Cichlidé nain à œil d'or
Un biotope amazonien forestier sera parfaitement adapté au mode de vie du Cichlidé nain à œil d'or. L'eau devra y être noire, acide et très douce. Des variations saisonnières seront grandement appréciées.

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Nannacara anomala
Taxinomie
Descripteur : Regan, 1905
Classe: Actinopterygii
Ordre: Perciformes
Famille:  Cichlidae
Genre:  Nannacara
Synonymes
Aucun
Noms Communs
Cichlidé nain à œil d'or
Ti-prapra (créole)
Goldeneye Cichlid (en)
Agudédé (?)
Andia (?)
Membres du genre Nannacara
Nannacara adoketa (Kullander & Prada-Pedreros, 1993)
Nannacara anomala (Regan, 1905)
Nannacara aureocephalus (Allgayer, 1983)
Nannacara taenia (Regan, 1912)
Origine géographique
Aire d'origine : Amérique du sud
Guyana, Guyane française, Surinam
L'aire de répartition naturelle de cette espèce s'étend du Rio Aruka, au Guyana, au bas Rio Marowijne, au Suriname.

Nannacara anomala est présente dans le Bouclier guyanais, au Guyana, au Suriname et en Guyane française (Regan 1905, Keith et al. 2000, Vari et al. 2009, Araujo 2010, Mol et al. 2012, Lemopoulos et Covain 2019).
La localité type est le cours supérieur du fleuve Mazaruni, près de Kamarang, au Guyana (Regan 1905, Fricke et al . 2020).
D’après une étude bibliographique et empirique, Nannacara anomala, présente dans le Bouclier guyanais, est une espèce qui se rencontre dans les bassins versants des rivières Essequibo, Corantijn, Nickerie, Coppename, Saramacca, Suriname, Commewijne, Marowijn/Maroni, Mana, Iracoubo et Sinnamary, au Guyana, au Suriname et en Guyane française (Regan 1905, Lowe-McConnell 1969, Keith et al. 2000, Vari et al . 2009, Araujo 2010, Mol et al. 2012, Lemopoulos et Covain 2019, Taphorn et al. 2022).
Les mentions concernant d’autres bassins et systèmes hydrographiques, dans d’autres pays (par exemple la Colombie et le Brésil), font état d’identifications erronées et de confusions possibles avec d’autres espèces, ce qui justifie une révision taxonomique approfondie.
Environnement
Paramètres
Milieu
Douce
Température
24 à 28 °C
pH
3,9 à 6,3
GH
0 à 1 °GH
Conductivité
20 à 110 µS/cm
On trouve généralement le Nannacara anomala dans des zones de prairies marécageuses dans les zones côtières.

Cette espèce fréquente les eaux noires ou claires (Sioli 1975), les rivières et les plaines inondables du Bouclier guyanais (Machado Allison et al. 2000, Lasso et al . 2009). On la rencontre fréquemment dans les savanes inondées de la zone côtière (Boujard et al. 1997).

Ces plans d’eau (eaux noires) ont un pH compris entre 3,9 et 6,3, une dureté totale inférieure à 1°dH et une conductivité électrique de 20 à 110 µS/centimètres.
Dans ces endroits, la température de l’eau de ces eaux varie de 24°C à 28°C.
Bien que les estimations précises de la taille actuelle des populations de Nannacara anomala soient inconnues, la quantification spatiale et temporelle des données recensées dans la revue bibliographique et des spécimens collectés suggère que sa population est stable dans la majeure partie de son aire de répartition.
De plus, elle est largement répandue dans de nombreux bassins hydrographiques du Guyana, du Suriname et de la Guyane française. Bien que son habitat puisse être affecté par diverses menaces, celles-ci ne sont pas considérées comme ayant un impact direct significatif sur l'espèce à l'heure actuelle. Par conséquent, elle est actuellement classée comme espèce de "Préoccupation mineure".

Aucune mesure de conservation n'est donc actuellement en vigueur pour cette espèce.
En Guyane française, son statut est jugé "Données insuffisantes" (UICN France et al., 2017).
L'espèce est toutefois présente dans plusieurs aires protégées.
Description
Taille
: 8 cm SL  
: 5 cm SL
Respiration
Branchiale
Longévité
5 à 6 ans
Régime
Omnivore
Bien que le Nannacara anomala change fréquemment de couleurs, la coloration de base est marron brun, toutefois les mâles arborent des reflets bleutés.
Les longues nageoires dorsales et anales du mâle sont d’une couleur identique au corps et possèdent un liseré de noir aussi bien chez le mâle que le femelle.
À noter que les nageoires dorsale et anale du mâle sont plus pointues que celle de la femelle.

Le mâle présente un corps trapu et haut, avec une coloration de base jaune-dorée à vert olive. Chaque écaille est bordée de sombre. Sous un bon éclairage, les flancs scintillent de reflets bleu-vert iridescents. La dorsale est haute et pointue.

Chez le mâle, les écailles des flancs ainsi que des opercules sont vert émeraude virant au bleu turquoise suivant l’éclairage.
Chacune de ces écailles possède une base très foncée, presque noire, sur laquelle vient se poser une touche de vert ou de bleu.
Le dos et le front restent invariablement bruns, et l’on peut quelquefois apercevoir une ébauche de larges bandes verticales partant de la base de la nageoire dorsale pour se perdre dans la mosaïque colorée des flancs. Ces barres apparaissent pleinement chez le mâle lors de l’excitation, notamment en présence d'un autre mâle.
À l’exception des pectorales, les nageoires sont colorées.
Elles sont de couleurs verdâtres à très légèrement bleutées, la nageoire anale et la nageoire dorsale sont bordées de noir.
Sur la nageoire dorsale, on aperçoit en outre un discret liseré blanc au-dessus duquel vient se superposer un filet jaune à orangé.
L’extrémité des nageoires pelviennes est blanche.
La région centrale de la nageoire caudale est légèrement orangée.
Chez les mâles adultes, les nageoires sont plus longues et plus pointues que chez les femelles. Une bande latérale horizontale foncée s’étend au niveau du milieu du corps.
Il y a de nombreux petits points noirs sur les membranes des nageoires.
La nageoire anale des mâles a une bordure noire.

La femelle n’est pas spécialement attrayante: sa robe est couleur crème tandis que la région ventrale est blanchâtre, mais le patron de coloration est très changeant suivant son humeur.
Les nageoires restent incolores, avec seulement deux fins liserés blanc et brun sur la dorsale.
La tête est arrondie et présente de grands yeux dorés et des taches bleu verdâtre sur le museau.
La nageoire caudale est arrondie de manière convexe, la longue nageoire dorsale se termine juste avant la nageoire caudale.

En période de reproduction la femelle, qui est moins trapue que le mâle, change totalement de couleur et arbore une livrée jaune vif avec deux bandes noires longitudinales ressemblant à un damier. C'est un signal de frai très reconnaissable.

Comme certaines espèces du genre Apistogramma, la femelle peut utiliser un langage corporel fascinant pour communiquer avec ses alevins lorsqu'elle s'en occupe.
 
Régime Alimentaire
Nannacara anomala est omnivore à tendance carnivore. C'est un micro-prédateur opportuniste, à la recherche de vers, d'insectes et d'autres invertébrés dans la nature.

Omnivore, l'espèce se nourrit de vers, de crustacés et d'insectes (Taphorn et al. 2022).

En aquarium, on peut lui offrir de la nourriture sèche ou congelée, avec une préférence pour des granulés carnés pour cichlidés.
Ce régime alimentaire sera obligatoirement complété par des matières végétales (flocons de légumes/spiruline ou petits morceaux de concombre) et surtout des aliments vivants (vers, daphnies, crevettes...).

Attention ! : Un prédateur a tendance à trop manger si la nourriture est facile à saisir, il faut le nourrir seulement trois fois par semaine afin d'éviter des dommages de croissance, sauf à ne lui fournir que du vivant.
Un prédateur doit impérativement chasser pour son bien-être. Manger à sa faim ne suffit pas, il faut qu'il participe activement à la recherche et à la prise des proies afin d'attiser son instinct. Manger une nourriture morte n'aboutit qu'à une "clochardisation" préjudiciable à sa santé aussi bien mental que physique.
Un ou plusieurs jours de jeûne sont nécessaires à une croissance harmonieuse.
Dimorphisme
Nannacara anomala mâle
Mâle
Nannacara anomala femelle
Femelle
Les mâles, plus grands et plus colorés, possèdent des nageoires impaires nettement plus allongées (Keith et al. 2000).

Le mâle est, en effet, beaucoup plus grand et présente généralement une coloration bleue et orangée, tandis que la femelle, plus petite, tend à être jaunâtre avec une ligne latérale noire sur le flanc.
La femelle présente un motif en damier lorsqu'elle est en phase de reproduction.

Attention ! : S'il y a plus d'un mâle dans un aquarium d'une longueur inférieure à cent-vingt centimètres, le mâle dominé peut prendre l'apparence d'une femelle (couleur et taille) pour éviter l'agression du mâle dominant.
Si le mâle dominant est enlevé, le mâle sous-dominant devient rapidement (en quelques semaines) un nouveau mâle dominant et revêt la parure propre aux mâles.
Dangerosité
 
 
 Aucun
Maintenance
Population
2 minimum (3 recommandé)
Zone
Inférieure, Centrale
Ratio M/F
1 / 2
Paramètres
Température
        22      23              26      28
pH
         5      5,5            6,5      7,5
GH
         1       2              8       12
Conductivité
         20     60          150     200
Brassage
Aquarium
Volume
80 l minimum (150 l recommandé)
Longueur
80 cm minimum (120 cm recommandé)
Largeur
40 cm minimum
Hauteur
40 cm minimum
Nannacara anomala fréquente les eaux douces et légèrement acides des forêts tropicales.
Il évolue dans les zones côtières inondées, les savanes et les rivières à faible courant, souvent dans des eaux acides et brunâtres appelées eaux noires.

Il affectionne les petits ruisseaux et autres bras d’eau où le courant est pratiquement nul, en zone peu profonde où la végétation surplombant les rives descend jusque dans l’eau, fournissant quantité d’abris et dans un environnement fortement encombré. Le sol de ces eaux est le plus souvent couvert de feuilles et de branches mortes.

On lui proposera donc un aquarium avec des rives végétalisées offrant de l’ombre, des racines (hêtre, chêne...) enchevêtrées et un tapis de feuilles fournissant le gîte et le couvert aux alevins, et l'apport de tanin nécessaire à la coloration de l'eau.
On ménagera cependant une zone de nage libre avec quelques galets sur du sable.

Les plantes ne sont pas présentes dans le milieu forestier fréquenté par ce poisson. On préférera des plantes émergentes dont les racines tapisseront le fond de l'aquarium. À défaut on cultivera des plantes flottantes permettant un couvert important pour filtrer la lumière.
Si on choisit néanmoins des plantes aquatiques, il faudra qu'elles supportent l'eau noire et le peu de lumière, comme les échinodores par exemple.

On fournira de nombreuses cachettes dans ce fouillis, sous forme de noix de coco ou de poteries renversées ou, plus naturellement, de pierres plates formant des cavités. Ces caches sont indispensables au frai et, plus généralement à la formation de petits territoires pour la ou les femelles. Le mâle aura lui un territoire plus vaste.

Le mâle est territorial et peut se montrer agressif envers ses congénères mâles. Aussi, un seul mâle par bac est vivement recommandé.
La femelle est une gardienne de ponte exceptionnellement dévouée et peut devenir très agressive envers le mâle après la ponte et envers les autres femelles pendant le frai.

Attention ! : Chaque femelle a besoin d’un territoire d’au moins 40 x 40 centimètre dans l’aquarium, dans ces conditions, un bac de quatre-vingt centimètres de longueur est théoriquement nécessaire pour élever deux femelles avec un mâle, selon la même règle arithmétique, un bac de cent centimètres de long pour trois femelles et un mâle, et ainsi de suite… d'après Bundesministerium für Ernährung, Landwirtschaft und Forsten (BMELF, 1999).

Cependant, un bac de cette taille ne permettra pas l'installation d'un décors approprié et sera très rapidement exigu durant le frai (voir le paragraphe "reproduction").

En dehors de la reproduction, l'espèce est relativement tolérante envers les poissons nageant loin du fond.

La cohabitation possible avec des tétras de petite à moyenne taille (néons cardinaux, tétras rummy-nose, tétras de Colombie), des corydoras peuvent être introduit dans les grands bacs (plus de 300 l), si une plage éloignée des branchage a été aménagée.
Évitez les espèces de fond concurrentes et les cichlidés trop agressifs.
Les crevettes sont aussi à éviter du fait de la prédation.

Attention ! : Le volume est donné à titre indicatif, en fonction d’un nombre d’individus minimum, conditionné par le mode de vie de l'espèce, et à l’exclusion d’autres espèces.
En clair, si on convoite deux espèces nécessitant cent litres chacune, cela fait un volume deux cents litres à partager, en particulier si elles occupent les mêmes espaces de nage !

Pour cette espèce, il semble que la maintenance en bac spécifique soit bien plus confortable.

Les souches sauvages du Nannacara Anomala en vente sont devenues rares et son élevage a rendu cette espèce plus tolérante vis à vis des paramètres de l’eau de l'aquarium.

Si N. anomala est plus tolérant que son cousin N. adoketa sur la qualité de l'eau, une eau douce à légèrement acide convient pour la maintenance.
L'emploi de l'eau osmosée ou l'eau de pluie est recommandé pour la reproduction avec une filtration douce à modérée (deux à trois fois le volume heure).

Un filtre à tourbe est requis, tout comme un changement d’eau partiel hebdomadaire (au moins 30%).
La tourbe n'étant pas renouvelable donc peu écologique, on peut toutefois s'en passer dans un bac d'eau très douce avec un lit de feuilles de bonne épaisseur et des branchages de chêne.

Attention ! : Le Cichlidé nain à œil d'or fréquente plusieurs habitats dans la nature, car il est soumis à d'importantes variations saisonnières, d'où son apparente tolérance à des paramètres de l'eau extrêmement divers.
En réalité, ses exigences initiales sont déterminées par la localité et la saison de collecte pour les spécimens sauvages.
Même pour les individus issus de l'aquaculture, il est de respecter les variations saisonnière propres à l'espèce.
On alternera donc si possible entre une période sèche, où l'eau sera plus chaude est plus dure, période où le poisson fréquente les rivières côtières, et une saison des pluies où l'eau envahit la forêt. Durant cette saison, l'eau est d'abord plus fraiche, et reste plus douce. Le poisson rejoint le couvert forestier et son enchevêtrement de branchages et de feuilles, pour se reproduire;

Nannacara Anomala est essentiellement carnivore et doit être approvisionné en proies vivantes. Dans un aquarium comme décrit plus avant, le maintient de colonies importantes de micro, et méso-faune est possible dans la litière de feuilles. Des aselles, crevettes, vers divers compléteront le menu.
Ces dernières proies devront être introduite avant les poissons afin qu'elles s'installent durablement dans la couche de feuilles.

Attention ! : Les micro-prédateurs, ont besoin de chasser pour leur bien-être. Il est impératif de leur fournir régulièrement des proies vivantes afin d'attiser leur instinct.
Ne les nourrir qu'avec des paillettes sèches ou même des proies surgelées, conduit à une "clochardisation" délétère, et diminue leur espérance de vie.

Disponibilité commerciale : Rare

La première importation serait arrivée en Europe en 1912 selon Koslowski (1985). D’autres sources affirment que cette importation n’a été réalisée qu’en 1934 par Fritz Mayer.

Grâce à sa coloration, sa reproduction et son entretien relativement facile, c'est une espèce très prisée sur le marché des poissons d'ornement. Cependant, sa large distribution en Guyane, y compris dans certaines aires protégées relativement bien conservées, suggère que cette espèce est relativement stable malgré les multiples menaces qui pèsent sur elle.

Il semble de plus, que la majorité des spécimens commercialisé proviennent d'élevages industriels situés en Extrême-Orient ou en Europe de l'Est. On trouve donc que très peu de spécimens sauvages en Europe.
Reproduction
Type
Ovipare
Difficulté
Courante
Paramètres
Température
23 à 28 °C
pH
6,2 à 6,8
GH
2 à 6 °GH
Nannacara anomala se reproduit sans difficulté en aquarium. Lors de la ponte, la femelle arbore une coloration en damier, apparemment reconnaissable par les jeunes. Seule la femelle s'occupe des œufs (80 à 200 œufs et jusqu'à 300) et des alevins, et défend son territoire ; le mâle peut cependant défendre un territoire plus étendu (Stawikowski et Werner 1998).

Séparer le mâle après la ponte est souvent nécessaire pour éviter les conflits.

Dans de bonnes conditions de maintenance et une stimulation avec un régime alimentaire correct, il est très probable qu'un seul mâle et une seule femelle se reproduisent.
Une légère baisse de température suivie d'une hausse simulera la saison des pluies (adoucissement de l'eau) et déclenchera la ponte. Un apport conséquent de nourriture vivante stimulera le couple.

La reproduction sera encore facilité dans un grand aquarium, avec plusieurs femelles et un seul mâle.
Les femelles ont toutefois besoin d'un territoire d'au moins 40 cm x 40 cm au fond de l'aquarium.
Théoriquement, il faudrait donc un aquarium de 80 cm pour accueillir deux femelles et un mâle.
Un aquarium de quatre-vingt litres pourra donc suffire à initier le frai, mais il faudra ensuite retirer le mâle et la femelle délaissée pour ne laisser que la femelle pondeuse et ses oeufs.
Dans un bac plus grand de deux-cents cinquante litres environ (120 cm de façade), on pourra tenter de laisser le trio... tout en restant vigilant.
Dans cette configuration, une nouvelle ponte peut survenir au bout de quinze jours si les poissons sont maintenus dans de bonnes conditions... ce qui posera des problèmes évident de promiscuité.
Il est préférable de laisser les alevins avec la femelle le plus longtemps possible ou ne pas réintroduire le mâle afin d’éviter l’épuisement de la femelle par des pontes successives.

Attention ! : Si le frai est indispensable au bien-être animal et doit être un des objectifs de tout aquariophile, il faut bien avoir en tête que la reproduction engendre des bouches supplémentaires à nourrir, du volume en plus et des territoires à prévoir chez certaines espèces.
On devra donc envisager le placement des individus supplémentaires avec le plus grand soin.
De plus, des reproductions continues affaiblissent les poissons et écourtent leur espérance de vie.
Dans la nature, la plupart des espèces dites "reproducteurs continus" sont soumises aux variations saisonnières et ne se reproduisent de fait, qu'une ou deux fois par an.

Le couple occupe une cavité choisie pour la ponte et la fécondation, mais la femelle assure seule la garde des œufs et des alevins. (Retrait du mâle si la place manque.)
L’incubation dure environ dix jours, puis les alevins mettent encore cinq jours supplémentaires pour nager librement.
La femelle n’hésite alors pas à s’attaquer à plus gros qu’elle pour les défendre.

Note : Lorsqu’elle s’éloigne pour chasser un intrus, les alevins se laissent tomber parmi la végétation ou les feuilles pour échapper aux prédateurs, dès qu’elle revient, ils se regroupent à nouveau autours d’elle.

Les alevins Nannacara Anomala se montrent relativement autonomes pour ce qui est de trouver leur première nourriture dans un bac où le sol est jonché de feuilles mortes, riche en infusoires et en animalcules diverses.
On leur fournira ensuite des nauplies d'artémies fraichement écloses, puis des proies plus grosses comme des daphnies, larves diverses, vers de petites taille...
À cet âge, les jeunes n'hésiteront pas à s'attaquer aux larves de la ponte suivante se qui provoquera le chaos.
On évitera donc une deuxième ponte proche dans le même bac s'il fait moins de trois-cents litres.

La croissance des alevins reste relativement lente et les jeunes poissons ne seront sexuellement matures qu'après environ cent jours.
Il sera alors impératif de posséder d'autres bacs ou de se débarrasser des poissons surnuméraires.
Commentaires
Etymologie : Nannacara du latin nannus "petit" et du Guaraní, "acara", ici, Nannacara signifie simplement "Petit Acara"... et anomala du grec Ἀνώμαλος, irrégulier, de ἀν privatif, et ὁμαλός, "égal, uni" (latin anomalus) sans doute pour son dimorphisme sexuel particulier.
Références
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Photo : Jérôme Blanc (avec son autorisation)

Pour citer cette fiche :"Nannacara anomala, Regan, 1905" B-Aqua / TE, Opa., GP (2018-26)