Descripteur : Linnaeus, 1758
Famille : Artemiidae

Synonymes :
Artemia tunisiana Bowen & Sterling, 1978
Branchipus salina (Linnaeus, 1758)
Cancer salinus Linnaeus, 1758
Gammarus salinus (Linnaeus, 1758)
Noms Communs :
Artémie
Artémia

Brine Shrimp (en)
Genre : Artemia
Artemia salina (Linnaeus, 1758)
Artemia salina   
Artémie
Origines géographiques
Aire d'origine :
Monde
Pays :
cosmopolite
 
On retrouve essentiellement Artemia salina à l'ouest de l'Amérique du nord et dans le bassin méditerranéen en Europe et ponctuellement en Afrique, en Asie, en Amérique du sud et en Nouvelle Zélande.
Environnement
Paramètres du milieu naturel :
Eau :
Saumâtre, Mer
Température :
6 à 40 °C
pH :
8 à 9
 
Artemia Salina est un organisme relativement petit que l'on trouve couramment dans les habitats isolés, comme les lacs salés et les plans d'eau comme le célèbre Great Salt Lake (Utah), la côte rocheuse au sud de San Francisco et la mer Caspienne.

Les artémies ont une résistance notable aux changements et sont capables de vivre et de prospérer avec succès dans un large éventail de salinité de l'eau allant de la mare d'eau saumâtre (2,9 à 3,5%) au Grand lac salé (25 à 35%) et même dans des marais salants où la concentration en sel est proche de la saturation (50%).

Certaines se trouvent dans les marais salants, dans les dunes du bord de mer, mais jamais dans l'océan lui-même en raison de la présence de nombreux prédateurs.
On les trouve dans environ cinq cents lacs salés naturels et marais salants artificiels disséminés dans les zones climatiques tropicales et tempérées du monde.

Bien que ces crevettes puissent bien prospérer dans les habitats naturels d'eau salée, elles ne peuvent pas passer d'un biotope salin à un autre en traversant les mers car elles dépendent par leurs adaptations physiologiques, d'une salinité élevée qui leur évite la prédation et la concurrence avec d'autres planctons similaires.
Ses adaptations physiologiques à une salinité élevée offrent en effet une défense écologique très efficace contre la prédation.

En France, dans le midi, les lagunes salicoles permanentes ou temporaires et de forte salinité (plus de 70g/l) accueillent des quantités importantes d'artémies, ressource alimentaire de nombreux oiseaux d'eau, dont le Flamant rose, l'Avocette élégante... Les artémias contribuent à la richesse avifaunistique des salins.
Ces crustacés sont très tolérants au sel. Dans les salins du midi, la densité augmente de 70 g/l jusqu'à une salinité de 240 g/l puis décroît en fonction des saisons.
Certaines zones des marais salants, reçoivent temporairement, en période de production, des eaux de salinité supérieure à 320 g/l.
Menace et protection :
NE
NA
DD
LC
NT
VU
EN
CR
RE
EW
EX
Statut UICN : 
NE : Non évaluée
Description
Taille :
: 0,8 à 1,5 cm SL
Respiration :
Branchiale
 
Artemia salina est un petit crustacé d'eau salée primitif, qui est apparu sur terre il y a entre cent et quatre cents millions d'années. Il ne semble pas avoir changé en cent millions d'années.
Les artémies sont efficacement adaptées à la vie dans des habitats d'une large gamme de concentration en sel.
Leurs branchies les aident à faire face à une teneur élevée en sel en absorbant et en excrétant les ions si nécessaire.

Un adulte A. salina est habituellement long d'environ 8 à 10 mm, mais il peut atteindre jusqu'à 15 mm en fonction de son environnement.

L'artémia a un corps allongé divisé en au moins vingt segments et environ dix ensembles plats sont attachés à son tronc, semblables à des feuilles, ces appendices sont appelés phyllopodes (phyllopodia), lesquels battent à un rythme régulier.
Les adultes peuvent être d'un blanc pâle, rose, vert ou transparent et le plus souvent vivre juste pour quelques mois. L'espérance de vie, même dans les meilleures conditions ne dépasse pas un an.
Ils ont des yeux composés fixés sur des tiges et des pièces buccales réduites.

Le genre Artemia sp. est dans l'ordre Anostroca, qui signifie littéralement "sans coquille" qui classe les crevettes avec d'autres espèces qui n'ont pas de carapace.
La sous-classe Brachiopoda signifie littéralement "pieds branchies", se référant au fait que les branchies sont sur le côté extérieur des bases des membres.

Les A. salina possèdent les caractéristiques adaptatives suivantes:
Un système osmorégulateur très efficace.
La capacité de synthétiser des pigments respiratoires très efficaces pour faire face aux faibles niveaux d'oxygène observés à des salinités élevées.
La capacité de produire des cystes dormants en très peu de temps lorsque les conditions environnementales mettent en danger la survie de l'espèce.
Ces cystes survivent à des températures aussi froides que -190 °C et certains résistent dans l'eau bouillante sur une durée de deux heures, et après plusieurs dizaines d'années passées au sec, ils peuvent encore éclore.

Une caractéristique d'Artemia salina est la natation à l'envers par rapport à la majorité des animaux aquatiques. Ceci est le résultat d'une phototaxie positive, ce qui signifie que les artémies sont attirées par la lumière, et dans la nature, elles se trouvent avec leurs appendices pointés vers le haut, car le soleil est la source de lumière naturelle.
Comme ces crevettes sont attirées par la lumière, elles ont tendance à remonter vers la surface pendant la journée et à redescendre vers le fond la nuit.

Le mouvement rythmique des phyllopodes qui déplace leur nourriture vers leur bouche est aussi leur moyen de locomotion. Elles agitent leurs appendices pour se propulser dans l'eau vers leur nourriture, sans trop se soucier du reste de l'environnement.
Elles "attrapent" la nourriture soit en filtrant de petites particules avec de fines épines sur les flagelles pendant qu'elles nagent ou en broutant la boue du fond et en grattant les algues des rochers avec des mouvements rapides de leurs appendices.
Une fois les algues capturées, un courant d'alimentation les déplace en avant vers les pièces buccales à travers un sillon alimentaire médian central en utilisant le rythme régulier des phyllopodes.
 
Alimentation :
Régime : 
Algivore
Les artémies vivent indirectement de la photosynthèse des algues vertes de type Dunaliella, soit par filtrage des particules fines ou en raclant les roches avec des mouvements rapides de leurs appendices (les phyllopodes).
Une fois l'algue capturée, elle est déplacée vers l'avant de la bouche par l'intermédiaire d'une rainure alimentaire en utilisant le rythme régulier des phyllopodes.
Les artémies se nourrissent aussi de certains autres organismes dans les plans d'eau, comme de levures et des bactéries.

Le développement d'une algue Chlorophycée, Dunaliela salina, qui donne la couleur rouge sang aux marais salants la donne aussi aux artémies et à certains oiseaux.

En captivité, elles acceptent en plus des algues des aliments pour poissons et des végétaux comme la spiruline, la farine de blé, la poudre de soja, ou encore le jaune d'oeuf... et les algues qui se développent naturellement dans l'eclosoir.
 
Maintenance
Paramètres de maintenance :
Température :(°C)
        5      15              28      30
pH :
              8                       9

Caractéristiques de l'aquarium :
Volume :
1 l minimum (1 l recommandé)
Brassage :
 
 Les Artemia salina fraîchement écloses sont l'un des meilleurs aliments pour les poissons, les crevettes, les crabes et autres animaux aquatiques.
Ceux-ci sont très riches en protéines et en acides gras, ce qui est tout à fait essentiel pour favoriser la croissance et le développement des poissons.

Même si les Artemia salina sont robustes et peu difficiles, il est important de s'assurer que l'eau utilisée permette leur éclosion, leur maintenance et leur développement.

Maintenir les paramètres d'eau suivants:
Température de l'eau: 15 à 25°C
pH: supérieur ou égale à 8
Une salinité proche de 32 g/l
Vous pouvez utiliser du sel de mer, de qualité alimentaire bio de préférence (Sel de Guérande) et du bicarbonate de soude pour obtenir la bonne concentration ( densité 1.018).

Remarque: Si on ne possède pas de densimètre, on peut sans problème ajouter environ deux cuillères à soupe de gros sel non iodé dans un litre d'eau ou plus précisément tout de même en pesant 32 gr de sel pour un litre d'eau.
Comme on l'a vu précédemment, la quantité exacte de sel n'est pas critique.

Vous pouvez supplémenter les artémies avec de l'astaxanthine pour améliorer la coloration de vos poissons, crevettes ou crabes.

Pour faire éclore, maintenir et élever ces crevettes pour alimenter votre aquarium, vous pouvez opter pour l'achat d'un kit d'éclosion du commerce ou bricoler un dispositif maison.
Compte tenu du coût des eclosoirs du commerce, pas toujours très pratiques ni efficaces, on préférera les réalisations maison.

Il vous faudra un grand récipient en plastique pour boisson gazeuse ou un bocal en verre d'un litre ou plus.
Sel non iodé (sels spéciaux pour l'aquarium ou sel de Guérande et compléments, etc.).
Bicarbonate de soude.
Oeufs d'artemies (Une pincée d'oeufs de crevette en saumure pour un litre d'eau)
Une source de lumière qui peut aller de l'éclairage naturel à la lampe de bureau avec ampoule à incandescence ou halogène qui produit de la chaleur.

Certains préconisent l'emploi d'une pompe à air avec tubulure d'air et tubulure rigide, mais d'autres éleveurs s'en passent.

Méthode avec kit d'éclosion du commerce

Chaque fabricant donne sa recette et il vous suffira de lire la documentation fournie avec le kit.

Méthode artisanale

Prenez une grande bouteille (de soda) en plastique de 1,5 à 2 litres coupez 1/3 de la bouteille par le bas.
Remplissez la partie inférieure avec quelque chose de lourd (gravier, sable, etc.), pour la rendre plus stable.
Inversez la partie supérieure avec son bouchon, et placez-la dans la partie inférieure de la bouteille.

Pour ceux qui ne consomment pas de jus de fruit industriels en bouteille plastique, plus simplement encore, prenez un bocal en verre à large ouverture d'une contenance de deux litres.

Y introduire (ou pas) le tuyaux, ou mieux encore une canne rigide, du système d'aération.
Dans l'option bocal à large ouverture l'aérateur ne sera pas indispensable, et même gênant, car provoquant beaucoup d'éclaboussures.

Ajouter de l'eau déchlorée (il suffit de faire vieillir votre eau avant utilisation. Le chlore s'évapore généralement hors de l'eau dans les 24 heures.) ou mieux encore, de l'eau d'un aquarium déjà cyclé.
Cette dernière aura l'avantage de contenir déjà les minéraux et les algues nécessaires à la croissance des artémies.

Première étape

Préparez la solution saline
Ajouter les œufs de crevette
Les kits sont vendus avec des sels tout prêts et une dosette pour en mesurer la quantité.
Pour une réalisation maison, préparez 32 g de gros sel non raffiné, bio de préférence. Si votre eau de conduite est douce ajoutez un pincée de bicarbonate et/ou une pincée de sel reminéralisant en fonction des besoins. Le plus simple reste d'utiliser l'eau d'un aquarium, déjà paramètré.
Un demi litre d'eau est suffisant pour l'éclosion, mais un ou deux litres sera plus adapté à la maintenance.

Si vous utilisez un aérateur, n'oubliez pas de couvrir le haut de la bouteille. De cette façon, les éclaboussures ne finiront pas sur votre table ou votre lampe. De plus, cela aide également à garder l'eau chaude et à réduire le taux d'évaporation.

Deuxième étape

Elle consiste à laisser incuber les œufs jusqu'à ce qu'ils éclosent.
Continuez d'aérer et d'éclairer le récipient.
Utilisez une spatule ou une cuillère pour plonger l'anneau d'oeufs, qui ont tendance à s'agglomérer à la surface dans l'eau.
Si vous utilisez un simple bocal sans aérateur, agitez le mélange matin et soir avec une longue spatule.

Vous devez laisser les œufs incuber pendant 24 à 36 heures. Le temps nécessaire à l'éclosion dépend de la température. Plus la température est élevée, plus l'éclosion des artémies est rapide. Cependant, ne dépassez pas 30 °C.

Troisième étape

Récolte
Lorsque les artémies éclosent, l'eau devient orangée.
Débranchez l'aération et déplacez la source de lumière tout en bas du conteneur. Les nauplii (larves) de crevettes sont positivement phototactiques, c'est pourquoi elles se déplaceront toujours vers la source de lumière.
Attendez cinq à dix minutes pour que nauplies nagent au fond du récipient.
Les coquilles des œufs éclos flottent, les œufs non éclos se déposent au fond et les jeunes crevettes se concentrent à la lumière.
En utilisant la tubulure de l'aération, il est conseillé de siphonner uniquement les artémies de couleur orange du fond dans un tamis à mailles très fines (0,15 mm).
Ne siphonnez pas les coquilles des oeufs éclos qui ont tendance à flotter à la surface.
Rincez rapidement et doucement les nauplies avec de l'eau du robinet sur l'évier pour éviter d'ajouter toute salinité indésirable à l'aquarium où seront placées les nauplies.
L'eau de l'eclosoir sera réutilisée, et remise dans l'eclosoir, mais pas l'eau de rinçage évidemment.
En revanche, faites le niveau avec de l'eau douce si vous n'avez pas couvert le récipient et qu'une partie de l'eau s'est évaporée.
Alimentez chaque aquarium avec les artémies fraîchement écloses.
N'en mettez pas trop à la fois. Les nauplies ne survivent pas très longtemps en eau douce et risquent de polluer le bac.
Cependant, si les poissons chassent les artémies vivantes, les crevettes, volontiers charognardes, se chargeront de vous débarrasser des artémies mortes.
C'est juste après l'éclosion que les nauplies ont la plus grande valeur énergétique comme aliment.
Les garder plus longtemps sans les nourrir leur fait perdre leur intérêt alimentaire.


L'eclosoir peut servir ainsi à plusieurs ajout d'oeufs, mais pas indéfiniment. Il faudra le nettoyer régulièrement et en renouveler l'eau.

Il est préférable de conserver les oeufs au réfrigérateur dans un récipient hermétique.
Les Artemia vivantes peuvent être réfrigérées (mais pas congelées) pendant plusieurs jours si besoin.

Les artémies n'ont pas besoin de lumière artificielle pour éclore. On utilise la lumière essentiellement pour chauffer l'eau et manipuler leurs mouvements lors de la récolte. Le reste du temps, la lumière naturelle suffit.

Les artémies ont-elles besoin d'une pompe à air ?
Certains pensent que oui. Les artémias ont besoin d'avoir de l'eau suffisamment oxygénée.
Mais d'autres élèvent des artémias sans ce dispositif, mais dans un récipient largement ouvert, sans avoir constaté de problème. Le milieu dans lequel elles évoluent naturellement est souvent pauvre en oxygène.

Les artémies ont besoin d'une température élevée, mais pas nécessairement d'un chauffage.
Elles peuvent être placées devant une fenêtre ensoleillée.
En cas de besoin, on peut installer l'eclosoir près d'un radiateur, d'une lampe de table ou de toute autre source de chaleur.

Les œufs ne peuvent pas être utilisés comme nourriture pour les poissons car les poissons ne peuvent pas digérer les coquilles coriaces. Mais rien n'indique qu'ils soient toxiques comme on le lit souvent. Reste que ces micro-billes indigestes peuvent peut-être, occasionnellement, étouffer un alevin imprudent. (à confirmer)

Les œufs d'artémies secs resteront viables pendant au moins dix ans lorsqu'ils sont stockés dans un contenant sec et hermétique. Néanmoins, plus les oeufs sont vieux, plus le taux d'éclosion sera réduit.

Maintenance et élevage

Si faire éclore des oeufs d'artémies est aisé, mener des adultes jusqu'à la maturité et les voir se reproduire demandera plus d'efforts.

Il faudra assurer aux crevettes non seulement les conditions salines optimum, mais aussi la nourriture et la lumière utile à leur développement.
Le volume minimum recommandé pour maintenir des Artemia salina est de un litre. Mais il est plutôt recommandé de leur offrir un certain espace de nage, à savoir, un minimum de 10 cm de façade.
Un bocal de deux litres est un bon choix, offrant à la fois le volume et la surface d'échange gazeux utile.

Les conditions de base de l'élevage sont les mêmes que celles de l'éclosion à savoir une salinité proche de 32 gr/l, une température oscillant autour de 25°C et une lumière de modérée à forte.
La différence notable sera la nécessité de fournir les micro et macro nutriments indispensables à leur croissance.

Le plus simple sera de faire éclore les oeufs d'Artemia salina du commerce dans une eau vieillie et riche en algues et en nutriments. En cela, l'eau d'un aquarium est toute indiquée. On se contentera d'y ajouter le ou les sels nécessaires.
Laissez le récipient à la lumière du jour quelque temps afin de laisser se développer les algues vertes.
On pourra y ajouter pour accélérer leur prolifération, un peu de jus de compost ou un engrais du commerce.

Après l'éclosion, il faudra veiller à maintenir l'eau entre 10°C et 28°C.
On vérifiera qu'elles s'alimentent en constatant la présence d'un filament verdâtre trainant derrière elle, qui n'est autre que leurs excréments.

Après une vingtaine de jours, les femelles, atteignant alors dix millimètres environ, porteront des sac d'oeufs rosâtres, très visibles.

Ces oeufs ne formeront pas des cystes, mais des nauplies viables.
La boucle sera ainsi bouclée.

Pour que la colonie perdure, contentez-vous de remplacer l'eau évaporée et d'ajouter, très modérément, tantôt un fragment de feuille de salade ou de feuille morte, un grain de spiruline, une paillette de nourriture pour poisson... Les artémies ne les consommeront pas directement, mais ces ajouts serviront de support à la micro-faune indispensable à l'équilibre du bac d'élevage.

Il faut cependant raison garder, cet élevage n'est pas très rentable au vu du prix des oeufs du commerce.
Mais quel plaisir !
 
Dispo vente :
Commun
En France, l'élevage d'Artemia ssp. destinées à l'aquariophilie et commercialisées vivantes par les Salins du Midi, est pratiqué sur le salin d'Aigues-Mortes et du grau du Roi.

Les artémies sont connues pour avoir une valeur nutritive élevée. Elles ont une teneur élevée en protéines et sont riches en acides aminés.
Elle sont vendues sous plusieurs formes.
Vivantes elles font une proie interessante à chasser pour les poissons. Elles peuvent aussi être congelées, lyophilisées ou transformée en flocons.
Reproduction
Type :
En aquarium :
Possible
Paramètres types pour la reproduction :
Température :
25 à 28 °C
pH :
8 à 9
Dimorphisme :
Les mâles ont la première paire de pattes surdimensionnées (pinces), ce qui leur donne un aspect plus massif.
Processus de reproduction :
Les A. salina atteignent la maturité sexuelle dans les 18 à 21 jours après l'éclosion et se reproduisent de deux manières.

Reproduction sexuée
Artemia salina se reproduit quand un mâle s'accroche à une femelle et féconde ses œufs, conduisant ainsi à la production de zygotes diploïdes. Ensuite, la femelle pond les œufs dans un sac à couvain dans l'eau.
Ce type de reproduction produit des larves viables des deux sexes.

Parthénogenèse
La reproduction sans fécondation (parthénogenèse) est également courante chez les artémies où une femelle pond des œufs non fécondés qui se transformeront en descendants femelles.

Les œufs n'écloront que si les conditions environnementales sont bonnes.
La température idéale doit être d'environ vingt-cinq à trente degrés Celsius, l'approvisionnement en eau abondant et la concentration en sel pas trop élevée.
Si ces conditions ne sont pas remplies, les œufs fécondés sont déposés sous forme de cystes et restent secs et enfermés dans une coquille épaisse jusqu'à ce qu'ils soient prêts à se développer dans des conditions favorables.

Les œufs n'écloront pas si la densité est supérieur à 1,09 et la température inférieure à 10 ° C.
Les cystes peuvent être plongés dans l'eau plusieurs fois avant l'éclosion. Lors de l'immersion dans l'eau de mer, les cystes de forme bioconcave s'hydratent et deviennent sphériques. L'embryon reprend alors son métabolisme actif.

La membrane externe du cyste se fissure et l'embryon émerge après une vingtaine d'heures.
Avant l'hydratation, les cystes d'Artemia salina sont en forme de coupe avec un diamètre d'environ 0,18 mm. Lors de l'immersion dans l'eau de mer, les cystes augmentent légèrement de diamètre à 0,19 mm et prennent une forme sphérique.
L'éclosion commence par la division de la couche de surface. La scission s'étend le long d'une ligne droite, environ la moitié de la circonférence du cyste.

L'embryon est suspendu sous la coquille vide et le développement du nauplius (larve) est terminé.
Ensuite, la membrane d'éclosion se rompt et un nauplius (nauplie) nageant librement naît.
Une fois complètement sorti du cyste, le nauplius commence une série de mouvements de battement qui rompent la membrane d'éclosion, permettant au nauplius de nager librement.

À mesure qu'ils grandissent et se développent, ils subissent différentes étapes et chaque étape est séparée de la suivante par une mue.

Le premier stade larvaire est caractérisé par une couleur orange brunâtre distincte, un œil rouge dans la région de la tête et trois paires d'appendices, à savoir les premières antennes (fonction sensorielle), les secondes antennes (locomotives + fonction d'alimentation du filtre) et enfin: les mandibules (fonction de prise alimentaire). Le côté ventral est recouvert d'un grand labrum (apport alimentaire).

Le tube digestif du nauplius n'est pas encore en contact avec le milieu externe. Par conséquent, la larve dépend de ses réserves comme seule source de nourriture à ce stade.
Comme ils utilisent leur sac vitellin, les nauplii perdent de leur valeur nutritive et de leur pouvoir calorique.

Au bout de huit à douze heures, il passe au 2e stade larvaire. À ce stade, les algues et les bactéries sont filtrées et ingérées dans le tube digestif par l'animal.
Lorsqu'elles ne sont pas nourries, les larves d'Artemia mourront au cours du troisième ou quatrième stade larvaire.

Les larves subissent environ quinze mues diverses pour croître et évoluer. Des appendices lobulaires appariés apparaissent dans la région du tronc et se différencient en thoracopodes. Des deux côtés de la larve, des yeux complexes latéraux se développent.

À partir du 10e stade larvaire, des changements morphologiques et fonctionnels commencent à se produire. Chez les mâles, leurs antennes se développent et se développent en pinces crochues tandis que les antennes femelles dégénèrent en appendices sensoriels.
De plus, les thoracopodes sont désormais différenciés en trois parties fonctionnelles actives: les télopodites et les endopodites (alimentation locomotrice et filtrante) et les expodites ou branchies membraneuses pour la respiration et d'autres activités.

Les Artemia salina sont capables de produire trois cents nouveaux nauplii tous les quatre jours.
Commentaires
Étymologie : Artemia salina, Emprunté au grec Αρτέμια "état sain, bon état, bonne santé" et salina, saline.

Des kits d'élevage d'artémies ont été commercialisés comme jouets aux États-Unis à partir de 1957.
Le magazine pour la jeunesse Pif Gadget (n° 60 d'avril 1970 à offert à ses lecteurs, en tant que gadget, des Artemia salina rebaptisées « Pifises » pour l'occasion. D'autres revues pour la jeunesse ont fait de même par la suite.
Sources
GBIF, MNHN,
Compagnie Salins du Midi et Salines de l'Est
Wikipédia
Données personnelles : GP