Barbeau à rayures dorées
Le Barbeau à rayures dorées fréquente les cours d'eau de plaine et de montagne. Il est assurément potamodrome.
On l'accueillera donc en aquarium "rivière vive" , d'eau claire, plutôt fraiche et soumise à d'importantes variations saisonnières.


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Taxinomie
Descripteur : Bleeker, 1854
Classe: Actinopterygii
Ordre: Cypriniformes
Famille:  Cyprinidae
Genre:  Crossocheilus
Synonymes
Crossocheilus kalliurus (Smith, 1945)
Lobocheilos cobitis Bleeker, 1854
Noms Communs
Barbeau à rayures dorées
Membres du genre Crossocheilus
Crossocheilus atrilimes (Kottelat, 2000)
Crossocheilus latius (Hamilton, 1822)
Crossocheilus oblongus (Kuhl & Van Hasselt, 1823)
Crossocheilus elegans (Kottelat & Tan, 2011)
Crossocheilus cobitis (Bleeker, 1854)
Crossocheilus langei (Bleeker, 1860)
Origine géographique
Aire d'origine : Asie
Brunei Darussalam, Cambodge, Indonésie, Laos, Malaisie, Thaïlande, Viet Nam
Crossocheilus cobitis est présent du bassin du Mékong à la Malaisie et à l'Indonésie.
Dans le Mékong, il est connu du delta et de la rivière Bassac (Rainboth 1996) jusqu'au Laos (Kottelat 2001).
On le trouve également dans le bassin du Chao Phraya en Thaïlande et en Malaisie péninsulaire, à Sabah (dans la vallée de Danum, le cours inférieur du Segama et les sources du Kuamut) et à Sarawak (bassin du Rajang), ainsi qu'à Brunei Darussalam, en Indonésie (Padang, à Sumatra ; bassins du Kapuas, y compris les lacs Kapuas, et du Mahakam, à Kalimantan) et à Java (Jakarta et Surabaya, Roberts 1989).
Environnement
Paramètres
Milieu
Douce
Crossocheilus cobitis fréquente les cours d'eau principaux et leurs affluents les plus importants (Rainboth, 1996).
On le trouve généralement dans les grands fleuves aux eaux troubles, souvent sous les maisons flottantes, les troncs d'arbres et les bateaux (Kottelat, M., 2001).
Il vit au fond des rivières. Il se déplace probablement vers les plaines inondables lors des crues et pourrait s'y reproduire (Rainboth, W.J., 1996).
Aucune donnée démographique n'est disponible pour l'ensemble de l'aire de répartition de cette espèce, bien qu'elle soit omniprésente et abondante dans les eaux vives de Bornéo (Martin-Smith et Tan 1998)

Cette espèce est largement répandue dans une grande partie de l'Asie du Sud-Est, sa population est considérée comme stable et aucune menace n'est connue. Elle est donc classée comme de "Préoccupation mineure".
Description
Taille
: 12 à 15 cm SL
Respiration
Branchiale
Longévité
10 à 15 ans
Régime
Algivore
Les membres du genre Crossocheilus se caractérisent par la présence de huit rayons ramifiés à la nageoire dorsale, de lobes rostral immobiles, de l'absence d'épine dorsale et par le fait que les lèvres supérieure et inférieure ne sont pas reliées, la lèvre supérieure étant attachée à la mâchoire inférieure par une fine membrane.

Bien qu'il soit parfois difficile de distinguer les poissons vendus sous l'appellation "C. siamensis ", l'identification est relativement simple.

Crossocheilus cobitis se distingue de ses congénères par la combinaison de caractères suivante :
Deux paires de barbillons, une bande latérale médiane continue allant de l'extrémité du museau à la base de la nageoire caudale, avec une petite tache bien visible à l'extrémité postérieure, faiblement marquée sur la nageoire caudale, une marque discrète entre l'anus et l'origine de la nageoire anale chez les juvéniles et une bouche étroite.

Présence d'une bande noire s'étendant de la tête à une tache élargie à la base de la nageoire caudale, sans toutefois recouvrir la nageoire elle-même ; 10 écailles prédorsales ; barbillons maxillaires et rostral de grande taille ; 18 à 20 branchiospines sur le premier arc branchial (Rainboth, W.J., 1996).

Longueur maximale : 14,8 cm LT Longueur standard qui exprime la longueur totale d'un poisson. La longueur totale (LT, Longueur standard qui exprime la longueur totale d'un poisson. La longueur totale (LT, TL en anglais) mesure la longueur extrême mais les filaments en extension de la queue sont toujours ignorés. Longueur standard qui exprime la longueur totale d'un poisson. La longueur totale (LT, Longueur standard qui exprime la longueur totale d'un poisson. La longueur totale (LT, TL en anglais) mesure la longueur extrême mais les filaments en extension de la queue sont toujours ignorés. TL en anglais) mesure la longueur extrême mais les filaments en extension de la queue sont toujours ignorés. TL en anglais) mesure la longueur extrême mais les filaments en extension de la queue sont toujours ignorés. Longueur standard qui exprime la longueur totale d'un poisson. La longueur totale (LT, Longueur standard qui exprime la longueur totale d'un poisson. La longueur totale (LT, TL en anglais) mesure la longueur extrême mais les filaments en extension de la queue sont toujours ignorés. Longueur standard qui exprime la longueur totale d'un poisson. La longueur totale (LT, Longueur standard qui exprime la longueur totale d'un poisson. La longueur totale (LT, TL en anglais) mesure la longueur extrême mais les filaments en extension de la queue sont toujours ignorés. TL en anglais) mesure la longueur extrême mais les filaments en extension de la queue sont toujours ignorés. TL en anglais) mesure la longueur extrême mais les filaments en extension de la queue sont toujours ignorés.mâle/non sexé (Kottelat, M., A.J. Whitten, S.N. Kartikasari and S. Wirjoatmodjo, 1993)
 
Régime Alimentaire
Il se nourrit d'algues, de périphyton, de phytoplancton et de zooplancton (Rainboth, W.J., 1996).

Les Crossocheilus spp. sont connus pour consommer des algues, principalement des algues pinceaux de la famille des Rhodophyta. Toutefois, ils semblent ne les consommer que dans sa phase de croissance et ne plus s'y intéresser une fois la taille adultes atteinte. Même s'ils peuvent aider a se débarrasser des algues pinceaux, ils ne doivent en aucun cas être maintenus juste pour cela.

Dans la nature, les espèces de Crossocheilus sont des brouteurs qui se nourrissent d'algues, de diatomées et d'autres phytoplanctons, ainsi que de micro-organismes associés.
Du fait de son régime algivore, son domaine vital, se mesurant en surface de gagnage, doit être spacieux.

En aquarium, il convient donc d'éviter l'utilisation d'aliments riches en protéines, car les poissons sont incapables de métaboliser efficacement certains composants.
Une consommation régulière et prolongée peut entraîner des dépôts excessifs de graisse, voire une dégénérescence des organes digestifs.

Des produits séchés de bonne qualité riches en spiruline ou équivalent est idéal, mais une quantité importante de matières végétales doit également être incluse dans le régime comme des pois écossés, de la courgette blanchie, des épinards et des fruits hachés...

Attention ! : Même s'il peut aider a limiter la croissance des algues, il ne doit en aucun cas être maintenu juste pour cette raison.
Dans ce cas, il mourrait de faim dès sa tache accomplie.
Dimorphisme
Les femelles sexuellement matures sont normalement plus rondes que les mâles, mais il est impossible de sexer les jeunes poissons avec précision sur ces caractéristiques externes.
Dangerosité
 
 
 Aucun
Maintenance
Population
4 minimum (6 recommandé)
Zone
Inférieure, Centrale
Ratio M/F
1 / 1
Paramètres
Température
        18      23              25      27
pH
         6      6,5            7      7,5
GH
         2       5              8       12
Brassage
Aquarium
Volume
250 l minimum (300 l recommandé)
Longueur
120 cm minimum (150 cm recommandé)
C. cobitis est principalement une espèce de plaine qui habite les cours inférieurs des rivières et se trouve souvent dans des eaux troubles avec des substrats boueux où elle a tendance à être collectée près d'objets solides submergés tels que des troncs d'arbres, des maisons flottantes et des bateaux stationnaires.

Les espèces de Crossocheilus vivent dans les cours d'eau et leurs affluents, sur des substrats de rochers, de galets, de gravier et de sable, souvent dans des zones où affleurent des bois flottés ou des racines d'arbres.
L'eau claire, souvent peu profonde, permet à la lumière du soleil de pénétrer la surface et favorise le développement d'un biofilm riche recouvrant les surfaces immergées, sur lesquelles les poissons se nourrissent.

Attention ! : On pense qu'ils effectuent des migrations saisonnières au cours desquelles on les trouve dans des eaux plus profondes et plus troubles.
On considère souvent qu'un poisson potamodrome Qui migre exclusivement dans les cours d'eau douce.est facile à maintenir car supportant une large palette de paramètres de l'eau. En fait, ce n’est pas tout à fait vrai, un potamodrome Qui migre exclusivement dans les cours d'eau douce.a un besoin vital de ces changements naturels saisonniers. Il est donc impératif de les lui fournir. (N.D.A.)

On composera donc pour le bien-être de cette espèce, un aquarium rivière vive, dans un bac tout en longueur. Il sera assez grand et contiendra une eau claire et oxygénée, avec un substrat composé de roches émoussées de tailles variées (galets), de gravier polis par l'eau, et de sable fin.
Ces supports doivent être bien éclairées, afin que se développe du biofilm. Un éclairage vif favorisera la croissance d'algues dont les poissons se nourriront.

La filtration doit être assez forte afin de parfaitement oxygéner l'eau et de créer un courant vif. La possibilité de faire varier le flux sera un plus appréciable, le poisson étant inféodé à de fortes variations saisonnières d'habitat.
Comme de nombreux poissons d'eau courante, il est sensible à l'accumulation de déchets organiques et exige une eau parfaitement propre en permanence pour prospérer. Il se développe également mieux avec un taux élevé d'oxygène dissous et une bonne circulation d'eau dans l'aquarium.
L'utilisation de filtres externes puissants (x10 ou plus), de pompes de brassage temporaire ou d'appareils similaires est donc recommandée.

Si la plupart des plantes ne prospèrent pas dans un tel environnement, des espèces robustes comme les Microsorum, Bolbitis ou Anubias spp. peuvent être cultivées fixées au décor.

Très pacifique, il peut parfaitement être maintenu en aquarium biotope communautaire. La seul difficulté sera de trouver des colocataires appréciant le même type d'environnement fortement brassé.

Les Crossocheilus spp. vivent généralement en petits groupes dans leur milieu naturel et peuvent se montrer timides ou craintifs s'ils sont maintenus seuls ou en petit nombre. Ce sont des poissons grégaires, et non des bancs, qui développent une hiérarchie bien définie. Il est préférable de les maintenir en groupe de six individus ou plus, car les plus faibles risquent d'être constamment harcelés si le nombre est insuffisant. Vous profiterez ainsi d'un aquarium plus naturel et d'interactions intéressantes entre les poissons.

Attention ! : Les Crossocheilus spp. ont la réputation de s'attaquer aux autres poissons et leur infliger des blessures importantes. Cela n'arrive que si le poisson n'est pas accueilli comme il se doit, dans un milieu lui convenant.
Le volume utile est donné à titre indicatif, en fonction d’un nombre d’individus minimum. Il est conditionné par le mode de vie de l'espèce, et à l’exclusion d’autres espèces.
En clair, si on convoite deux espèces nécessitant cent litres chacune, cela fait un volume deux cents litres à partager, en particulier si elles occupent les mêmes espaces de nage ou la même niche écologique !"

Disponibilité commerciale : Très rare

On ne dispose d'aucune information sur l'utilisation ou le commerce de cette espèce.
Il est possible cependant qu'elle apparaisse sporadiquement dans le commerce en lieu et place d'autres espèces du genre.
Elle serait alors mal identifiée et l'aquariophile devra faire preuve de vigilance lors de l'achat de Crossocheilus spp..

Attention ! : Crossocheilus cobitis fréquente une large gamme d'habitats dans la nature, et est de plus soumis à d'importantes variations saisonnières, d'où son apparente tolérance à des paramètres de l'eau extrêmement divers. En réalité, ses exigences initiales sont déterminées par la localité et la saison de collecte. Il est donc préférable de demander à votre grossiste le lieu de pêche des poissons convoités et les conditions d'eau dans laquelle ils ont été maintenu jusqu'a l'achat.

Note : Compte tenu de sa vaste répartition naturelle, il semble logique que cette espèce soit ou ait été disponible en aquariophilie, même si son nom correct n'a peut-être jamais été utilisé.
La grande majorité des espèces de Crossocheilus à rayures latérales commercialisées en aquariophilie ornementale le sont sous le nom de "Crossocheilus siamensis", un synonyme invalide d'Epalzeorhynchos siamensis, lui-même synonyme de Crossocheilus oblongus .
Reproduction
Type
Ovipare
Difficulté
Difficile
La reproduction en aquarium semble difficile à mener à terme et il n'y a aucun retour d'expérience de reproduction réussie pour cette espèce.
Ce Crossocheilus n'est pas élevé pour le commerce, mais les poissons du même genre largement disponibles sont élevés grâce à l'utilisation d'hormones.

Les Crossocheilus spp. sont potamodromes Qui migre exclusivement dans les cours d'eau douce.et effectuent des migrations saisonnières.
Ils sont de ce fait difficiles à reproduire sans un bac spécifique simulant les importants changements de milieu indispensables au frai et à l'élevage des alevins.
Commentaires
Etymologie : Crossochilus du grec κροσσός (krossós), "pompon, frange", et χεῖλος (kheîlos), "lèvre", et cobitis, du grec ancien κωβῖτις (kobitis) "comme un goujon", en référence à la ressemblance de cette espèce avec certaines loches de la famille des Cobitidae.

Utilisation traditionnelle, scientifique et/ou commerciale :
Cette espèce est utilisée dans le secteur de la pêche. Elle sert à la fabrication de produits de poisson fermentés dans les pays du Mékong. Il est utilisé couramment pour le prahoc ou le nuoc mam (Rainboth, 1996).
Références
GBIF, IUCN,
Fishbase, Seriously fish
- Ahmad, A.B. "Crossocheilus cobitis". The IUCN Red List of Threatened Species 2020
- Baensch, H.A. and R. Riehl, 1985. Aquarien atlas. Band 2. Mergus, Verlag für Natur-und Heimtierkunde GmbH, Melle, Germany.
- Bănărescu, P. M., "A review of the species of Crossocheilus, Epalzeorhynchos and Paracrossochilus (Pisces, Cyprinidae)." in Travaux du Muséum d'Histoire Naturelle 28: 141-161 (1986)
- Bleeker, P., "Nieuwe tientallen diagnostische beschrijvingen van nieuwe of weinig bekende vischsoorten van Sumatra." in Natuurkundig Tijdschrift voor Nederlandsch Indië v. 5: 495-534 (1854)
- Ciccotto, P.J., Pfeiffer, J.M. and Page, L.M. 2017. Revision of the Cyprinid Genus Crossocheilus (Tribe Labeonini) with Description of a New Species. Copeia 105(2): 269-292.
- Kottelat, M., A.J. Whitten, S.N. Kartikasari and S. Wirjoatmodjo, 1993. Freshwater fishes of Western Indonesia and Sulawesi. Periplus Editions, Hong Kong
- Kottelat, M., "Fishes of Laos." WHT Publications, Colombo: 1-198 (2001)
- Kottelat, M. and E. Widjanarti, "The fishes of Danau Sentarum National Park and the Kapuas Lakes area, Kalimantan Barat, Indonesia." The Raffles Bulletin of Zoology Supplement 13: 139-173 (2005)
- Kottelat, M. and H. H. Tan, "Crossocheilus elegans, a new species of fish from northern Borneo (Teleostei: Cyprinidae)." The Raffles Bulletin of Zoology 59(2): 195-199 (2011)
- Kottelat, M. "The fishes of the inland waters of southeast Asia: a catalogue and core bibiography of the fishes known to occur in freshwaters, mangroves and estuaries". in Raffles Bulletin of Zoology Supplement No. 27: 1-663. (2013)
- Kottelat, M. 2001. Fishes of Laos. WHT Publications Ltd, Colombo 5, Sri Lanka.
- Martin-Smith, K.M. and Tan, H.H. 1998. Diversity of freshwater fishes from eastern Sabah: annotated checklist for Danum valley and a consideration of inter- and intra-catchment variability. Raffles Bulletin of Zoology 46(2): 573-604.
- Rainboth, W.J. 1996. Fishes of the Cambodian Mekong. Food and Agriculture Organization of the United Nations (FAO), Rome, Italy.
- Roberts, T.R. 1989. The Freshwater Fishes of Western Borneo (Kalimantan Barat, Indonesia). California Academy of Science, San Francisco.
- Su, R.-F., J.-X. Yang and Y.-R. Chen, "A review of the Chinese species of Crossocheilus, with description of a new species (Ostariophysi: Cyprinidae)." in The Raffles Bulletin of Zoology 48(2): 215-221 (2000)
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- Zhou, W. and Cui, G.H. 1996. A review of Tor species from the Lancangjiang River (Upper Mekong River), China (Teleostei: Cyprinidae). . Ichthyological Exploration of Freshwaters 7: 131-142.

Pour citer cette fiche :"Crossocheilus cobitis, Bleeker, 1854" B-Aqua / GP (2026)