Molly sauvage
Le Molly sauvage, répandu dans les eaux légèrement saumâtres est rarement présent en eau douce. On veillera donc à le maintenir en eau dure voire saumâtre, en fonction du lieu de prélèvement des spécimens acquis.

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Taxinomie
Descripteur : Bloch & Schneider, 1801
Classe: Actinopterygii
Ordre: Cyprinodontiformes
Famille:  Poeciliidae
Genre:  Poecilia
Synonymes
Lebistes poecilioides de Filippi, 1861
Molinesia fasciata Müller & Troschel, 1844
Molinesia surinamensis Müller & Troschel, 1844
Neopoecilia holacanthus Hubbs, 1924
Poecilia schneideri Valenciennes, 1821
Poecilia surinamensis Valenciennes, 1821
Poecilia unimaculata Valenciennes, 1821
Noms Communs
Molly sauvage
Molly du Sud
Barrigudinho (port)
Membres du genre Poecilia
Poecilia vivipara (Bloch & Schneider, 1801)
Poecilia picta (Regan, 1913)
Poecilia petenensis (Günther 1866)
Poecilia caucana (Steindachner, 1880)
Poecilia chica (Miller,1975)
Poecilia formosa (Girard, 1859)
Poecilia latipinna (Lesueur, 1821)
Poecilia obscura (Meyer et Schartl, 2009)
Poecilia Orri (Fowler, 1943)
Poecilia reticulata (Peters, 1859)
Poecilia salvatoris (Regan, 1907)
Poecilia sphenops (Cuvier et Valenciennes, 1846)
Poecilia velifera (Regan, 1914)
Poecilia wingei (Poeser, Kempkes & Isbrücker, 2005)
Poecilia mexicana (Steindachner 1863)
Origine géographique
Aire d'origine : Amérique du sud
Argentine, Brésil, Guyana, Guyane française, Surinam, Trinité-et-Tobago, Uruguay, Venezuela
Aire actuelle
Caraïbes, Porto Rico
Poecilia vivipara est présente le long des bassins côtiers, du Venezuela au Río de la Plata en Argentine.
On la trouve en Argentine, au Brésil, en Guyane française, au Guyana, au Suriname, à Trinité-et-Tobago, en Uruguay et au Venezuela (Lucinda 2003).
Elle a été introduite à Porto Rico et dans les Caraïbes.

Elle est présente dans certains départements français d'outre-mer, en Guyane française où elle est native, mais aussi en Martinique, en Guadeloupe où l'espèce est aussi très répandue, et à Saint-Barthélemy où elle a été introduite.
Elle est considérée comme une espèce envahissante en Province Nord de Nouvelle-Calédonie, et en Martinique l'espèce concurrence directement Anablepsoides cryptocallus, endémique et fragile.

Note : La répartition de Poecilia vivipara n’est pas bien comprise, mais elle représente probablement un complexe d’espèces (Bizerril et Primo 2001).
Environnement
Paramètres
Milieu
Douce, Saumâtre
Poecilia vivipara fréquente les eaux légèrement saumâtres des canaux et des fossés de drainage en bordure des marais, elle est cependant rarement présente en eau douce (Keith, P., P.-Y. Le Bail and P. Planquette, 2000).

P. vivipara appartient à la famille des poissons d'eau douce secondaires, mais ne peut être considérée comme une espèce d'eau douce typique, car elle se reproduit dans tous les milieux qu'elle fréquente, de l'eau douce à l'eau de mer, et est généralement qualifiée d'espèce euryhaline (Vasconcelos Filho et Oliveira 1999).

Elle tolère différents degrés de salinité, allant de l'eau douce à l'eau hypersaline, mais est plus fréquente en eau légèrement saumâtre, et rare en eau douce.

Les habitats d'eau douce présentent généralement une végétation marginale abondante, tandis que les plantes aquatiques sont généralement absentes des sites d'eau salée.
L'espèce est également très tolérante à d'autres conditions environnementales extrêmes, notamment la température, ce qui lui permet d'occuper une variété d'habitats stagnants.
On peut la trouver en grands bancs.
Malgré le peu d'informations disponibles sur cette espèce, son aire de répartition est vaste et elle ne semble pas être menacée.
Par conséquent, elle est classée comme de "Préoccupation mineure".
Description
Taille
: 4 à 6 cm SL  
: 6 à 8 cm SL
Respiration
Branchiale
Longévité
3 à 5 ans
Régime
Carnivore
P. vivipara a une forte capacité à changer de couleur.
Les mollys sauvages, gris verdâtres, arborent souvent des rayures verticales, mais parfois, seule une tache sur l'épaule est visible. Le ventre des mâles est généralement jaunâtre ou d'un bleu chatoyant, mais il se pare d'un magnifique orange chez les individus dominants en période de parade nuptiale.

Longueur maximale : 7,8 cm LT Longueur standard qui exprime la longueur totale d'un poisson. La longueur totale (LT, Longueur standard qui exprime la longueur totale d'un poisson. La longueur totale (LT, TL en anglais) mesure la longueur extrême mais les filaments en extension de la queue sont toujours ignorés. Longueur standard qui exprime la longueur totale d'un poisson. La longueur totale (LT, Longueur standard qui exprime la longueur totale d'un poisson. La longueur totale (LT, TL en anglais) mesure la longueur extrême mais les filaments en extension de la queue sont toujours ignorés. TL en anglais) mesure la longueur extrême mais les filaments en extension de la queue sont toujours ignorés. TL en anglais) mesure la longueur extrême mais les filaments en extension de la queue sont toujours ignorés. Longueur standard qui exprime la longueur totale d'un poisson. La longueur totale (LT, Longueur standard qui exprime la longueur totale d'un poisson. La longueur totale (LT, TL en anglais) mesure la longueur extrême mais les filaments en extension de la queue sont toujours ignorés. Longueur standard qui exprime la longueur totale d'un poisson. La longueur totale (LT, Longueur standard qui exprime la longueur totale d'un poisson. La longueur totale (LT, TL en anglais) mesure la longueur extrême mais les filaments en extension de la queue sont toujours ignorés. TL en anglais) mesure la longueur extrême mais les filaments en extension de la queue sont toujours ignorés. TL en anglais) mesure la longueur extrême mais les filaments en extension de la queue sont toujours ignorés.(da Costa, M.R., et al.).
Les individus provenant d'habitats à salinité plus élevée ont tendance à croître plus vite et à être plus grands et ces différences de croissance sont en partie héréditaires.
Un facteur expliquant la différence de taille entre les populations d'eau douce et les autres populations est le niveau élevé de prédation auquel sont exposées les populations d'eau douce ; une telle corrélation entre la taille corporelle et la pression de prédation est courante chez les vivipares (Gomes Jr., José L. et Monteiro, Leandro R. (2008).

Note : Les espèces les plus proches sont P. parae et P. picta , qui appartiennent au sous-genre Micropoecilia.
 
Régime Alimentaire
Cette espèce ne présente pas de spécialisation trophique et consomme les proies les plus abondantes dans son environnement (Teixeira et al. 2005).

Les adultes se nourrissent de larves de moustiques et ont parfois été utilisées pour lutter contre ces insectes dans les étangs et les réservoirs (Keith, P., P.-Y. Le Bail and P. Planquette, 2000).

En aquarium, il acceptera tout type de nourriture, mais il est important de lui fournir régulièrement des proies vivantes.

Attention ! : Un prédateur a tendance à trop manger si la nourriture est facile à saisir, il faut le nourrir seulement trois fois par semaine afin d'éviter des dommages de croissance, sauf à ne lui fournir que du vivant.
Un prédateur doit impérativement chasser pour son bien-être. Manger à sa faim ne suffit pas, il faut qu'il participe activement à la recherche et à la prise des proies afin d'attiser son instinct.
Manger une nourriture morte n'aboutit qu'à une "clochardisation" préjudiciable à sa santé aussi bien mental que physique.
Un ou plusieurs jours de jeûne sont nécessaires à une croissance harmonieuse.
Dimorphisme
Les femelles sont plus grandes que les mâles, mais les différences entre les sexes ne sont pas aussi marquées que chez le guppy commun P. reticulata.
Les mâles ne présentent pas de taches de couleur vive, hormis une coloration orange passagère au niveau de la gorge, plus fréquente au demeurant, chez les spécimens provenant des lagunes.
Les mâles ont une nageoire anale allongée (gonopode) Le gonopode est un organe reproducteur mâle issu d'une modification d'appendices qui sont originellement des nageoires.
Dangerosité
 
 
 Aucun
Maintenance
Population
4 minimum (8 recommandé)
Zone
Centrale, Supérieure
Ratio M/F
1 / 3
Paramètres
Température
        24      26              28      30
pH
         7      7,5            8      8,5
GH
         10       15              35       40
Brassage
Aquarium
Volume
50 l minimum (80 l recommandé)
P. vivipara vit principalement dans les eaux stagnantes telles que les canaux et les fossés de drainage en bordure de marais.
Elle tolère différents degrés de salinité, allant de l'eau douce à l'eau hypersaline, mais est plus fréquente en eau légèrement saumâtre et rare en eau douce.

D'après Dean, E.M. et al. (2022) l'espèce se rencontre en eau douce ; saumâtre ; benthopélagique Se dit d'un organisme vivant et se nourrissant près du fond ainsi que dans les eaux moyennes ou près de la surface.; pH : 7,0 - 8,2 ; dureté : 10 - 40 °dH ; L'espèce est non-migratrice.

Les habitats d'eau douce présentent généralement une végétation marginale abondante, tandis que les plantes aquatiques sont généralement absentes des sites d'eau salée.

En conséquence, on privilégiera pour sa maintenance, un bac d'eau dure voire saumâtre, contenant peu de plantes, avec un sol vaseux.
On aménagera donc un bac lentique, de type marais côtier, dont les berges pourront être végétalisées.
La présence d'algues, et de bois flottés, sera un plus apprécié.

L'espèce est cependant très tolérante à d'autres conditions environnementales extrêmes, notamment la température, ce qui lui permet d'occuper une variété d'habitats stagnants.
On n'omettra pas de se renseigner auprès du fournisseur, des conditions naturelles lors de la capture, des individus sauvages acquis.

Dans son milieu, on peut trouver le Molly sauvage en grands bancs.
On préférera un grand aquarium permettant la maintenance d'un groupe conséquent d'individus. Si un bac de quatre-vingt litre, voire moins, peut suffire à un harem, l'abondance de descendance impose de disposer d'un bac beaucoup plus grand.

La filtration ne sera pas indispensable, et un bac libre de technologie est envisageable.
En l'absence de plante, un bac saumâtre pourra se passer d'éclairage artificiel s'il est naturellement éclairé.

Carnivore, mais opportuniste, le poisson profite de tout se qui se mange. Il sera facile à nourrir, mais le milieu : l'eau dure et la température élevée, favorisera le déséquilibre. On veillera donc à ne pas sur-nourrir, avec des aliments secs ou congelés. Une alimentation riche en proies vivantes sera privilégiée.

Attention ! : Les micro-prédateurs, ont besoin de chasser pour leur bien-être. Il est impératif de leur fournir régulièrement des proies vivantes afin d'attiser leur instinct.
Ne les nourrir qu'avec des paillettes sèches ou même des proies surgelées, conduit à une "clochardisation" délétère, et diminue leur espérance de vie.

Disponibilité commerciale : Très rare

L'espèce a été décrite scientifiquement dès 1801, il s'agit du premier vivipare connu. Pour autant, il est très rare dans le commerce aquariophile.
On ne trouve de spécimens d'élevage que chez les aquariophile amateurs de l'espèce, et des poissons sauvages que très rarement.

Attention ! : Si vous convoitez des spécimens sauvages, veillez à bien connaitre l'origine du prélèvement. Les individus provenant d'habitats à salinité élevée ont tendance à être plus grands, mais sont surtout plus difficiles à acclimater à une dureté faible.
L'adaptation desdits poissons au changement de milieu sera d'autant plus difficile que l'écart est important.

Un poisson prélevé dans la nature est sensible au transport et arrive souvent très affaibli dans le commerce. Il ne survit pas longtemps dans l'aquarium, à moins de pratiquer une acclimatation longue et tenant compte des paramètres de l'eau de maintenance précédente et/ou de transport.
En animalerie, on vérifiera soi-même les paramètres de l'eau avant l'achat et refusera de prendre des poissons maintenus dans une eau non-conforme.
Reproduction
Type
Vivipare
Difficulté
Courante
Paramètres
Température
26 à 28 °C
pH
7 à 8
GH
15 à 35 °GH
Poecilia vivipara se reproduit dans tous les milieux qu'elle fréquente, de l'eau douce à l'eau de mer, et est généralement qualifiée d'espèce euryhaline (Vasconcelos Filho et Oliveira 1999).

L'espèce se reproduit tout au long de l'année (Mendonça et Andreata 2001) et les femelles sont huit fois plus nombreuses que les mâles (Nascimento et Gurgel 2000).

Les mâles sont très actifs et s'approchent également des femelles d'autres Poecilinae. On veillera donc à ne pas mélanger dans un même aquarium plusieurs espèces de poissons du même genre.

Après l'accouplement et vingt-huit jours de gestation, la femelle met bas une centaine de petits, voire plus (sans nouvel accouplement ? NDLR). La maturité sexuelle est atteinte après trois à quatre mois (Baensch, HA et R. Riehl , 1985).

Les femelles donnent naissance à six à dix petits qui les suivent pendant quelques heures après la naissance (Keith, P., P.-Y. Le Bail et P. Planquette, 2000). Ils mesurent environ six millimètres à la naissance.
Les femelles de plus grande taille produisent davantage de jeunes.

Note : Contrairement au guppy commun, les mâles de P. vivipara privilégient les accouplements opportunistes (approche furtive et poursuite) aux parades nuptiales. De ce fait, la sélection sexuelle favorise les mâles de plus petite taille.

Attention ! : les vivipares donnent naissances à de nombreux alevins, et il est impératif de prévoir d'écoulé le surplus de descendance.
Commentaires
Etymologie : Poecilia vient du grec ancien ποικιλία (poikilía) , "étant marqué de différentes couleurs, rayé, tacheté", ou ποικιλίας (poikilías), "une sorte de poisson" , tous deux venant de ποικίλος (poikílos), "multicolore, tacheté"... et vivipara "vivipare".

Utilisation traditionnelle, scientifique et/ou commerciale :
Le poisson a été, et est encore, utilisé dans la lutte contre les moustiques.
Références
GBIF, IUCN,
Fishbase,
- Araújo, Márcio A; Perez, S Ivan; Magazoni, Maria Julia C; Petry, Ana C (4 December 2014). "Body size and allometric shape variation in the molly Poecilia vivipara along a gradient of salinity and predation". BMC Evolutionary Biology. 14 (1): 251.
- Baensch, H.A. and R. Riehl, 1985. Aquarien atlas. Band 2. Mergus, Verlag für Natur-und Heimtierkunde GmbH, Melle, Germany.
- Berbel-Filho, Waldir Miron; Barros-Neto, Luciano Freitas; Marques Dias, Ricardo; Figueiredo Mendes, Liana; Assumpção Figueiredo, Carlos Augusto; Torres, Rodrigo Augusto; Queiroz Lima, Sergio Maia (26 March 2018). "Poecilia vivipara Bloch & Schneider, 1801 (Cyprinodontiformes, Poeciliidae), a guppy in an oceanic archipelago: from where did it come?". ZooKeys (746): 91–104.
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- Dean, E.M., A.R. Cooper, L. Wang, W. Daniel, S. David, C. Ernzen, K.B. Gido, E Hale, T.J. Haxton, W. Kelso, N. Leonard, C. Lido, J. Margraf, M. Porter, C. Pennock, D. Propst, J. Ross, M.D. Staudinger, G. Whelan and D.M. Infante, 2022. The North American Freshwater Migratory Fish Database (NAFMFD): Characterizing the migratory life histories of freshwater fishes of Canada, the United States of Mexico. J. Biogeography 49:1193-1203.
- Gomes Jr., José L. et Monteiro, Leandro R. (2008). « Modèles de divergence morphologique parmi les populations de Poecilia vivipara (Teleostei Poeciliidae) : test du paradigme anécomorphologique » . Biological Journal of the Linnean Society , 93 (4), 799-812
- Gomes-Jr, J. L.; Monteiro, L. R. (7 December 2011). "Size and fecundity variation in populations of Poecilia vivipara Block & Schneider (Teleostei; Poeciliidae) inhabiting an environmental gradient". Journal of Fish Biology. 71 (6): 1799–1809.
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- Vasconcelos Filho, A.L. and Oliviera, A.M.E. 1999. Composition and Ecology of the ichthyofauna at Santa Cruz Channel (Itamaracá – PE, Brazil). Trabalhos do Instituto Oceanográfico da UFPE 27(1): 101-113.

Pour citer cette fiche :"Poecilia vivipara, Bloch & Schneider, 1801" B-Aqua / GP (2026)


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