Corydoras paleatus
Corydoras poivré
Grand corydoras, le Corydoras paleatus nécessite la possession d'un aquarium "rivière" d'assez belle taille permettant de reproduire au mieux son milieu et les variations saisonnières qui le caractérise.

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Corydoras paleatus
Taxinomie
Descripteur : Jenyns, 1842
Classe: Actinopterygii
Ordre: Siluriformes
Famille:  Callichthyidae
Genre:  Corydoras
Synonymes
Callichthys paleatus Jenyns, 1842
Corydoras maculatus Steindachner, 1879
Corydoras marmoratus Steindachner, 1879
Corydoras punctatus subsp. argentina Steindachner, 1879
Silurus 7-radiatus Larrañaga, 1923
Silurus quadricostatus Larrañaga, 1923
Silurus septemradiatus Larrañaga, 1923
Noms Communs
Corydoras poivré
Barriga de fuego (esp)
Blue leopard corydoras (en)
Pepper Cory (en)
Membres du genre Corydoras
Corydoras pygmaeus (Knaack, 1966)
Corydoras treitlii (Steindachner, 1906)
Corydoras xinguensis (Nijssen, 1972)
Corydoras granti (Tencatt, Lima & Britto, 2019)
Corydoras serratus (Sands, 1995)
Corydoras surinamensis (Nijssen, 1970)
Corydoras acrensis (Nijssen, 1972)
Corydoras acutus (Cope, 1872)
Corydoras adolfoi (Burgess, 1982)
Corydoras aeneus (Gill, 1858)
Corydoras agassizii (Steindachner, 1876)
Corydoras albolineatus (Knaack, 2004)
Corydoras amandajanea (Sands, 1995)
Corydoras amapaensis (Nijssen, 1972)
Corydoras ambiacus (Cope, 1872)
Corydoras approuaguensis (Nijssen & Isbrücker, 1983)
Corydoras arcuatus (Elwin, 1939)
Corydoras areio (Knaack, 2000)
Corydoras armatus (Günther, 1868)
Corydoras baderi (Geisler, 1969)
Corydoras atropersonatus (Weitzman & Nijssen, 1970)
Corydoras aurofrenatus (Eigenmann & Kennedy, 1903)
Corydoras axelrodi (Rössel, 1962)
Corydoras bicolor (Nijssen & Isbrücker, 1967)
25 premiers résultats seulement

Origine géographique
Aire d'origine : Amérique du sud
Argentine, Brésil, Paraguay, Uruguay
Le Corydoras paleatus est originaire des bassins du bas Río Paraná, du fleuve Uruguay et du Río de la Plata, en Argentine et en Uruguay, et encore des rivières de l'État brésilien du Rio Grande do Sul.

Localité type : "Laguna del Potrero, Maldonado, Uruguay".
Environnement
Paramètres
Milieu
Douce
Le Corydoras paleatus vit dans des environnements aussi variés que des rivières, des petits affluents et des eaux stagnantes, comme des mares et des petits lacs.
Bien qu'il y ait peu d'informations disponibles sur cette espèce, elle est considérée comme étant peu préoccupante en raison de sa large aire de répartition et de l'absence de menace directe.
Description
Taille
: 7 à 7,5 cm SL  
: 7,5 à 8 cm SL
Respiration
Autre
Longévité
10 à 15 ans
Régime
Omnivore
Le C. paleatus se distingue de ses congénères par trois grandes taches noires le long de la ligne médiane du flanc. Les nageoires pectorales sont hyalines ou noires et il possède des barres noires transversales sur les lobes de la nageoire caudale. Son patron de coloration présente une couleur grise avec des taches noires sur le corps. Il existe aussi une variété de corydoras poivré albinos.

Le Corydoras paleatus est capable de produire des sons en soulevant ses nageoires pectorales. Cette communication sonore est utilisée par les mâles au cours de la parade nuptiale et la communication entre individus (mâles et femelles) dans des grands groupes, ainsi que par les juvéniles en difficulté. (Cette information demande confirmation car non sourcée)

Lignée : Placée dans la Lignée 6

C. marmoratus qui arbore des bordures noires sur les nageoires dorsale, anale et ventrale est toujours considéré comme un synonyme de C. paleatus mais pourrait s'avérer à l'avenir être une espèce à part entière.

Ce Corydoras a un autre titre de gloire dans la mesure où il a été découvert pour la première fois par Charles Darwin lors de son célèbre voyage de cinq ans sur le Beagle en 1831-36.

Longueur max : 6,6 cm LS La longueur standard (SL, LS en anglais) est la longueur d'un poisson mesurée de la pointe du museau à l'extrémité postérieure de la dernière vertèbre ou à l'extrémité postérieure de la partie médio-latérale de la plaque hypurale. En termes simples, cette mesure exclut la longueur de la nageoire caudale (queue). (Wikipedia) C'est la longueur totale du poisson sans la queue  exprimé en centimètres. La longueur standard (SL, LS La longueur standard (SL, LS en anglais) est la longueur d'un poisson mesurée de la pointe du museau à l'extrémité postérieure de la dernière vertèbre ou à l'extrémité postérieure de la partie médio-latérale de la plaque hypurale. En termes simples, cette mesure exclut la longueur de la nageoire caudale (queue). (Wikipedia) C'est la longueur totale du poisson sans la queue  exprimé en centimètres.en anglais) est la longueur d'un poisson mesurée de la pointe du museau à l'extrémité postérieure de la dernière vertèbre ou à l'extrémité postérieure de la partie médio-latérale de la plaque hypurale. En termes simples, cette mesure exclut la longueur de la nageoire caudale (queue). (Wikipedia) C'est la longueur totale du poisson sans la queue  exprimé en centimètres.mâle/non sexé ; 7,1 cm LS La longueur standard (SL, LS en anglais) est la longueur d'un poisson mesurée de la pointe du museau à l'extrémité postérieure de la dernière vertèbre ou à l'extrémité postérieure de la partie médio-latérale de la plaque hypurale. En termes simples, cette mesure exclut la longueur de la nageoire caudale (queue). (Wikipedia) C'est la longueur totale du poisson sans la queue  exprimé en centimètres. La longueur standard (SL, LS La longueur standard (SL, LS en anglais) est la longueur d'un poisson mesurée de la pointe du museau à l'extrémité postérieure de la dernière vertèbre ou à l'extrémité postérieure de la partie médio-latérale de la plaque hypurale. En termes simples, cette mesure exclut la longueur de la nageoire caudale (queue). (Wikipedia) C'est la longueur totale du poisson sans la queue  exprimé en centimètres.en anglais) est la longueur d'un poisson mesurée de la pointe du museau à l'extrémité postérieure de la dernière vertèbre ou à l'extrémité postérieure de la partie médio-latérale de la plaque hypurale. En termes simples, cette mesure exclut la longueur de la nageoire caudale (queue). (Wikipedia) C'est la longueur totale du poisson sans la queue  exprimé en centimètres.(femelle) ; maximum. poids publié : 11,20 g

Épines dorsales (total) : 2 ; Rayons mous dorsaux (total) : 8-9 ; Rayons mous anaux : 6 - 7 ; Vertèbres : 21 - 22. Cette espèce se distingue de ses congénères, à l'exception de C. armatus et C. microcephalus, par la présence de dentelures dirigées perpendiculairement sur toute la marge postérieure des épines pectorales (vs. dentelures pointant vers l'origine de l'épine pectorale, ou dirigées vers pointe de la colonne pectorale, ou dentelures dirigées perpendiculairement, le cas échéant, bifides ou limitées à la région proximale de la colonne pectorale ); diffère de C. armatus par l'absence de contact entre l'infra-orbitaire 2 et le composé ptérotique (vs présence) ; diffère de C. microcephalus par la présence d'une série longitudinale de trois grandes taches noires le long de la ligne médiane du flanc (contre quatre ou cinq taches médianes chez C. microcephalus) ; diffère de Corydoras cochui, Corydoras diphyes, Corydoras flaveolus, C. froehlichi, C. gryphus, Corydoras habrosus, Corydoras lacrimostigmata, C. longipinnis, C. lymnades par la région antérieure de la nageoire dorsale noire (vs. avec des points ou des barres noires) ; diffère de Corydoras carlae, Corydoras garbei, Corydoras difluviatilis par sa nageoire pectorale hyaline ou noire (vs. avec des taches ou des barres noires) ; diffère de Corydoras tukano , Corydoras weitzmani par l'absence d'un motif de coloration visible dans la région de l'œil (vs. présence d'une bande noire transversale à travers l'œil) ; diffère de Corydoras gladysae, Corydoras micracanthus, C. petracinii en ayant une épine dorsale relativement longue, avec une extrémité distale enfoncée dépassant légèrement la base du dernier rayon dorsal ramifié (vs. visiblement courte, avec une extrémité distale enfoncée n'atteignant pas la base du dernier rayon dorsal ramifié) ; diffère de C. ehrhardti par la présence de barres noires transversales sur les lobes de la nageoire caudale (par rapport aux lobes de la nageoire caudale hyalins ou brunâtres) ; diffère de Corydoras steindachneri par la présence d'un pli dans la partie médiane de la lèvre inférieure (vs absence)

Note : Les corydoras ont la faculté de respirer directement l’air de surface. En effet, ils possèdent un intestin modifié, hautement vascularisé, qui a évolué pour faciliter l'absorption de l'oxygène atmosphérique et aider à la survie dans des environnements privés d'oxygène.
En aquarium, on les voit parfois remonter à la surface pour prendre de l'air.
Attention ! : Pour cette raison, nombreux sont les auteurs qui insistent sur l’inadéquation de l’utilisation de CO2 en aquarium avec les Corydoras spp..

Chez les Corydoras, l'intestin a acquis le rôle d'organe respiratoire accessoire, probablement en réponse à des conditions environnementales défavorables, tout en conservant les caractéristiques morphologiques pour effectuer le processus d'absorption.
"Si la partie crânienne de l'intestin est le site de digestion et d'absorption, puisque sa structure est celle typique de tous les vertébrés, les portions médiane et caudale de l'intestin remplissent la fonction d'un organe respiratoire car leur muqueuse s'amincit, les villosités ne sont pas observées, les bulles de gaz sont présentes et les entérocytes cuboïdes ou squameux sont en contact étroit avec le réseau capillaire, ce qui peut même atteindre la lumière de l'organe. La partie caudale a des caractéristiques morphologiques, telles que l'abondance des mitochondries et la complexité des plis basolatérales, qui seraient associées à l'osmorégulation, la recirculation de l'eau et le transport des ions." (Silvia E. Plaul, Raquel Pastor, Alcira O. Díaz, Claudio G. Barbeito, 2016)

Les Corydoras sont connus pour "cligner des yeux". Le poisson n’a pas de paupière, mais la capacité d’incliner les yeux vers le bas pour examiner le substrat à proximité. Cette particularité donne l’impression à l’observateur, mais ce n'est qu'une illusion, qu’il lui fait un clin d’oeil.
 
Régime Alimentaire
Les Corydoras spp. sont des omnivores opportunistes fouisseurs à qui il faut impérativement fournir un accès à un substrat doux et profond.
Ils acceptent la plupart des aliments séchés qui coulent, ainsi que de petites proies vivantes (ou éventuellement congelées) telles que les lombrics aquatiques, vers de sang, tubifex...
Afin de les maintenir dans de bonnes conditions, il est cependant indispensable de varier leur alimentation et de leur apporter aussi un part végétale sous forme de comprimés, ou de tranches de légumes pochés, lestées pour rester au fond du bac.

Attention ! : En aucun cas il ne faut s'attendre à ce que les corydoras survivent grâce aux "restes" des autres habitants de l'aquarium ou qu'on puisse compter sur eux pour "nettoyer" l’aquarium. Cet argument de vente est un mensonge éhonté.
Dimorphisme
Les femelles ont tendance à devenir plus grandes que les mâles, et les individus sexuellement matures sont sensiblement plus ronds et plus larges, surtout lorsqu'elles sont gravides.
Les mâles possèdent la plupart du temps un motif de couleur plus intense que celui des femelles, avec une plus grande proportion de marques sombres sur le corps et la nageoire dorsale.
Dangerosité
 
 
 Aucun
Les épines raidies de la nageoire pectorale des Corydoras spp. sont capables de percer la peau humaine et une "piqûre" peut être très douloureuse, il faut donc faire attention en les manipulant.
On pense que les sécrétions des glandes axillaires situées à la base de la colonne vertébrale pourraient même être légèrement toxiques ou venimeuses.
Maintenance
Population
6 minimum (12 recommandé)
Zone
Inférieure
Ratio M/F
2 / 1
Paramètres
Température
        20      22              24      26
pH
         5,5      6            6,5      7
GH
         1       2              10       12
Brassage
Aquarium
Volume
120 l minimum (250 l recommandé)
Longueur
100 cm minimum (120 cm recommandé)
Les Corydoras sont, dans leur très grande majorité, des poissons fréquentant les fleuves et leur affluents. Un aquarium biotope "amazonien fluvial", de forme "rivière" (allongé) permettra de reproduire au mieux leur habitat.
Un substrat constitué de sable fin nu sera indispensable à leur bien-être. Les corydoras sont des fouisseurs actifs muni de fragiles barbillons et un substrat coupant ou abrasif peut leur causer des dommages mortels. Comme ils s’enfoncent profondément dans le substrat, celui ci devra être profond en plus d’être très fin.
Attention ! : Il est particulièrement important que le substrat ne soit pas blessant aussi utilisera-t-on du sable fin ( 50μm à 200 μm), bien qu'un gravier arrondi (200 μm à 2 mm) soit une alternative acceptable à condition qu'il soit maintenu parfaitement propre.
Saisonnièrement, il pourra être complété de débris végétaux (feuilles de chêne ou de hêtre). Une litière de feuilles séchées favorisera l'établissement de colonies de micro-organismes lors de la décomposition. Ces micro-organismes fourniront une source de nourriture secondaire précieuse pour les alevins, tandis que les tanins et autres produits chimiques libérés par les feuilles en décomposition coloreront et acidifieront l’eau, seront bénéfiques à la santé des poissons et aideront à simuler les conditions naturelles.
On évitera cependant la boue absente des milieux fluviaux qu’ils fréquentent.

Les plantes sont rarement nécessaires, mais des branchages peuvent être ajoutés en fond de bac, si la place le permet. La surface de la plage de sable fin doit, dans tous les cas, resté importante. Si vous envisagez la reproduction, des zones de végétations denses permettront cependant aux alevins de survivre à la prédation.
Compte tenu de ces aménagements, le bac devra être d’assez grande taille, plus que la petitesse des poissons ne le laisse supposer en tout cas.

Afin de reproduire le milieu et ses variations saisonnières, la filtration devra être puissante (5 à 10x) et modulable afin de bien différencier les crues de l’étiage.
L’aspiration et le rejet du filtre seront placés afin d’obtenir le flus le plus laminaire possible. Des turbines pourront constituer un complément appréciable si le flux est trop faible, ainsi qu’un venturi pour augmenter l’oxygénation de l’eau.

Les Corydoras sont grégaires et doivent être maintenus en nombre important. Six individus représente un minimum acceptable, mais une douzaine ou plus favorisera les rapports sociaux intra-spécifiques et les rassurera.

Contrairement à une idée reçue, les Corydoras ne sont pas uniquement des poissons de fond et fréquente la mi-eau pour jouer dans le courant et pour se reproduire, et monte fréquemment à la surface pour piper l’air.
Ce sont des poissons très actifs, voire turbulents qui, s’ils sont en confiance, occupent tout l’espace disponible. En cela, ils sont incompatibles avec les poissons territoriaux dans les petits aquariums. Leur vivacité inquiète et perturbe les reproducteurs et nuit à la sérénité de l’aquarium.
Comme toujours en aquariophilie, on veillera à bien choisir les colocataires des corydoras afin de ne pas commettre de bévue.

Variations saisonnières
Attention ! : Les Corydoras fréquentent souvent une large gamme d'habitats dans la nature car ils sont soumis à d'importantes variations saisonnières, souvent accompagnées d’inondations du sous-bois, qui les incitent à explorer un autres environnement que le fleuve.

Dans la plupart des cas, le débit de l’eau augmentent et sa température diminue, accompagnée d’une plus grande oxygénation.
Leur apparente tolérance à des paramètres de l'eau étendus sont donc déterminées par la localité et la saison de collecte.
Il est donc préférable de demander à votre grossiste leur lieu de pêche des poissons convoités s’ils proviennent de prélèvements en milieu naturel, et les conditions d'eau dans laquelle ils ont été maintenu jusqu'à l’achat.

Dans tous les cas on veillera à reproduire au mieux les variations propres à leur milieu. Le respect scrupuleux de ces variations saisonnières favorisera la reproduction, assurera leur bien-être et leur assurera de plus une longévité accrue.

La longévité des Corydoras est assez importante au regard de leur taille et, en aquarium, la plupart peuvent vivre plus de dix ans si les conditions d'accueil sont bonnes.
Le record de longévité est détenu par C. aeneus avec 27 ans.

Attention ! : Les Corydoras, comme tous les poissons sans écailles, supportent très mal les traitements médicaux au sel.

Disponibilité commerciale : Commun

La plupart des poissons disponibles sont élevés en captivité, spécifiquement pour le commerce, mais des spécimens capturés à l'état sauvage sont parfois disponibles et ont des couleurs beaucoup plus vives.

Il s'agit de l'une des premières espèces de Corydoras, avec C. aeneus, à être élevée en aquarium et a été le corydoras phare dans les premières années, lorsque l'aquariophilie a pris de l'essor avec l'arrivée des voyages aériens à la fin des années cinquante, au début des années soixante.

Il existe également une forme albinos de C. paleatus qui est maintenant sélectionnée dans le cadre du hobby.
Reproduction
Type
Ovipare
Difficulté
Possible
Paramètres
Température
21 à 23 °C
pH
6 à 6,5
GH
2 à 6 °GH
Il a été élevé pour la première fois à Paris, en France, par Pierre Carbonnier (1829 -1883) ichtyologiste français, pisciculteur et directeur d'aquarium.

La reproduction de ce corydoras est similaire à celle de la plupart des autres membres du genre. Le frai est déclenché par un changement d’eau et une augmentation du débit simulant une crue saisonnière. L’eau doit être, dans le grande majorité des cas, douce et acide. Dans de nombreux cas, la filtration de l'eau à travers la tourbe est utile, tout comme l'utilisation d’eau osmosée (ou de pluie) afin de diminuer la dureté et le pH.
Beaucoup d'espèces de Corydoras se reproduisent pendant la saison humide qui correspond à l’hiver sous nos latitudes, ce sera donc la saison préférée pour les tentatives de reproduction.
L’alimentation carnée, composée de proies vivantes en abondance participera grandement au déclenchement du frai.
La maturité sexuelle est atteinte durant la première année.

La reproduction peut être obtenue en bac spécifique si l’abondance de proies contrecarre la prédation exercée sur les pontes et les alevins, et que la végétation riveraine permet aux jeunes de s'y soustraire.
Le nombre d’alevins survivants sera néanmoins assez faible.

Pour une reproduction plus conséquente, on privilégiera un bac spécifique dédié au frai. Un ratio de deux mâles par femelle sera alors le meilleur choix.
Lorsque les femelles sont visiblement pleines d’œufs, on peut initier le frai en effectuant un grand changement d'eau (50-70%) avec de l'eau plus fraîche de deux à trois degrés environ, et en augmentant l'oxygénation et le débit dans de l'eau dans l’aquarium.
Cette opération sera répétée quotidiennement jusqu'à ce que les poissons frayent.

Le comportement de frai est caractérisé par une augmentation de l’activité des mâles qui poursuivent assidument les femelles.
La femelle réceptive permettra à un mâle de la caresser avec ses barbillons, prenant une position en T, dans laquelle le mâle saisit les barbillons femelles entre ses nageoires pectorales et le corps. Il libère alors des spermatozoïdes et on pense que cela passe par la bouchent les branchies de la femelle, et dirigé vers ses nageoires pelviennes. La femelle utilise ses nageoires pelviennes pour former un "panier", dans lequel elle dépose les ovules. Trois ou quatre peuvent être expulsés à la fois.
Une fois l'ovule fécondé, la femelle nage jusqu'à un endroit approprié, où elle fixe les œufs très collants. Le couple répète ce processus jusqu'à ce que tous les œufs aient été fécondés et fixés.
En groupe, on voit souvent plusieurs mâles suivant la femelle quand elle va déposer l’oeuf, dans un effort pour être le prochain mâle choisi pour la fertiliser.

La fertilité reste cependant assez faible et les oeufs non fécondés sont assez nombreux. Pour éviter la moisissure on peut introduire dans le bac de ponte des crevettes de type néocaridines qui consomment les oeufs non fécondés et délaissent ceux qui le sont.

Les œufs sont normalement déposés sur les supports durs de l'aquarium, notamment les vitres, mais aussi parmi la végétation à feuilles fines.
On peut aussi prévoir des alternatives sous la forme de vadrouilles de frai, ces dernières étant particulièrement recommandées car elles facilitent le retrait des œufs.

Une fois le frai terminé, les adultes ou les œufs doivent être retirés du bac de frai.
Les oeufs déposés sur le verre peuvent être généralement roulé doucement avec un doigt et décollés. Les vadrouilles sont retirées.

L'aquarium d'accueil doit contenir la même eau que le bac de frai, avec les même paramètres, et être également bien oxygéné.
La plupart des éleveurs ajoutent quelques gouttes de bleu de méthylène, ou un ou deux cônes d'aulne à ce stade afin d'éviter que les œufs ne moisissent.
Il est aussi recommandé de disposer une fine couche de sable au fond du bac.
Les alevins semblent plus sains et moins sensibles aux maladies lorsqu'ils sont maintenus ainsi plutôt que sur un sol nu.

L'incubation dure normalement trois à quatre jours et une fois que les alevins ont entièrement absorbé leur sac vitellin, on peut commencer à nourrir un peu (afin de ne pas trop polluer) avec des infusoires, mais ils sont rapidement capables d'accepter de petits aliments vivants tels que les micro vers, nauplies d’artémias…
Les alevins de Corydoras ne sont pas parmi les plus faciles à élever, car ils nécessitent une eau d'excellente qualité et la filtration doit être efficace sans être turbulente. Un filtre interne équipé d'un système venturi et de mousse fine, permet une filtration simple et silencieuse sans aspirer les alevins encore fragiles.

Attention ! : Les Corydoras sont susceptibles de s'hybrider et on veillera impérativement à ne pas mélanger les espèces afin de l'éviter.
Commentaires
Étymologie : Corydoras, du grec ancien κόρυς (korus), qui signifie "casque", et δορά (dora), qui signifie "peau (de bête)", en référence aux rangées de plaques osseuses sur les flancs des membres du genre, et paleatus, du latin pălĕă, "barbillon (de coq)", ici, pourvu de barbillons.

Note : Corydoras paleatus a été découvert par Charles Darwin (tout du moins ses collaborateurs) il y a presque deux-cents ans au cours de son voyage de recherche à bord du navire HMS Beagle de 1831 à 1836. Il a rapporté les cinq premiers spécimens en Angleterre. Ils ont ensuite été décrits par Jenyns en 1842 sous le taxon protonyme "Callichthys paleatus".
Références
GBIF, IUCN,
Fishbase, Seriously Fish, Scotcat,
- Alexandrou, Markos & Taylor, Martin. "Evolution, ecology and taxonomy of the Corydoradinae revisited." (2011)
- Britto, M.R. "Callichthyidae". in L.J. de Queiroz, G. Torrente-Vilara, W.M. Ohara, THS Pires, J. Zuanon et C.R.C. Doria (éd.), Peixes do Rio Madeira, Volume II. Y Cuyari Pirá-Ketá , pp. 180-195. Documentaire latino-américain Dialeto, Santo Antonio Energia São Paulo. (2013)
- Burgess, W.E., "Colored atlas of miniature catfish. Every species of Corydoras, Brochis and Aspidoras." T.F.H. Publications, Inc., USA. (1992)
- Frederico, R.G. "Corydoras paleatus" Liste rouge de l'UICN des espèces menacées 2023
- Fuller, I. and Evers, H.-G. "Corydoradine catfish identification. Aspidoras-Brochis-Corydoras-Scleromystax and C numbers". Ian Fuller Enterprises, Worcestershire. (2005)
- Instrução Normativa Interministerial N° 001, dated January 3, 2012. Establish standards, standards and criteria for the exploitation of natural or exotic species of continental water for ornamental or aquarium purposes. Official Journal of the Union. Brazil. (2012).
- Müller, J.: et al., . Air breathing among fishes: an updated and annotated checklist. (2022)
- Reis, R.E., "Callichthyidae (Armored catfishes)". In R.E. Reis, S.O. Kullander and C.J. Ferraris, Jr. (eds.) "Checklist of the Freshwater Fishes of South and Central America". Porto Alegre: EDIPUCRS, Brasil. (2003)
- Schliewen, U.K., 1992. Aquarium fish. Barron's Education Series, Incorporated.
- Tencatt, L. F. C., M. R. Britto and C. S. Pavanelli, 2016. Revisionary study of the armored catfish Corydoras paleatus (Jenyns, 1842) (Siluriformes: Callichthyidae) over 180 years after its discovery by Darwin, with description of a new species. Neotropical Ichthyology 14(1):75-94.

Pour citer cette fiche :"Corydoras paleatus, Jenyns, 1842" B-Aqua / TE, GP (2021-24)