Le volume est donné à titre indicatif, en fonction d’un nombre d’individus minimum, conditionné par le mode de vie de l'espèce, et à l’exclusion d’autres espèces.
En clair, si on convoite deux espèces nécessitant cent litres chacune, cela fait un volume deux cents litres à partager , en particulier si elles occupent les mêmes espaces de nage !
C’est un petit poisson rhéophile, grégaire, qui vit en bancs compacts, aux 3/4 familiaux. Il nécessite un aquarium biotope, type rivière à truites, avec fond de petits galets, graviers et sable, très propres.
Il est plutôt de facilité moyenne de maintenance si on le met en monospécifique et satisfait à ses besoins (voir ceux de la truite), avec une bonne longueur de nage, un filtre à forte capacité et une pompe de brassage pour oxygénation efficace.
Il est plus fréquent en aquarium public que chez les particuliers, qui le maintiennent plutôt en bassin extérieur. (NB : la plupart du temps, ce sont des vairons gardés en attente d’être utilisés pour la pêche. Nous parlons ici d’une maintenance en tant qu’espèce d’agrément ).
Attention à l’origine des poissons : il est sujet à des parasites dont le Pomphorhynchus laevis, un Acanthocephale dont le cycle implique un passage dans l’intestin d’arthropodes, en particulier les gammares dont les vairons sont friands. Une fois dans ce dernier, son hôte définitif, il infecte l’intestin tout d’abord en partie haute et consomme la bile chez le poisson, puis près de la première anse intestinale à l’état adulte. Le parasite secrète plusieurs neurotransmetteurs qui peuvent modifier le fonctionnement physiologique du tube digestif de leur hôte.
Les oeufs du P.laevis, libérés dans le milieu, sont consommés par les gammares où ils colonisent l’hémocèle après éclosion.
Attention, donc, à toute tache orangée sur des gammares que vous pourriez distribuer aux poissons !