Descripteur : Shigeru Miki, 1934
Famille : Hydrocharitaceae

Synonymes
Vallisneria natans (Lour.) H.Hara

Vallisneria asiatica var. biwaensis
Noms Communs
Vallisnerie asiatique
Genre : Vallisneria
Vallisneria americana (Michaux, 1803)
Vallisneria natans ((Loureiro) H. Hara, 1974)
Vallisneria asiatica (Shigeru Miki, 1934)
Vallisneria gigantea (Graebner (1912))
Vallisneria nana (R.Br. , 1810)
Vallisneria neotropicalis (Victorin, 1943)
Vallisneria rubra ((Rendle) Les & S.W.L.Jacobs, 2008)
Vallisneria spiralis (Linnæus, 1753)
Vallisneria australis (SWLJacobs & Les, 2008)
Vallisneria asiatica   
Vallisnerie asiatique
Origines géographiques
Aire d'origine :
Asie
Pays :
Chine, Corée, Inde, Japon, Malaisie , Népal, Taiwan, Vietnam
 
Vallisneria asiatica est essentiellement présente au Japon (y compris les îles Ryukyu),, et dans la péninsule coréenne, mais elle est réputée très commune dans tout le sud-est asiatique sous le nom de V. natans.

la variété Vallisneria asiatica var. biwaensis est endémique du Lac Biwa (préfecture de Shiga) au Japon.
Environnement
Eau :
Douce
 
On trouve la Vallisneria asiatica dans les rivières, les ruisseaux, les étangs et les lacs.
 
Liste Rouge UICN : 
NE
 
Description
Type :
Plante
Croissance :
Taille :
30 à 50 cm
 
Vallisneria est un genre exclusivement hydrophyte; les plantes sont totalement immergées.
Les feuilles se présentent en grappes à partir de leurs racines. Les feuilles, basales, assez longues, en forme de ruban, mesurent un demi-centimètre de large, l'apex de la feuille étant légèrement denticulé à la pointe.
Les individus mâles et femelles forment des pieds différents! Les fleurs sont dioïques. Les mâles ont de très petites fleurs qui apparaissent près des racines, et prennent une teinte jaune avant l'ouverture. Les fleurs femelles sont supportées par une longue tige filiforme et en spirale.

Vallisneria asiatica ne donnerait pas de feuilles spiralées. Ce serait une variété régionale de V. natans, beaucoup plus répandue.

Description botanique
Rhizome tubéreux; stolons env. 2 mm de diamètre, généralement lisse. Feuilles 0,2-2 m × 0,5-2 cm, nervures 5-9, marge entière ou discrètement dentelée, apex obtus. Spathe mâle ovale-conique, 1,5-2 cm × 5-10 mm, avec plus de 200 fleurs mâles; sépales fortement convexes; étamines 1, filaments parfois 2-lobés à l'apex, avec poils à la base. Spathe femelle 1,5-2 cm; pédoncule de 30 à 50 cm ou plus, élancé; sépales violet verdâtre, 2-4 × env. 3 mm, apex obtus; pétales blancs, minuscules; staminodes 3. Fruit cylindrique, 5-30 cm × env. 5 mm. Graines étroitement obovoïdes, à poils glanduleux. 2 n = 20.

La variété Vallisneria asiatica var. biwaensis présente elle, comme V. spiralis, des feuilles spiralées.
Vallisneria asiatica var. biwaensis : Vallisnérie du lac Biwa assez proche de Vallisneria americana var. americana et, bien sûr de Vallisneria asiatica, dont les feuilles sont spiralées et mesurent de 5 à 50 cm de long pour 3 à 5 mm de large. Re-découverte en 1991 dans le lac Biwa au Japon, elle avait été décrite en 1934.
 
Dispo vente :
Disponible
Les appellations commerciales sont sujettes à controverses.
Vallisneria americana var. asiatica et Vallisneria asiatica var. biwaensis sont parfois identifiées comme V. asiatica.
Une variété commercialisée sous le nom de Vallisneria sp. asiatica diffère par des feuilles plus étroites.
Maintenance
Paramètres de maintenance :
Température :
22 à 28°C
pH :
6,5 à 7
GH :
5 à 10
Eclairage :
Brassage :
Substrat nutritif :
Recommandé
Dry Start :
Non
 
La Vallisneria asiatica atteignant rapidement 50 cm et plus dans de bonnes conditions (substrat enrichi, apport de CO2, eau légèrement acide, lumière intense), elle devra être réservée aux grands aquariums.
C'est une plante facile à court terme mais nécessitant un peu d'entretien.
Elle préfère nettement une eau un peu calcaire, GH supérieur à 5 mais est assez tolérante pour la température.

Comme pour toutes les vallisnérias, il faut légèrement laisser dépasser le collet de la plante au dessus du substrat et ne pas l'ensabler.
Lorsqu'elle se plaît, la croissance de Vallisneria asiatica est vraiment rapide mais elle consomme beaucoup de nutriments et appauvrie rapidement le sol, les autres plantes peuvent en souffrir.
Il faudra prévoir un sol fertile de 7 à 10 cm d'épaisseur.
Un substrat de sable convient bien pour la plantation, mais il est conseillé d'utiliser un mélange formé de sable, d'argile et d'humus en parts égales pour constituer un sol nutritif. Les espèces de Vallisneria sont toutes gourmandes en nutriments et en fer chélate. Des injections de gaz carbonique à l'aide d'un kit CO2 ne sont pas les bienvenues pour conserver une eau légèrement neutre à basique, surtout qu'il faut un peu de mouvement de l'eau de surface pour la bonne tenue des feuilles flottantes juste sous la surface, ce qui gêne le maintien du CO2 dans l'eau.

Selon les fournisseurs, "asiatica" ne dépasse pas 30 cm dans des conditions normales, ce qui est sans doute faux.

Les vallisnéries doivent être régulièrement contenues afin qu'elles n'envahissent pas l'aquarium. On lit parfois que les feuilles peuvent être coupées, cette action ralentissant leur croissance, c'est faux. Si on coupe une feuille, elle cesse immédiatement sa croissance et, ce faisant, s'abime et devient très sensible aux algues.
Pour "tailler" une vallisnérie, il faut couper une partie des feuilles au ras du collet. Plus simplement, on retirera les grandes plantes pour laisser la place aux plus petites qui ne manqueront pas de pousser au pied de celle-ci.

On peut limiter sa croissante en lui réservant un "coin" de terre peu fertile (sable seulement) ou en bordant son "coin" de rocaille sans couche fertile. Toutefois, elle parviendra finalement à s'évader.

C'est une plante résistante aux phytophages notamment aux cichlidés africains.
Comme la vallisnérie asiatique tolère également les eaux dures, elle peut facilement être utilisée dans les aquariums de Cichlidés africains du rift, car les feuilles à lames minces sont en quelque sorte moins attrayantes pour ces poissons que d'autres espèces végétales.

note : Les vallisnéries sont parmi les rares plantes d'aquarium couramment commercialisées qui tolèrent l'eau saumâtre, à condition que le poids spécifique ne dépasse pas 1003 (environ 10% de la salinité de l'eau de mer normale).
Plantation et multiplication :
Reproduction sexuée
Plantes dioïques, Vallisneria asiatica porte des inflorescences axillaires à nombreuses fleurs minuscules imparfaites. Les fleurs femelles sont solitaires à l'extrémité d'un long pédoncule blanchâtre en spirale et qui se rétracte après la floraison. Les fleurs mâles très petites et très nombreuses, sont regroupées dans une spathe.

Reproduction végétative
La multiplication des plantes se réalise facilement par voie végétative.
La croissance de Vallisneria asiatica est rapide et des rhizomes stolonifères s'étendent sur la surface du substrat.
Il sera alors facile de couper ces stolons lorsqu'ils ont au moins trois feuilles, et de les repiquer séparément en prenant soin de laisser dépasser le collet du substrat.
Commentaires
Étymologie : Vallisneria a été nommée en hommage au médecin et naturaliste italien Antonio Vallisneri (1661-1730) et asiatica, "asiatique"
Sources
GBIF,
Naturalis Biodiversity Center
Botanic Garden and Botanical Museum Berlin
Flora of China
- Kasselmann, Christel : "Aquarienpflanzen. 3rd edition". in DATZ Aquarienbuch, Ulmer Verlag (2010)
- Les, D.H., Jacobs, S.W.L., Tippery, N.P., Chen, L., Moody, M.L. & Wilstermann-Hildebrand, M.: "Systematics of Vallisneria (Hydrocharitaceae)". in Systematic Botany 33 (2008)
- Chen, J., Hoch, P. et Raven, PH. "Flora of China" Vol. 13: Épilobium. (2011)
- Cook, CDK "Les plantes aquatiques" . Éditions académiques SPB, Amsterdam / New York. (1996)
- Duke, JA. "Bases de données phytochimiques et ethnobotaniques". ( 2010)
- Ho, PH. Cay Co Vietnam (Une flore illustrée du Vietnam) . Nha Xuat Ban Tre, Vietnam. (1999)
- Kress, WJ, DeFilipps, RA, Farr, E. et Kyi, DYY. "Liste de contrôle des arbres, arbustes, herbes et grimpeurs du Myanmar". Washington DC (2003)
- Maxwell, JF. "Végétation et flore vasculaire du Mékong, provinces de Kratie et Steung Treng, Cambodge." in Maejo International Journal of Science and Technology 3 (1): 143-211. (2009)
- Santisuk, T. et Larsen, K. (éd.). "Flora of Thailand" - Volume 7 Partie 3. in Flora of Thailand , pp. 351-654. herbier forestier, Département royal des forêts, Bangkok. (2001)