Goujon empereur
Le Goujon impérial est un poisson communautaire paisible (Hansler 2018)... mais potamodrome (Riede, K., 2004).
Les larves descendent la rivière afin d'atteindre un estuaire, voire la mer (amphidrome), où ils effectuent leur développement. Arrivé à maturité, les jeunes poissons retournent vivre en eau douce.
De ce fait, la prétendue adaptation à l'aquarium communautaire ne tient aucunement compte des exigences vitales de l'espèce. (NDA)
Il s'agit assurément d'un poisson compliqué à maintenir dans de bonnes conditions, qui doit être réservé aux aquariophiles confirmé-e-s.


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Hypseleotris compressa
Taxinomie
Descripteur : Krefft, 1864
Classe: Actinopterygii
Ordre: Perciformes
Famille:  Eleotridae
Genre:  Hypseleotris
Synonymes
Eleotris compressus Krefft, 1864
Eleotris brevirostris Steindachner, 1867
Eleotris modesta Castelnau, 1873
Eleotris compressus Macleay, 1878
Eleotris simplex Castelnau, 1878
Eleotris reticulatus Klunzinger, 1879
Eleotris elevata Macleay, 1881
Eleotris caifrons De Vis, 1884
Eleotris humilis De Vis, 1884
Eleotris devisi Ogilby, 1897
Carassiops longi Ogilby, 1897
Noms Communs
Goujon empereur
Goujon impérial
Empire Gudgeon (en)
Membres du genre Hypseleotris
Hypseleotris compressa (Krefft, 1864)
Hypseleotris cyprinoides (Valenciennes, 1837)
Origine géographique
Aire d'origine : Asie, Océanie
Australie, Indonésie, Papouasie-Nouvelle-Guinée
Hypseleotris compressa est largement répandu. On le trouve dans les bassins versants côtiers du nord et de l’est de l’Australie, ainsi que dans le centre-sud de la Papouasie-Nouvelle-Guinée (Pusey et al., 2004).
Australie (Australie-Occidentale, Queensland, Territoire du Nord, Nouvelle-Galles du Sud, Victoria)
Elle est présente depuis la rivière Chapman en Australie-Occidentale, jusqu’à la rivière Towamba dans le sud de la Nouvelle-Galles du Sud, en passant par toute la région de Pilbara (Morgan et Gill, 2004), ainsi que sur les îles Fraser, Moreton, Bribie et Stradbroke (Pusey et al., 2004).
Elle est également présente dans le bassin versant de la rivière Genoa, dans l’État de Victoria (Ministère du Développement durable et de l’Environnement, 2005).
Des spécimens ont également été répertoriés dans le détroit de Torrès, à Muralug et sur l'île Horn (fishesofaustralia.net.)
En Indonésie (Papouasie) et en Papouasie-Nouvelle-Guinée (Papouasie-Nouvelle-Guinée (archipel principal)

La localité type est "La rivière Clarence et les ruisseaux près de Port Denison, en Australie".
Environnement
Paramètres
Milieu
Douce, Saumâtre, Mer
Température
10 à 35 °C
pH
5 à 9
Cette espèce se rencontre dans les zones de plaine des bassins fluviaux, notamment les estuaires, les cours d'eau des forêts pluviales, les grands fleuves, les zones humides des plaines inondables, les cours d'eau côtiers, les marais et les systèmes lacustres dunaires (Pusey et al., 2004).
Les adultes privilégient les cours d'eau à faible pente, à couvert riverain dense, avec une végétation submergée et un substrat de vase, de sable ou de gravier (Pusey et al ., 2004).
Ils vivent dans le cours inférieur des rivières (et plus en amont), en eau courante ou stagnante (Allen, G.R., S.H. Midgley and M. Allen, 2002.), parmi la végétation aquatique ou les branches d'arbres submergés.

Les juvéniles se regroupent près de la surface et sur les berges des cours d'eau, là où la végétation est submergée.
Ils fréquentent souvent les eaux vives ou les estuaires saumâtres. Ils tolèrent des niveaux de salinité équivalents à ceux de l'eau de mer, des températures allant jusqu'à 35 °C et un pH compris entre 5,0 et 9,1 (Allen, G.R., S.H. Midgley and M. Allen, 2002).

Les juvéniles peuvent former des bancs dans les zones estuariennes avant de remonter le courant ; toutefois, des recherches supplémentaires sont nécessaires pour mieux comprendre leurs déplacements (Pusey et al., 2004).
L'espèce est classée comme de "préoccupation mineure" car elle est répandue, courante et ne fait l'objet d'aucune menace majeure.

Au Victoria, dans la partie la plus méridionale de son aire de répartition, cette espèce est classée comme menacée en vertu de la loi de 1988 sur la garantie de la flore et de la faune (ministère du Développement durable et de l'Environnement, 2005). On la trouve dans plusieurs parcs nationaux, notamment le parc national de Bribie au Queensland et le parc national de Kakadu dans le Territoire du Nord. Cette espèce fait l'objet d'un plan d'action au Victoria (ministère du Développement durable et de l'Environnement, 2005) visant à intégrer la conservation dans la planification locale et régionale, à identifier et à atténuer l'impact des obstacles à ses déplacements, à améliorer la qualité de l'eau dans et autour de l'estuaire de Mallacoota (principal estuaire fréquenté par cette espèce au Victoria), à protéger et à restaurer la végétation riveraine et l'habitat aquatique, ainsi qu'à sensibiliser la population et à approfondir les connaissances à son sujet.
Description
Taille
: 10 à 12 cm SL  
: 9 à 11 cm SL
Respiration
Branchiale
Longévité
8 à 10 ans
Régime
Carnivore
La coloration varie considérablement au sein de son espèce, et les individus peuvent rapidement foncer ou s'éclaircir, s'il sont effrayés ou, au contraire, excités.

La tête est généralement d'une teinte allant du jaune-ocre au brun-doré, elle peut cependant être d'un brun plus foncé.
L'abdomen adopte souvent une teinte rouge-blanchâtre.
Des barres verticales plus foncées peuvent être observées sur les écailles dorsales.

Hors de la saison de reproduction, le mâle se distingue par les bandes de différentes couleurs qu'il arbore sur les nageoires anale et dorsale. La nageoire caudale est sombre, alors que les nageoires pectorales et pelviennes ne sont pas colorées.

Lors de la saison du frai, les couleurs du mâle s'intensifient de façon significative : la teinte générale tourne au rouge-orangé et semble parfois brillante.
Les mâles arborent alors une coloration rouge vif sur la tête, le ventre et les nageoires, bordée de foncé et rehaussée de reflets bleu clair.

Les jeunes, mâles et femelles, mais aussi les alevins sont beiges et ont une marque sombre distincte près de l'arrière de la deuxième nageoire dorsale. Ils gagnent en couleur en grandissant.

Longueur maximum enregistrée 12.0 cm SL. (Allen, G.R., S.H. Midgley and M. Allen, 2002)
La taille commune semble cependant être plus proche de 5.0 cm SL. (Allen, G.R., 1991)
 
Régime Alimentaire
Carnivores mais opportunistes, ces poissons se nourrissent de micro-crustacés, de larves de moustiques, mais aussi d'algues.

Dans l'aquarium, il convient de leur proposer de petits aliments vivants tels que des chironomes (vers de vase) ou des larves de moustiques, des artémias, des daphnies, des mysis, etc., bien que les aliments secs ou congelés soient généralement acceptés.

Attention ! : Les alevins et les jeunes crevettes, peuvent faire les frais de sa voracité.

Un prédateur a tendance à trop manger si la nourriture est facile à saisir, il faut le nourrir seulement trois fois par semaine afin d'éviter des dommages de croissance, sauf à ne lui fournir que du vivant.
Un prédateur doit impérativement chasser pour son bien-être. Manger à sa faim ne suffit pas, il faut qu'il participe activement à la recherche et à la prise des proies afin d'attiser son instinct. Manger une nourriture morte n'aboutit qu'à une "clochardisation" préjudiciable à sa santé aussi bien mental que physique.
Un ou plusieurs jours de jeûne sont nécessaires à une croissance harmonieuse.
Dimorphisme
Le mâle, beaucoup plus coloré que la femelle lors du frai, a une tête plus massive et des nageoires plus développées.
Les mâles développent une bosse nucale au-dessus de la tête avec l'âge.

Hors de la saison de reproduction, le mâle se distingue par les bandes de différentes couleurs qu'il arbore sur les nageoires anale et dorsale. La nageoire caudale est sombre, alors que les nageoires pectorales et pelviennes ne sont pas colorées.
Lors de la saison de reproduction, les couleurs du mâle s'intensifient grandement. La teinte générale tourne au rouge-orangé et semble parfois brillante.
Dangerosité
 
 
 Aucun
Maintenance
Population
3 minimum (6 recommandé)
Zone
Centrale
Ratio M/F
1 / 2
Paramètres
Température
        10      15              30      35
pH
         5      7            8,5      9
GH
         1       10              20       30
Brassage
Aquarium
Volume
200 l minimum (300 l recommandé)
Longueur
120 cm minimum (150 cm recommandé)
Cette espèce est largement répandue dans les zones côtières et les larves sont amphidromes.
Du fait de son comportement potamodrome Qui migre exclusivement dans les cours d'eau douce.il n'est pas adapté à l'aquarium communautaire sauf biotope et comportement identiques.

Attention ! : On considère souvent qu'un poisson potamodrome Qui migre exclusivement dans les cours d'eau douce.est facile à maintenir car supportant une large palette de paramètres de l'eau. En fait, ce n’est pas tout à fait vrai, un potamodrome Qui migre exclusivement dans les cours d'eau douce.a un besoin vital de ces changements naturels saisonniers. Il est donc impératif de les lui fournir. (N.D.A.)

Les adultes privilégient les cours d'eau à faible pente, à couvert riverain dense, avec une végétation submergée et un substrat de vase, de sable ou de gravier.
Ils vivent en eau courante ou stagnante, parmi la végétation aquatique ou les branches d'arbres submergés. L'eau peut y être fraiche, douce et acide.
Les juvéniles eux, se regroupent près de la surface et sur les berges des cours d'eau, là où la végétation est submergée. Ils fréquentent les eaux vives ou les estuaires saumâtres et ils tolèrent des niveaux de salinité équivalents à ceux de l'eau de mer, des températures allant jusqu'à 35°C et une eau basique.

L'espèce migre des eaux des estuaires inférieurs vers l’intérieur des terres à la fin de la saison des pluies.
Il convient également de noter que ce poisson a une très grande aire de répartition, le menant jusque dans les régions tempérées d'Australie. Il devrait donc bien se porter dans un aquarium non chauffé… en effet, certaines sources indiquent qu'il tolère des températures descendant jusqu'à 10°C.

Pour obtenir ce biotope exceptionnel, il faudra presque impérativement deux aquariums, voire trois, car un seul induirait de tel changements qu'il serait difficile d'y conserver la végétation dense appréciée par l'espèce.

Pour la phase fluviale, un aquarium garni d'un substrat sableux, de galets, de bois flottés sera idéal.
On privilégiera une eau neutre ou légèrement basique et moyennement dure.
La végétation devra y être abondante, reproduisant au mieux une rive végétalisée. Une bonne surface de nage au courant possiblement variable sera cependant indispensable pour recréer les milieux de transition. La saison des pluies entraine les adultes vers les estuaires où ils se reproduisent.

Un deuxième bac d'eau dure voire saumâtre sera devra néanmoins succéder aux variations saisonnières de flux du précédent. C'est la phase estuarienne.
La maintenance et surtout l'élevage de l'espèce en aquarium demande impérativement une eau basique et dure. Une eau saumâtre convient donc bien à l'élevage, avec une densité faible de l'ordre de 1005 à 1010 à 23 °C, mais le poisson peut supporter des salinités bien plus élevées, typiques de l'eau de mer. L'espèce est extrêmophile. Un organisme est dit extrémophile, ou extrêmophile, lorsque ses conditions de vie normales sont mortelles pour la plupart des autres organismes.
La végétation sera ici forcément plus rare du fait de la salinité de l'eau. Le courant y sera plus fort mais conservera des zones calmes, sous le couvert de branchages dense par exemple.

Un troisième bac sera nécessaire à l'élevage des larves qui ne se développeront qu'en eau saumâtre riche en plancton, comme il est indiqué au chapitre reproduction.

Note : En dehors de la période de frai où le poisson peut se montrer territorial et agressif, l'espèce a tendance à vivre en communauté. Elle est grégaire et peut former localement de grands bancs qui précède la migration des estuaires inférieurs vers l’intérieur des terres à la fin de la saison des pluies.

Attention ! : Hypseleotris compressa a tendance à sauter pour se nourrir, ou excité par l'appel de la migration. Il réagit alors aux temps orageux qui caractérisent la saison des pluies induisant la migration.
On exclura donc un aquarium (phase fluviale) sans couvercle.

Les prédateurs, ont besoin de chasser pour leur bien-être. Il est impératif de leur fournir régulièrement des proies vivantes afin d'attiser leur instinct.
Ne les nourrir qu'avec des paillettes sèches ou même des proies surgelées, conduit à une "clochardisation" délétère, et diminue leur espérance de vie.

Disponibilité commerciale : Rare

Hypseleotris compressa ne fait face à aucune menace majeure.
Potamodrome, Qui migre exclusivement dans les cours d'eau douce. il peut cependant être affecté par les barrières artificielles à ses déplacements.
L'espèce est donc couramment présente dans le commerce aquariophile (Hansler 2018).
Reproduction
Type
Ovipare
Difficulté
Difficile
Paramètres
Température
20 à 30 °C
pH
7 à 8
GH
15 à 30 °GH
La reproduction est rarement observée en aquarium, puisque sa stratégie de reproduction amphidrome est complexe.

Dans la nature, les adultes vivent et se reproduisent dans les cours d'eau douce, mais les larves post-éclosion, initialement pélagiques, sont emportées en aval vers la mer où les alevins post-larvaires passent la première partie de leur vie à se développer en milieu marin (Allen, G. R., H. Midgley and M. Allen, 2002).

Une fois adultes, les poissons fraient facilement en aquarium, les mâles arborant des couleurs plus vives et tentant d'attirer les femelles pour se reproduire avec eux tout en défendant leur territoire contre les autres mâles.

Lorsque le mâle Hypseleotris compressa a des intentions de reproduction, un patron de coloration rouge intense se développe sur les principales parties du corps. Ce patron rouge, que ce soit pour les femelles ou les mâles, est un indicateur de volonté reproductrice.

Note : Le frai s'effectue généralement en eau douce et pendant la saison chaude. La saison propice s'étend du printemps à l'automne en Australie.

Si les assez jeunes poissons vivent en communautés lâches, un couple reproducteur qui se crée à l'intérieur de se groupe devient très territorial.

Le mâle établit un territoire au fond de l'eau et incite la femelle à déposer jusqu'à trois mille œufs sur des rochers, des troncs ou des plantes.
Après la ponte, la femelle est chassée et le mâle assume seul la responsabilité des soins au couvain.
Il garde le nid pendant toute la durée de l'incubation, qui est de dix à quatorze heures (Allen, G.R., 1989).

Les œufs adhèrent aux rochers, au sable ou aux plantes aquatiques et sont gardés et ventilés par le mâle jusqu'à l'éclosion (Allen, G.R., S.H. Midgley and M. Allen, 2002.).
Ce sont les plus petits œufs de vertébrés, mesurant au maximum 0,32 mm de long. Les larves à l'éclosion mesurent environ un millimètre de long.

Dans le cycle de vie naturel, les alevins sont alors transportés vers la mer, où ils se nourrissent le long des côtes et dans les estuaires.
Les larves ne possèdent alors ni tube digestif ni nageoires rayonnées et sont même incapables d'accepter des aliments de type infusoire.

La taille des larves du naissain , un millimètres seulement impose une nourriture micrométrique. Les larves migrent donc obligatoirement vers l'eau saumâtre pour s'alimenter car les eaux douces n'offrent pas de nourriture assez petite. Seul le milieu marin permet aux alevins de trouver des proies de toutes petites dimensions. Au départ, les alevins doivent être élevés avec du plancton marin, incluant des micro-algues comme Nannochloropsis oculata.

La mise en place de telles conditions, combinée à la taille minuscule des larves après l'éclosion, pose donc de sérieux problèmes à l'aquariophile.

Il semblerait qu’il se reproduise toute l’année dans les zones où les températures sont chaudes et la nourriture abondante.
En aquarium, les femelles pondent souvent plusieurs fois par saison, à raison d'une ponte tous les deux à sept jour, pendant plusieurs semaines (jusqu'à vingt fois par saison de reproduction), avec une fécondité de 2184 à 3150 œufs par ponte (Pusey et al., 2004).
Une femelle peut se reproduire avec plusieurs mâles.

Retour d'expérience :
Un vendeur australien a signalé avoir réussi à élever des alevins de ce poisson dans un étang extérieur d'eau saumâtre.

"Sa reproduction en captivité est très difficile. La ponte a lieu facilement en aquarium, mais les œufs, extrêmement petits, nécessitent une alimentation initiale très légère. Aquagreen n'a pas réussi à l'élever en aquarium jusqu'à présent. Cependant, récemment, lors d'un essai d'élevage de petites crevettes atyiidées en bassin, avec du plancton naturel provenant des estuaires du Territoire du Nord, quelques couples de poissons adultes ont été introduits dans le bassin avec les crevettes, et des alevins sont apparus. La salinité initiale était d'environ 17 ppt, puis est descendue à 10 ppt après les premières pluies saisonnières. Les alevins, mesurant environ 15 mm, ont été transférés en eau douce. Ils ont été nourris d'une purée composée de 30 % de pois hachés, 10 % de maïs et de carottes, 30 % de crevettes congelées et 30 % de filets de poisson. Elle contient également environ 100 grammes d'ascorbate de calcium par kilogramme, un complément vitaminique." (Source Aquagreen)
Commentaires
Etymologie : Hypseleotris, du grec ὑψηλός (hypselos) "haut" ou "fier, orgueilleux" (pour les couleurs m'as-tu-vu du mâle ?) et le nom générique, eleotris... et compressa du latin "serré, compressé", sans doute pour son aspect trapu plus qu'efflanqué (?).
Références
GBIF, IUCN,
Fishbase, Seriously fish
fishesofaustralia.net.
Aquagreen (http://www.aquagreen.com.au/plant_data/Hypseleotris_compressa.html)
- Allen, G.R., 1989. Freshwater fishes of Australia. T.F.H. Publications, Inc., Neptune City, New Jersey.
- Allen, G.R., 1991. Field guide to the freshwater fishes of New Guinea. Publication, no. 9. 268 p. Christensen Research Institute, Madang, Papua New Guinea.
DOI / ISBN
- Allen, G.R., S.H. Midgley and M. Allen, 2002. Field guide to the freshwater fishes of Australia. Western Australian Museum, Perth, Western Australia.
- Eschmeyer, W.N. (ed). 2014. Catalog of Fishes. Updated 6 October 2014
- Hammer, M., Morgan, D.L. et Brooks, S. "Hypseleotris compressa". Liste rouge des espèces menacées de l’UICN 2019
- Department of Sustainability and Environment. 2005. Freshwater Herring Potamalosa richmondia and Empire Gudgeon Hypseleotris compressa action statement. Flora and Fauna Guarantee Action Statements. Department of Sustainability and Environment, East Melbourne, Victoria.
- Hansler, P. 2018. Native Little Aussies: Empire Gudgeon Hypseleotris Compressa. Feature magazine.
- Morgan, D. L. and Gill, H. S. 2004. Fish fauna in inland waters of the Pilbara (Indian Ocean) Drainage Division of Western Australia — evidence for three subprovinces. Zootaxa 636: 1-43.
- Pusey, B. J., Burrows, D. W., Kennard, M. J., Perna, C. N., Unmack, P. J., Allsop, Q. and Hammer, M. P. 2017. Freshwater fishes of northern Australia. Zootaxa 4253(1): 1-104.
- Pusey, B., Kennard, M. and Arthington, A. 2004. Freshwater fishes of northern Australia. CSIRO Publishing, Melbourne, Australia.
- Riede, K., 2004. Global register of migratory species - from global to regional scales. Final Report of the R&D-Projekt 808 05 081. Federal Agency for Nature Conservation, Bonn, Germany.
- Wager, R. and Jackson, P. 1993. The Action plan for Freshwater Fishes. In: Australian nature conservation Agency Endangered Species program (ed.). Australian Nature Conservation Agency, Canberra, ACT.

Video : https://www.youtube.com/watch?v=-SN8xlz2o2A

Pour citer cette fiche :"Hypseleotris compressa Krefft, 1864" B-Aqua / TE, GP (2018-26)