Descripteur : R.Br. , 1810
Famille : Hydrocharitaceae

Synonymes
Vallisneria gigantea Graebn.
Vallisneria gracilis F.M.Bailey
Noms Communs
Vallisnérie naine
Vallisnérie naine d'Australie
Genre : Vallisneria
Vallisneria americana (Michaux, 1803)
Vallisneria natans ((Loureiro) H. Hara, 1974)
Vallisneria asiatica (Shigeru Miki, 1934)
Vallisneria gigantea (Graebner (1912))
Vallisneria nana (R.Br. , 1810)
Vallisneria neotropicalis (Victorin, 1943)
Vallisneria rubra ((Rendle) Les & S.W.L.Jacobs, 2008)
Vallisneria spiralis (Linnæus, 1753)
Vallisneria australis (SWLJacobs & Les, 2008)
Vallisneria nana   
Vallisnérie naine
Origines géographiques
Aire d'origine :
Océanie
Pays :
Australie, Nouvelle-Calédonie, Nouvelle-Guinée, Philippines
 
Australienne, on trouve Vallisneria nana sur toute l'île,Queensland, Australie occidentale et Territoire du Nord, à l'exclusion de l'intérieur des terres,
Elle a été introduite au Japon où elle est considérée comme envahissante, et au Mexique.
Environnement
Eau :
Douce
 
On la trouve dans les rivières lentes.
 
Liste Rouge UICN : 
NE
 
Description
Type :
Plante
Croissance :
Taille :
15 à 70 cm
 
Vallisneria est un genre exclusivement hydrophyte, les plantes poussent totalement immergées. Les feuilles se présentent en grappes à partir de leurs racines. Les feuilles, basales, assez longues, en forme de ruban, mesurent un demi-centimètre de large, l'apex de la feuille étant légèrement denticulé à la pointe. Les individus mâles et femelles forment des pieds différents! Les fleurs sont dioïques. Les mâles ont de très petites fleurs qui apparaissent près des racines, et prennent une teinte jaune avant l'ouverture. Les fleurs femelles sont supportées par une longue tige filiforme et en spirale.

Très variable et souvent teintée de rouge, la variété sauvage de Vallisneria nana ne dépasse que très rarement vingt centimètres. Ce qui lui a valu son nom d'espèce. Celle que l'on trouve dans le commerce peuvent néanmoins être beaucoup plus grandes.

L'origine géographique de Vallisneria nana montre des différences morphologiques importantes.
Les vallisnéries naines de la rivière Howard ont des feuilles larges à motifs rouges.
La forme de la rivière Bullo a des feuilles étroites vertes.
Celle de la rivière Daly a de longues mais très très étroites feuilles vert foncé à brun.
Les V. nana de la rivière King Edward ont des feuilles très minces vert clair.
Dans la rivière Mainoru, les feuilles sont très longues et charnues, de couleur vert foncé.
Les V. nana de Yabba Little Creek ont aussi des feuilles étroites vert foncé mais avec des taches foncées sur les feuilles plus jeunes.
 
Dispo vente :
Disponible
Vallisneria nana est parfois proposée dans le commerce sous le nom de Vallisneria gracilis nana.

L'identification des Vallisneria rest compliquée et les erreur d'identification des plantes du commerce sont fréquentes.
Il est possible que certaines plantes vendues sous le nom de Vallisneria nana n'en soient pas. Ce qui expliquerait la différence de tailles observée en culture.
Vallisneria americana "Gigantea" est d'ailleurs parfois considérée comme une variété internationale de la vallisnérie américaine, parfois comme une variété de culture d'une vallisnérie naine (V. nana). Il persiste donc une certaine confusion sur cette appellation plus commerciale que botanique.
Maintenance
Paramètres de maintenance :
Température :
15 à 28°C
pH :
6 à 7,5
GH :
1 à 30
Eclairage :
Brassage :
Substrat nutritif :
Obligatoire
Dry Start :
Non
 
V. nana est un peu plus exigeante en termes d'intensité lumineuse que les autres espèces de Vallisneria,
Plus petite que les autres plantes du genre elle peut cependant atteindre dans les aquariums une hauteur d'environ 70 cm

Un substrat de sable convient bien pour la plantation, mais il est conseillé d'utiliser un mélange formé de sable, d'argile et d'humus en parts égales pour constituer un sol nutritif.
Les espèces de Vallisneria sont toutes gourmandes en nutriments et en fer chélate. Des injections de gaz carbonique à l'aide d'un kit CO2 ne sont pas les bienvenues pour conserver une eau légèrement neutre à basique, surtout qu'il faut un peu de mouvement de l'eau de surface pour la bonne tenue des feuilles flottantes juste sous la surface, ce qui gêne le maintien du CO2 dans l'eau.

Les vallisnéries doivent être régulièrement contenues afin qu'elles n'envahissent pas l'aquarium. On lit parfois que les feuilles peuvent être coupées, cette action ralentissant leur croissance, c'est faux. Si on coupe une feuille, elle cesse immédiatement sa croissance et, ce faisant, s'abime et devient très sensible aux algues.
Pour "tailler" une vallisnérie, il faut couper une partie des feuilles au ras du collet. Plus simplement, on retirera les grandes plantes pour laisser la place aux plus petites qui ne manqueront pas de pousser au pied de celle-ci.

On peut limiter sa croissante en lui réservant un "coin" de terre peu fertile (sable seulement) ou en bordant son "coin" de rocaille sans couche fertile. Toutefois, elle parviendra finalement à s'évader.

C'est une plante résistante aux phytophages notamment les cichlidés africains.
Comme la vallisnérie américaine tolère également les eaux dures, elle peut facilement être utilisée dans les aquariums de Cichlidés africains du rift, car les feuilles à lames minces sont en quelque sorte moins attrayantes pour ces poissons que d'autres espèces végétales.

note : Les vallisnéries sont parmi les rares plantes d'aquarium couramment commercialisées qui tolèrent l'eau saumâtre, à condition que le poids spécifique ne dépasse pas 1003 (environ 10% de la salinité de l'eau de mer normale).
Plantation et multiplication :
Reproduction sexuée
La vallisnérie naine forme au fond de l’eau ses fleurs mâles et femelles sur des individus différents (diécie). Elle libère ensuite ses fleurs mâles qui montent jusqu’à la surface où elles s’ouvrent. Les fleurs femelles, quant à elles, poussent jusqu’à la surface où elles s’ouvrent à leur tour, parmi les fleurs mâles qui flottent autour. Après la fécondation, qui s’opère dans l’air, la fleur femelle se referme et retourne au fond de l’eau pour mûrir son fruit.
En milieu naturel, la période de floraison s'étend de l'été à l'automne.

Les fleurs mâles, petites, fixées à l'extrémité d'un court pédoncule (10 cm) inséré à la base des feuilles, sont réduites à deux étamines et enveloppées dans une bractée transparente (spathe). À maturité, l'ensemble se détache, atteint la surface à l'aide d'une bulle d'air contenue dans la spathe et flotte grâce à des pétales en forme de coupole.
Les fleurs femelles sont solitaires, placées sur une hampe spiralée filiforme, qui à maturité, porte la fleur vers la surface à une vitesse de près de 2 cm à l'heure. Formée de 3 stigmates, de pétales bien développés, elle est insérée dans une spathe verte, cylindrique, constituée de 2 bractées de 2 à 3 cm de long. Les fleurs mâles et femelles sont réunies par le courant d'eau. Après pollinisation, la courbure différente des deux nervures de la hampe spiralée enroule celle-ci sur elle-même, ce qui entraîne l'ovule sous l'eau, à proximité du sol, où il poursuit sa maturation.
Le fruit est une capsule cylindrique, indéhiscente, à nombreuses graines qui germent facilement dans le sable sous faible épaisseur d'eau.

Reproduction végétative
En aquarium, la multiplication de V. nana se réalise donc par voie végétative.
Quand les plantes se plaisent en culture, elles ne tardent pas à émettre des rejets sous forme de longs stolons parsemés de plantules qui s'enracinent dans le substrat.
Une division par coupure d'un rejet permet de diffuser le plant. Pour ce faire, on sépare du stolon les plantules racinées, munies de deux ou trois feuilles, et le replante en terre riche et profonde.
Commentaires
Étymologie : Vallisneria a été nommée en hommage au médecin et naturaliste italien Antonio Vallisneri (1661-1730) et nana "naine"
Sources
GBIF, IUCN
- The Herbarium Catalogue, Royal Botanic Gardens, Kew. http://www.kew.org/herbca
- Kasselmann, Christel : "Aquarienpflanzen. 3rd edition". in DATZ Aquarienbuch, Ulmer Verlag (2010)
- Les, D.H., Jacobs, S.W.L., Tippery, N.P., Chen, L., Moody, M.L. & Wilstermann-Hildebrand, M.: "Systematics of Vallisneria (Hydrocharitaceae)". in Systematic Botany 33 (2008)