Descripteur : Victorin, 1943
Famille : Hydrocharitaceae

Synonymes
Vallisneria americana Michx.
Noms Communs
Vallisnérie néotropicale
Vallisnérie géante rouge
Genre : Vallisneria
Vallisneria americana (Michaux, 1803)
Vallisneria natans ((Loureiro) H. Hara, 1974)
Vallisneria asiatica (Shigeru Miki, 1934)
Vallisneria gigantea (Graebner (1912))
Vallisneria nana (R.Br. , 1810)
Vallisneria neotropicalis (Victorin, 1943)
Vallisneria rubra ((Rendle) Les & S.W.L.Jacobs, 2008)
Vallisneria spiralis (Linnæus, 1753)
Vallisneria australis (SWLJacobs & Les, 2008)
Vallisneria neotropicalis   
Vallisnérie néotropicale
Origines géographiques
Aire d'origine :
Amérique du sud
Pays :
Cuba, République Dominicaine, Guatemala, Haïti, Honduras, Jamaïque
 
Néotropicale, Vallisneria neotropicalis serait une variété régionale de Vallisneria americana

Dans les eaux plus chaudes du sud-est des États-Unis se trouvent certaines populations de Vallisneria avec des feuilles beaucoup plus grandes qui ont reçu le nom de V. neotropicalis. Mais après une étude approfondie des populations sur le terrain, les plantes anciennement connues sous le nom de V. neotropicalis ont été déterminées comme étant simplement des individus plus grands de V. americana (RM Lowden, 1982).
Environnement
Eau :
Douce
 
Vallisneria neotropicalis fréquenterait les eaux lentes et chaudes Préfère les eaux profondes.
 
Liste Rouge UICN : 
LC
 
Description
Type :
Plante
Croissance :
Taille :
100 à 200 cm
 
Vallisneria est un genre exclusivement hydrophyte, les plantes poussent totalement immergées.
Les feuilles se présentent en grappes à partir de leurs racines. Les feuilles, basales, assez longues, en forme de ruban, mesurent un demi-centimètre de large, l'apex de la feuille étant légèrement denticulé à la pointe. Les individus mâles et femelles forment des pieds différents! Les fleurs sont dioïques. Les mâles ont de très petites fleurs qui apparaissent près des racines, et prennent une teinte jaune avant l'ouverture. Les fleurs femelles sont supportées par une longue tige filiforme et en spirale.

Cette vallisnéria possède des feuilles rubanées, rougeâtres sous un fort éclairages solaire, pouvant atteindre deux mètres de long et trois centimètres de large dans la nature avec cinq à sept nervures parallèles d'égale intensité.
 
Dispo vente :
Rare
Vallisneria neotropicalis a été déterminée comme étant une forme plus grande de V. americana (RM Lowden, 1982), néanmoins, on trouve des plantes identifiée sous ce nom dans le commerce des aquariums.
Maintenance
Paramètres de maintenance :
Température :
18 à 30°C
pH :
6,5 à 7,2
GH :
4 à 8
Eclairage :
Brassage :
Substrat nutritif :
Non
Dry Start :
Non
 
Comme Vallisneria americana elle montre des capacités d'adaptation exceptionnelles en culture aquatique, mais Vallisneria neotropicalis doivent être acclimatées lorsque les paramètres diffèrent du lieu de culture à ceux de maintenance.
En revanche, lorsqu'elles se plaisent, elles deviennent envahissantes et privent les autres plantes de lumière, car elles s'étalent en surface des aquariums trop petits.
Il convient donc de réserver à la vallisnérie américaine de grands aquariums d'au moins 60 cm de haut, et idéalement de 80 à 100 cm de haut pour les plantes adultes.

Il faudra prévoir un sol fertile de 7 à 10 cm d'épaisseur plutôt sableux et argileux, enrichi d'humus.
Les Vallisnéries sont gourmandes en nutriments et en fer chélate.

Des injections de gaz carbonique à l'aide d'un kit CO2 ne sont pas les bienvenues pour conserver une eau légèrement neutre à basique, surtout qu'il faut un peu de mouvement de l'eau de surface pour la bonne tenue des feuilles flottantes juste sous la surface, ce qui gêne le maintien du CO2 dans l'eau.

Les températures élevées (25 à 30 °C), un éclairage intense et une eau de dureté moyenne à élevée et alcaline seront des conditions idéales.
Cependant, les vallisnéries résistent bien aux températures basses même si celle-ci ralentit leur croissance.

Les vallisnéries doivent être régulièrement contenues afin qu'elles n'envahissent pas l'aquarium. On lit parfois que les feuilles peuvent être coupées, cette action ralentissant leur croissance, c'est faux. Si on coupe une feuille, elle cesse immédiatement sa croissance et, ce faisant, s'abime et devient très sensible aux algues.
Pour "tailler" une vallisnérie, il faut couper une partie des feuilles au ras du collet. Plus simplement, on retirera les grandes plantes pour laisser la place aux plus petites qui ne manqueront pas de pousser au pied de celle-ci.

On peut limiter sa croissante en lui réservant un "coin" de terre peu fertile (sable seulement) ou en bordant son "coin" de rocaille sans couche fertile. Toutefois, elle parviendra finalement à s'évader.

C'est une plante résistante aux phytophages notamment les cichlidés africains.
Comme la vallisnérie américaine tolère également les eaux dures, elle peut facilement être utilisée dans les aquariums de Cichlidés africains du rift, car les feuilles à lames minces sont en quelque sorte moins attrayantes pour ces poissons que d'autres espèces végétales.

Les vallisnéries sont parmi les rares plantes d'aquarium couramment commercialisées qui tolèrent l'eau saumâtre, à condition que le poids spécifique ne dépasse pas 1003 (environ 10% de la salinité de l'eau de mer normale).
Plantation et multiplication :
Reproduction sexuée
La vallisnérie d'Amérique forme au fond de l’eau ses fleurs mâles et femelles sur des individus différents (diécie). Elle libère ensuite ses fleurs mâles qui montent jusqu’à la surface où elles s’ouvrent. Les fleurs femelles, quant à elles, poussent jusqu’à la surface où elles s’ouvrent à leur tour, parmi les fleurs mâles qui flottent autour. Après la fécondation, qui s’opère dans l’air, la fleur femelle se referme et retourne au fond de l’eau pour mûrir son fruit.
En milieu naturel, la période de floraison s'étend de l'été à l'automne.

Les fleurs mâles, petites, fixées à l'extrémité d'un court pédoncule (10 cm) inséré à la base des feuilles, sont réduites à deux étamines et enveloppées dans une bractée transparente (spathe). À maturité, l'ensemble se détache, atteint la surface à l'aide d'une bulle d'air contenue dans la spathe et flotte grâce à des pétales en forme de coupole.
Les fleurs femelles sont solitaires, placées sur une hampe spiralée filiforme, qui à maturité, porte la fleur vers la surface à une vitesse de près de 2 cm à l'heure. Formée de 3 stigmates, de pétales bien développés, elle est insérée dans une spathe verte, cylindrique, constituée de 2 bractées de 2 à 3 cm de long. Les fleurs mâles et femelles sont réunies par le courant d'eau. Après pollinisation, la courbure différente des deux nervures de la hampe spiralée enroule celle-ci sur elle-même, ce qui entraîne l'ovule sous l'eau, à proximité du sol, où il poursuit sa maturation.
Le fruit est une capsule cylindrique, indéhiscente, à nombreuses graines qui germent facilement dans le sable sous faible épaisseur d'eau.
La salinité semble affecter le processus de germination de la même manière que la croissance de la plante.

Reproduction végétative
V. americana maintient préférentiellement sa population par reproduction clonale par l'utilisation de stolons.
En aquarium, la multiplication des plantes se réalise donc par voie végétative.
Quand les plantes se plaisent en culture, elles ne tardent pas à émettre des rejets sous forme de longs stolons parsemés de plantules qui s'enracinent dans le substrat.
Une division par coupure d'un rejet permet de diffuser le plant. Pour ce faire, on sépare du stolon les plantules racinées, munies de deux ou trois feuilles, et le replante en terre riche et profonde.
Commentaires
Étymologie : Vallisneria a été nommée en hommage au médecin et naturaliste italien Antonio Vallisneri (1661-1730) et neotropicalis de neo nouveau et tropicalis "néotropicale" (En chorologie, "néotropicale" est une écozone comprenant la totalité de l’Amérique du Sud, l’Amérique centrale jusqu’au sud du Mexique, les Antilles et les îles Galapagos.)
Sources
GBIF, IUCN,
- Kasselmann, Christel : "Aquarienpflanzen. 3rd edition". in DATZ Aquarienbuch, Ulmer Verlag (2010)
- Les, D.H., Jacobs, S.W.L., Tippery, N.P., Chen, L., Moody, M.L. & Wilstermann-Hildebrand, M.: "Systematics of Vallisneria (Hydrocharitaceae)". in Systematic Botany 33 (2008)