Le volume est donné à titre indicatif, en fonction d’un nombre d’individus minimum, conditionné par le mode de vie de l'espèce, et à l’exclusion d’autres espèces.
En clair, si on convoite deux espèces nécessitant cent litres chacune, cela fait un volume deux cents litres à partager , en particulier si elles occupent les mêmes espaces de nage !
Le Guppy wingei est un poisson très vif, résistant, qui convient aux estives en poubellarium et aux bacs de type ANP ou low-tech. Très prolifique, on choisira pour le volume minimum un harem de 1 mâle pour 2-3 femelles (ou plusieurs harem si le volume est supérieur, adapté) avec un aquarium planté, comportant un couvercle. En effet, c’est un très bon sauteur qui se nourrit de petits insectes tombés dans l’eau.
Il dort au fond du bac, attention à ne pas le mettre avec des prédateurs ou poissons de fond remuants (corydoras).
La présence de plantes constitue des cachettes pour les femelles, ainsi qu’une source de micro organismes pour les alevins. Un décor naturel avec racines, roches, sur un fond de sable naturel type sable de Loire, voire sable fin, pourra compléter la décoration. Evitez les plantes en plastique, stressantes et coupantes pour les animaux, ainsi que les décors colorés (le célèbre coffre à bulles ou épaves diverses) qui relarguent des polluants sur le long terme !
Dans leur milieu, les femelles « broutent » continuellement le sol limoneux, en petits groupes de 6 à 10 individus, sur une surface de 100cm2, avant de se déplacer. Les femelles peuvent se chasser mutuellement, selon leur taille, avec rarement des conséquences de blessure.
La température de l’eau sera en moyenne de 24°C, propre et dépourvue de polluants type nitrates ou nitrites. Attention à bien laisser reposer 24-48 heures l’eau du robinet si on utilise cette eau, pour éliminer le chlore, très toxique.
Le guppy wingei accepte la nourriture du commerce, adaptée à sa petite bouche d’omnivore. On pourra alterner avec des proies vivantes et congelées de petite taille, ainsi que des légumes pochés, émiettés pour plus de facilité de consommation, en veillant à ne pas polluer l’eau du bac. Il suffit d'en donner en petite quantité, vite consommée, de préférence avant un changement d'eau prévu ou d'aspirer le surplus.
On choisira, dans un aquarium communautaire, des espèces paisibles, non prédatrices, vivant dans une zone de nage différente.
Enfin, attention à sa maintenance faussement « facile ». En effet, on le trouve fréquemment en animalerie, ses couleurs attrayantes le rendent populaire auprès des débutants et attirent les enfants. Sa petite taille laisse penser qu’on peut le mettre en petit bac, et il est souvent présenté dans des petits aquarium de vente, avec plantes en plastique et fond de sable coloré artificiellement. Or, comme tout être vivant dont on a la charge, il faut tenir compte de ses besoins, pour son bien-être et non celui de l’acheteur! Sa grande résistance n’empêche pas les maladies…et il sera bien plus fascinant à observer dans un bac naturel, bien planté, de taille convenable, dont les propriétés sont décrites plus haut sur cette fiche.
De plus, comme tous les guppies, il est prolifique ! S'il est mis dans un espace trop petit, l’amateur va vite se retrouver débordé par les naissances et une population importante ! Attention à ce sujet à la qualité de l’eau qui doit rester irréprochable, d’autant que les variétés ultra sélectionnées sont fragiles. Et, bien entendu, à ne pas le relâcher dans la nature, ce qui est non seulement interdit mais préjudiciable pour les écosystèmes locaux.
Disponibilité commerciale : Commun