinités bien plus élevées, typiques de l'eau de mer. L'espèce est extrêmophile. Un organisme est dit extrémophile, ou extrêmophile, lorsque ses conditions de vie normales sont mortelles pour la plupart des autres organismes.
La végétation sera ici forcément plus rare du fait de la salinité de l'eau. Le courant y sera plus fort mais conservera des zones calmes, sous le couvert de branchages dense par exemple.
Un troisième bac sera nécessaire à l'élevage des larves qui ne se développeront qu'en eau saumâtre riche en plancton, comme il est indiqué au chapitre reproduction.
Note : En dehors de la période de frai où le poisson peut se montrer territorial et agressif, l'espèce a tendance à vivre en communauté. Elle est grégaire et peut former localement de grands bancs qui précède la migration des estuaires inférieurs vers l’intérieur des terres à la fin de la saison des pluies.
Attention ! : Hypseleotris compressa a tendance à sauter pour se nourrir, ou excité par l'appel de la migration. Il réagit alors aux temps orageux qui caractérisent la saison des pluies induisant la migration.
On exclura donc un aquarium (phase fluviale) sans couvercle.
Les prédateurs, ont besoin de chasser pour leur bien-être. Il est impératif de leur fournir régulièrement des proies vivantes afin d'attiser leur instinct.
Ne les nourrir qu'avec des paillettes sèches ou même des proies surgelées, conduit à une "clochardisation" délétère, et diminue leur espérance de vie.
Disponibilité commerciale : Rare
Hypseleotris compressa ne fait face à aucune menace majeure.
Potamodrome, Qui migre exclusivement dans les cours d'eau douce. il peut cependant être affecté par les barrières artificielles à ses déplacements.
L'espèce est donc couramment présente dans le commerce aquariophile (Hansler 2018).