Le volume est donné à titre indicatif, en fonction d’un nombre d’individus minimum, conditionné par le mode de vie de l'espèce, et à l’exclusion d’autres espèces.
En clair, si on convoite deux espèces nécessitant cent litres chacune, cela fait un volume deux cents litres à partager , en particulier si elles occupent les mêmes espaces de nage !
Belontia signata fréquente les cours d’eau forestiers à débit lent, peu profonds et clairs, généralement avec un substrat de galets ou de sable.
Un substrat meuble et sablonneux avec des racines et des branches de bois placées de manière à former de nombreux endroits ombragés et des grottes sera privilégié.
L’ajout de litière de feuilles séchées (les feuilles de hêtre, de chêne ou autres accentueraient davantage la sensation naturelle et, avec elle, la croissance de colonies de microbes bénéfiques au fur et à mesure de la décomposition. Ceux-ci peuvent constituer une source de nourriture secondaire précieuse pour les alevins, tandis que les tanins et autres produits chimiques libérés par les feuilles en décomposition aideront à simuler un environnement d'eaux noires. Des cônes d’aulne peuvent également être utilisés à cette dernière fin.
Il est possible d'utiliser de la tourbe pour acidifier l'eau, mais pas nécessaire pour cette espèce.
En effet, utiliser de la tourbe naturelle, dont la collecte est à la fois non durable et destructrice pour l’environnement, reste difficilement defendable.
Un éclairage assez faible est recommandé et les espèces végétales de genres tels que Microsorum, Taxiphyllum, Cryptocoryne et Anubias sont les meilleures car elles pousseront dans de telles conditions acides.
Des plantes flottantes permettant de diffuser la lumière et servant de support à la ponte peuvent avantageusement être ajoutées.
Étant donné que cette espèce fréquente naturellement des environnements lents ou stagnants, la filtration, ou du moins le débit d’eau, ne devrait pas être très forte.
On peut cependant prévoir une possible variation du flux permettant de simuler les variations de milieu.
L'aquarium doit être couvert, car ce prédateur peut sauter hors de l'eau.
Assurez-vous aussi de laisser un espace d'environ trois centimètres entre la surface de l'eau et le couvercle de l'aquarium car, comme tout anabantidé, le poisson a besoin d'accéder à l'air atmosphérique pour survivre.
Ces poissons atteignent la taille imposante de vingt centimètres, et nécessite un aquarium de grand volume.
Et, si les adultes sont territoriaux et généralement solitaires, les juvéniles forment de petits bancs de quelques individus.
On le maintiendra en harem, ou en groupe uniquement si la taille de l'aquarium le permet.
Il faut cependant éviter d'associer des mâles ensembles dans un volume inférieur à cinq cents litres car les altercations seraient inévitables , leur caractère étant proche à celui des Macropodes.
Il n'est pas recommandé de le maintenir en aquarium communautaire, mais il peut toutefois être maintenu aux côtés d'autres poissons de grande taille dans des installations de grand volume.
Il est préférable d'éviter les petits poissons et les crevettes car ils peuvent être mangés.
Les cyprinidés paisibles du même milieu, de taille moyenne à grande et en bancs peuvent convenir, mais leur reproduction sera compromise par la prédation.
Les poissons de forme similaire tels que d'autres anabantoïdes et certains cichlidés doivent être bannis, car dans la majorité des cas, ils ne seront pas tolérés.
Attention ! : Les espèces de Belontia ne sont pas grégaires sauf lorsqu'elles sont juvéniles, les mâles étant agressifs envers leurs congénères, y compris les femelles non nuptiales.
Des précautions particulières doivent être prises lors de l'introduction de nouveaux spécimens dans un groupe existant, car les nouveaux arrivants peuvent être agressés, voire tués.
Disponibilité commerciale : Disponible
Il s’agit d’une espèce populaire dans le commerce des aquariums et un nombre considérable de Belontia signa est exporté chaque année (Gunasekara 2011).
Cette espèce est menacée, entre autres, par la surexploitation pour le commerce des aquariums, mais son exportation est cependant limitée conformément à la loi n° 02 de 2006 sur la pêche et les ressources aquatiques.
On veillera à bien connaitre l'origine des poissons convoités, les spécimens naturels étant plus difficiles à acclimater, et surtout à privilégier les poissons issus d'élevage.
Le poisson étant vulnérable dans son milieu, et dans le cadre d'une aquariophilie responsable, on ne l'accueillera que dans le but de le reproduire et de le diffuser.