Descripteur : Linnaeus, 1758
Famille : Succineinae

Synonymes :
Amphibulima succinea Lamarck, 1805
Helix putris Linnaeus, 1758
Helix succinea O.F.Müller, 1774
Succinea amphibia Draparnaud, 1801
Succinea vitracea Paulucci, 1882
Noms Communs :
Ambrette commune
Ambrette amphibie

European ambersnail (en)
Genre : Succinea
Succinea putris (Linnaeus, 1758)
Succinea putris   
Ambrette commune
Origines géographiques
Aire d'origine :
Europe
Pays :
L'Autriche; Biélorussie ; Belgique; Bulgarie; Croatie; Chypre; Tchéquie ; Danemark; Estonie; Finlande; France (France (continentale)); Allemagne; Guernesey ; Hongrie; Irlande; Italie (Italie (continentale)); Lettonie; Liechtenstein ; Lituanie; Luxembourg; Moldavie; Pays-Bas; Norvège; Pologne; Roumanie; Fédération de Russie (Russie d'Europe centrale, Russie d'Europe de l'Est, Kaliningrad, Russie d'Europe du Nord, Russie d'Europe du Nord-Ouest, Russie d'Europe du Sud) ; Slovaquie; Slovénie; Espagne (Espagne (continentale)); Suède; La Suisse; Ukraine; Royaume-Uni (Grande-Bretagne, Irlande du Nord)
 
Espèce eurosibérienne.
Largement répandue en Europe à l'exception des contrées méridionales, devenant rare ou absente dans les zones de montagne. Asie du Nord et de l'Ouest.

Cette espèce est l'escargot ambré le plus commun en Europe, seulement absent de certaines parties de la péninsule ibérique, des Balkans et de certaines autres parties de la région méditerranéenne (Welter-Schultes 2012).

En dehors de la Région européenne, la répartition de l'espèce s'étend jusqu'au nord de l'Asie (à l'exception de la zone côtière du Pacifique). Bien qu'il soit présent en Turquie, dans la région du Caucase et en Asie centrale, il y est rare et n'est connu que de quelques localités dans chaque pays. Il est connu du nord de l'Asie vers l'est jusqu'en Sibérie centrale. Cependant, les données sur sa répartition en Sibérie, en Asie arctique et en Asie centrale sont très rares. Cela peut être lié au fait qu'il y a très peu de collections de ces régions ou qu'il y est en fait rare.
Environnement
Paramètres du milieu naturel :
Eau :
Terre, Douce
 
L'espèce se trouve dans différents types d'habitats très humides, généralement au sein d'une végétation dense. Les habitats typiques sont les prairies humides en permanence, les zones régulièrement inondées le long des rivières, des canaux et des lacs, les forêts marécageuses ou les fens. Sa grande amplitude écologique lui permet de s'épanouir dans les paysages urbains tant qu'une humidité suffisante est disponible.

Habitat : Hautes herbes, sur des roseaux ou souvent à proximité de l'eau, étangs, marais, ruisseaux, grèves marécageuses des rivières et lacs en basse plaine.
Aussi dans les prés, champs et autres surfaces humides même si elle y est plus rare.
Vit isolée en montagne sous sa petite forme. Dans les Alpes, jusqu'à 1800 m.


Habitat
Il ne fréquente que les milieux où l'hygrométrie est élevée et on le voir plus facilement par temps humide ou pluvieux sur la végétation.
Il apprécie une végétation dense et haute sur sols saturés en eau voire inondés (ripisylve, mégaphorbiaie), marais.
On le trouve souvent à environ 30 à 50 cm de la surface du sol ou de l’eau. Il peut cohabiter avec un petit escargot plus rare ; Vertigo moulinsiana
Il hiverne dans le sol ou sous les feuilles
Menace et protection :
NE
NA
DD
LC
NT
VU
EN
CR
RE
EW
EX
Statut UICN : 
LC : Préoccupation mineure
L'espèce actuelle est l'escargot ambre le plus commun en Europe. Il est considéré comme la moins préoccupante (LC) au niveau de l'Europe et des États membres de l'UE 28, car il est très commun dans de grandes parties de sa vaste aire de répartition et il se produit souvent en forte densité.
Description
Taille :
: 1 à 1,7 cm SL
Respiration :
Pulmonaire
Longévité :
2 à 3 ans
 
Les espèces de cette famille sont répandues dans le monde entier et vivent toujours dans des endroits humides. Beaucoup d'espèces sont amphibies.
Leur grande variabilité ainsi que leurs coquilles rudimentaires rendent leur identification difficile sans dissection.

Hauteur : de 10 à 17 mm, exceptionnellement 24 mm.
Diamètre : de 8 à 11 mm.
La coquille est transparente et comporte de 3 à 4 tours, le dernier étant nettement plus important et bombé et faisant les 2/3 de la hauteur totale.

Coquille pointue et ovoïde, de couleur jaune vert à ambrée.
Parois fines, extérieur peu brillant à luisant, avec des stries toujours irrégulières et peu marquées.
Avant dernier tour faiblement bombé; dernier plat ou un peu incurvé sous la suture.
Ouverture ovoïde.

Comme les autres membres de sa famille (voir Oxyloma elegans), l'animal ne peut rentrer complètement dans sa coquille.

Les coquilles de cette espèce sont de tailles très variables selon l'habitat : en milieu humide et à basse altitude, les individus sont généralement de grande taille; ailleurs, ils sont plus petits (moins de 18 mm).

Coloration du corps de vert jaune clair à orange foncé en passant par le jaune ambre mais il existe des formes gris sombre.

Dans certaines régions, des variations régionales peuvent entraîner des confusions entre ces deux genres différents, de même qu'en cas de cohabitation des trois espèces.
Seule une dissection des appareils génitaux permet dans ce cas d'être sûr de l'espèce :Succinea putris diffère Oxyloma elegans et d'O.sarsii par un épiphallus simple et libre et par l'absence d'appendice pénien.

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16 à 22 mm, atteignant 27 mm dans le bassin du Danube
Durée de vie : environ 3 ans.
La coquille, fine et transparente, de forme allongée, présente trois tours de spirale qui s'élargissent très vite. Le dernier représente les trois quarts de la taille totale. La couleur générale varie de ambré à jaune-vert.
L'ouverture est très grande et de forme ovale. Comme les autres membres de la même famille, l'Ambrette commune ne peut pas rentrer entièrement dans sa coquille.
Le corps est jaunâtre ou rougeâtre. Il est plus clair sur les côtés et ne présente pas de points noirs.
Du fait d'une certaine variabilité, il est difficile d'identifier de manière certaines les espèces de la famille des Succineidae
Confusion possible
avec Succinea pfeifferi (Le corps de l'Ambrette élégante est plus sombre. Il porte des points noirs. ), Oxyloma elegans ( La coquille est plus rougeâtre et la dernière grosse spirale est légèrement plus bombée. ) , Oxyloma dunkeri (présente une coquille plus allongée et la première petite spirale est à peine visible.)

Leur grande variabilité ainsi que leurs coquilles rudimentaires rendent leur identification difficile sans dissection.
Seule une dissection des appareils génitaux permet dans ce cas d'être sûr de l'espèce : Oxyloma elegans, O.sarsiiou Succinea putris.
 
Alimentation :
Régime : 
Omnivore
 
Dangerosité :
 
 
 Aucun
Les ambrettes sont les hôtes intermédiaires d'un ver Trématode parasite, Leuccchloridium, qui provoque un gonflement de ses antennes.
Maintenance
Paramètres de maintenance :
Température :(°C)
        0      10              20      25
pH :
         5,5      6            7      7,5

GH :
(°GH)
         1       5              15       20
Caractéristiques de l'aquarium :
Volume :
30 l minimum (50 l recommandé)
Brassage :
Population :
2 minimum (2 recommandé)
 
 Vit sur les plantes flottantes suffisamment émergées, ne s'aventure pas dans l'eau. En aquarium cette espèce y passe toute sa vie.
Une période de repos hivernal est conseillée (à moins de 5°C, dans une boîte dans un garage par exemple). Peut vivre en bassin extérieur toute l'année. Se met en repos estival quand la température dépasse 30°C ou que le temps devient trop sec. En bassin, l'hibernation et le repos estival se font dans le sol des berges ou dans des amas de feuilles mortes. En aquarium les phases de repos se font au cœur des plantes flottantes émergées.

Cet escargot vivant sur la végétation flottante est peu adapté à l'aquarium et lui préférera le paludarium tempéré.
On lui réservera un bac très bien pourvu en végétation flottante lui permettant de se maintenir hors de l'eau tout en restant humide et une température assez fraiche avec des écarts journaliers.
 
Dispo vente :
Non disponible
Si les ambrettes ne sont pas commercialisées, il n'est pas rare qu'elles soient introduites dans les mares et les bassins avec les plantes ou naturellement, depuis la nature environnante, par les ois
Reproduction
Type :
Ovipare
En aquarium :
Courante
Processus de reproduction :
Hermaphrodite; après la fécondation, jusqu'à 150 oeufs sont pondus en masses gélatineuses sphériques et aplaties; l'éclosion a lieu 2 semaines plus tard environ.

Il est hermaphrodite, mais les gamètes males et femelles mûrissent à des époques différentes, ce qui implique un accouplement, qui se conclut par 50 à 100 œufs pondus au sol ou sur des feuilles ou bois morts humides.
Commentaires
Étymologie : Succinea du latin succineus "d'ambre", de succinum "ambre" lié à la couleur ambrée et à l'aspect translucide de la coquille et putris "fétide" de par son habitat.
Sources
GBIF, IUCN, CABI
MalaCo, N°4 (2007)
- Michael P. Kerney "Escargots et limaces d'Europe" D&N (1999)
- Welter-Schultes, F. 2012. European non-marine molluscs, a guide for species identification. Planet Poster Editions, Göttingen.
- Lobke Dillen, Kurt Jordaens, Luc De Bruyn, Thierry Backeljau "Fecundity in the hermaphroditic land snail Succinea putris (Pulmonata: Succineidae): does body size matter?" in Journal of Molluscan Studies, Volume 76, (2010)
- Jordaens, K., Pinceel, J., & Backeljau, T. (2005). Mate choice in the hermaphroditic land snail Succinea putris
(Stylommatophora: Succineidae). Animal Behaviour, 70, 329-337.
https://doi.org/10.1016/j.anbehav.2004.10.021
- Rigby, J. E. (1965). Succinea putris: a terrestrial opisthobranch mollusk. Proceedings of the Zoological Society
of London, 144, 445-486. https://doi.org/10.1111/j.1469-7998.1965.tb05194.x
- Ţiga Laznik & Stanislav Trdan "Occurrence of the Common Amber Snail Succinea Putris (L.) (Gastropoda: Styllomatophora) on Japanese Knotweed (Fallopia Japonica [Houtt.] Ronse Decraene) in Slovenia - Possible Weed
Biocontrol Agent?" Sustainable Agriculture Research; Vol. 6, No. 2 (2017)
- Falkner, G., Ripken, T. E. J. & Falkner, M. 2002. Mollusques continentaux de la France : liste de référence annotée et bibliographie. Patrimoines naturels, 52: 1-350.