Apistogramma borellii
Apisto de Borelli
Retrouvez dans cette fiche, toutes les informations sur les Apistogramma borellii (Apisto de Borelli) . D'où ils viennent, comment les maintenir en aquarium, comment les reproduire,...

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Apistogramma borellii
Taxinomie
Descripteur : Regan, 1906
Classe: Actinopterygii
Ordre: Perciformes
Famille:  Cichlidae
Genre:  Apistogramma
Synonymes
Heterogramma borellii (Regan, 1906)
Heterogramma ritense (Haseman, 1911)
Heterogramma rondoni (Miranda Ribeiro, 1918)
Apistogramma aequipinnis (Ahl, 1938)
Apistogramma reitzigi (Mitsch, 1938)
Noms Communs
Apisto de Borelli
Apistogramme de Borelli
Cichlidé ombrelle
Acara (port)
Borelli's dwarf cichlid (en)
Umbrella cichlid (en)
Membres du genre Apistogramma
Apistogramma acrensis (Staeck, 2003)
Apistogramma agassizii (Steindachner, 1875)
Apistogramma aguarico (Römer & Hahn, 2013)
Apistogramma alacrina (Kullander, 2004)
Apistogramma amoena (Cope, 1872)
Apistogramma angayuara (Kullander & Ferreira, 2005)
Apistogramma arua (Römer & Warzel, 1998)
Apistogramma atahualpa (Römer, 1997)
Apistogramma baenschi (Römer, Hahn, Römer, Soares & Wöhler, 2004)
Apistogramma bitaeniata (Pellegrin, 1936)
Apistogramma borellii (Regan, 1906)
Apistogramma brevis (Kullander, 1980)
Apistogramma commbrae (Regan, 1906)
Apistogramma gephyra (Kullander, 1980)
Apistogramma cacatuoides (Hoedeman, 1951)
Apistogramma caetei (Kullander, 1980)
Apistogramma caudomaculata (Mesa S. & Lasso, 2011)
Apistogramma cruzi (Kullander, 1986)
Apistogramma diplotaenia (Kullander, 1987)
Apistogramma elizabethae (Kullander, 1980)
Apistogramma eremnopyge (Ready & Kullander, 2004)
Apistogramma erythrura (Staeck & Schindler, 2008)
Apistogramma eunotus (Kullander,1981)
Apistogramma geisleri (Meinken, 1971)
Apistogramma gibbiceps (Meinken, 1969)
25 premiers résultats seulement

Origine géographique
Aire d'origine : Amérique du sud
Argentine, Brésil, Paraguay, Uruguay
La localité type est Carandàzinho (aujourd'hui orthographié Carand`zinho), dans le bassin du rio Paraguay, dans l'état de Mato Grosso au Brésil. L'aire de répartition s'étend sur le sud du Brésil, le Paraguay, l'Uruguay et le nord de l'Argentine. Il est présent dans les ruisseaux et les affluents des bassins inférieurs des Rio Paraguay et Paraná.
Environnement
Paramètres
Milieu
Douce
Température
15 à 28 °C
pH
5 à 8
Conductivité
18 à 268 µS/cm
On trouve Apistogramma borellii dans les bassins hydrographiques du Paraguay, du Parana et de l'Uruguay au Brésil, en Bolivie, au Paraguay et en Argentine. Ces zones représentent certaines des régions les plus méridionales dans lesquelles se trouvent les Apistos. Par conséquent, les poissons de ces zones sont exposés à des températures d'eau plus froides que la plupart des poissons du genre. Des Apistogramma borellii ont même été trouvés dans des eaux avec des températures aussi basses que 12°C, (et même 6,5 °C selon certaines sources. à vérifier) !
Description
Taille
: 5 à 6 cm SL  
: 4 à 5 cm SL
Respiration
Branchiale
Longévité
3 à 4 ans
Régime
Carnivore
C'est l'un des Apistogrammes les plus petits, la taille de l'holotype L’holotype (du préfixe grec holo- qui vient du grec όλος, (olos) "entier, tout" et τύπος (túpos), "type", est le spécimen de référence (conservé) qui a servi à la description d’une nouvelle espèce.mâle était de seulement 3,9  cm. En aquarium, ils sont habituellement plus grands. Les mâles peuvent mesurer près de 6,5  cm et les femelles environ 5  cm.

Apistogramma Borellii est une espèce polychromatique qui se décline dans une variété de motifs de couleurs différentes et, dans de nombreux cas, une seule population produira plusieurs variantes distinctes.
Dans la nature, il existe de nombreuses formes dont certaines sont particulièrement colorées.

Selon la provenance, ils seront à dominante jaune ou bleu, brun ou vert olive.
La femelle présente souvent une couleur de fond jaunâtre, et le mâle une nageoire dorsale haute et bien colorée, les pelviennes sont également développées et colorées, la nageoire caudale est arrondie.
Certains mâles ont des stries rouges vives sur le visage.
Parfois, ces variétés colorées ont reçu des noms commerciaux, comme Apistogramma sp "Opal".
Ces dernières années, l'Apistogramma sp. "Steel Blue" (Bleu acier) a été largement distribué sous le nom d'Apistogramma Borellii. Ce sont sans doute des hybrides obtenus artificiellement à partir d'Apistogramma resticulosa, ou A. caetei.

Note : Le genre Apistogramma est l'un des genres de cichlidés sud-américains les mieux représenté avec environ soixante-dix espèces valides à l'heure actuelle mais beaucoup d'autres attendent d'être décrites. En outre, de nombreuses espèces existent sous deux ou plusieurs formes de couleurs géographiques qui peuvent ou non se révéler distinctes à l'avenir. Les amateurs ont tendance à les étiqueter avec les données de collecte si elles sont disponibles afin d'éviter de les mélanger et d'éviter le potentiel d'hybridation.
Les espèces du genre ont également été organisées en une série de lignées, de complexes et de groupes d'espèces par les auteurs afin de mieux les séparer. Ces listes ont été complétées par des poissons qui sont apparus dans le commerce des aquariums et sont dans un état de flux quasi constant. Le groupe A. borellii, par exemple, est classé au sein d'une plus grande lignée A. regani .

Attention ! Apistogramma Borellii a été décrit pour la première fois par Regan en 1906 et a ensuite été mal identifié comme A. ritensis, A. rondoni, A reitzigi et enfin comme A. aequipinnus en 1938. Bien sûr, chaque scientifique qui a décrit cette espèce pensait avoir la description valide et il y avait beaucoup d'erreurs d'identification de ce poisson. Cependant, à la fin des années 1930, il est devenu communément admis que le nom correct de ce poisson devrait être A. reitzigi et le poisson était universellement accepté comme tel. Pour compliquer encore les choses, en 1961 Apistogramma cacatuoides a été identifié par erreur dans le passe-temps comme A. borellii. Ainsi, nous avons été confrontés à une situation où A. borellii était communément connu sous un mauvais nom et un mauvais poisson était communément connu sous le nom d'A. borellii. Cette situation a duré jusqu'en 1983 lorsque R. Sven Kullander a réexaminé le matériel d'origine et a pu nommer correctement ces poissons.
 
Régime Alimentaire
Principalement carnivore, dans la nature, il se nourrit principalement d'invertébrés benthiques comme des vers, crustacés, insectes...

En aquarium, les spécimens d'élevage acceptent généralement les aliments secs, mais des aliments vivants et congelés tels qu'Artémies, Daphnies, vers de sang... doivent être impérativement et régulièrement proposés, bien que la plupart des spécimens apprendront également à accepter des alternatives séchées avec des produits en granulés, généralement préférés aux flocons.
Les spécimens sauvages seront plus difficiles, et devront être approvisionnés en proies vivantes.
Dimorphisme
Les mâles sont plus gros, plus colorés et possèdent des nageoires plus longues que les femelles.
Dangerosité
 
 
 Aucun
Maintenance
Population
2 minimum (2 recommandé)
Zone
Inférieure
Ratio M/F
1 / 1
Paramètres
Température
        18      22              24      28
pH
         5,5      5,8            6,5      7,5
GH
         1       4              6       8
Brassage
Aquarium
Volume
50 l minimum (80 l recommandé)
Longueur
60 cm minimum
La maintenance ne pose pas de problème particulier. Un aquarium agencé pour reproduire un biotope amazonien est cependant la meilleure option.
Le substrat sera composé de sable de rivière plutôt fin et le décor de quelques branches de bois flotté ou de racines, offrant à la fois refuges, sites de ponte et lumière tamisée. Quelques poignées de feuilles séchées (hêtre, chêne, catappa…) donneront un aspect naturel. Ce lit de feuilles sera un milieu propice au développement d'une micro-faune susceptible de fournir un apport alimentaire secondaire notamment aux alevins, tandis que les tanins et autres produits chimiques libérés par les feuilles en décomposition aideront à simuler les conditions naturelles.
Il convient cependant de les remplacer après quelques semaines afin qu’elles ne pourrissent pas et ne salissent pas l’eau. Le bois et les feuilles donneront une couleur ambrée. Un petit filet rempli de tourbe pourra être ajouté au filtre ou suspendu au bord du réservoir, pour achever la simulation des eaux noires.
Les plantes aquatiques ne sont pas présentes dans les eaux naturelles de cette espèce.
On peut néanmoins ajouter Microsorum, Taxiphyllum, Cryptocoryne ou Anubias , plantes qui pousseront dans des conditions de faible lumière. Quelques parcelles de végétation flottante pourront aussi diffuser la lumière.

L'aquarium devra être correctement fermé et le débit de la filtration devra rester modéré et il est préférable d'éviter de très gros changements d'eau si le bac est bien équilibré.

Les poissons d'élevage sont relativement faciles à vivre et supporteront une température comprise entre 20 et 26 °C, mais il faut envisager de devoir refroidir l'aquarium en cas de fortes chaleurs en été.

Les populations sauvages ont été collectées dans des habitats avec des valeurs de pH record comprises entre 5,0 et 8,0 selon la localité et une dureté comprise entre 18 et 268 ppm. Il convient donc de bien connaitre l'origine de la souche maintenue afin de tenir compte de ses exigences particulières.

Des dimensions de base d'environ 45 x 30 cm seront acceptables pour une seule paire, mais avec un groupe nécessitant des territoires distinctes, le bac devra être nettement plus grand.
Sauf à disposer d'un très grand aquarium, on ne maintiendra qu'un seul couple ou harem.
La cohabitation avec d'autres espèces ne pose généralement pas de problème.

Il sera toutefois possible de le maintenir dans un aquarium plus classique, de préférence densément planté. La lumière sera de préférence faible ou tamisée par des plantes flottantes. Il est souhaitable de créer de sites de ponte à l'aide de pots de fleurs renversés, des tuyaux...

Attention ! Pour un aquarium communautaire, il convient de privilégier des spécimens issus d'élevage, tandis que les spécimens sauvages seront préférablement maintenus en aquarium spécifique.

Disponibilité commerciale : Disponible

De nombreuses formes ornementales de A. borelli ont également reçu le numéro "A", A234 dans le cadre du système DATZ avec des formes apparentées, éventuellement conspécifiques, numérotées de la même manière A103, A104 et A105 selon la localité.
Une forme commercialisée sous le nom d' A . sp. "Opale" a reçu le numéro A105 par exemple, et il peut être, ou non, conspécifique.

Note : Apistogramma borellii est régulièrement mal orthographié dans le commerce, avec un seul "i",
Reproduction
Type
Ovipare
Difficulté
Courante
Paramètres
Température
25 à 27 °C
pH
5,8 à 6,5
GH
4 à 6 °GH
Afin d'éviter les hybridations, Apistogramma borellii ne doit pas être maintenu avec d'autres espèces d'Apistogramma.

Dans un aquarium où la reproduction est envisageable, on prendra soin d'aménager plusieurs caches pouvant servir de lieux de ponte, afin que la femelle puisse choisir et protéger son territoire.

Cet apistogramme pond une soixantaine d'œufs (40 à 70 oeufs avec un record de 220 oeufs) dans des cavités du décor. Il est donc recommandé d’aménager des lieux de ponte, soit naturels, avec des souches ou une pierre plate, ou artificiels avec un pot en terre cuite renversé, un tube de terre cuite...
Les œufs sont déposés au plafond de la cavité.
C'est la femelle surveille les œufs et les alevins, jusqu'à ce qu'ils soient autonomes.
Dans des aquariums de petite taille, il peut être nécessaire de retirer le mâle car la femelle peut devenir très agressive pendant cette période.
Commentaires
Étymologie : Apistogramma, du grec ἄπιστος (apistos) "irrégulier" et γράμμα , gramma, "signe écrit" ( ici, ligne latérale irrégulière) se référant à un trait commun de l'espèce et borellii, de Borelli, en l'honneur d'Alfredo Borelli (1858-1943), zoologiste italien d' origine française, qui mena des travaux de terrain en Amérique du Sud.
Références
GBIF,
Museu Nacional/UFRJ : Coleção Ictiológica do Museu Nacional (MNRJ)
Seriously Fish
Dwarfcichlid.com
- Riehl, R. and H.A. Baensch, 1991. Aquarien Atlas. Band. 1. Melle: Mergus, Verlag für Natur-und Heimtierkunde, Germany.
- Mills, D. and G. Vevers, 1989. The Tetra encyclopedia of freshwater tropical aquarium fishes. Tetra Press, New Jersey.
- Bundesministerium für Ernährung, Landwirtschaft und Forsten (BMELF), 1999. Gutachten über Mindestanforderungen an die Haltung von Zierfischen (Süßwasser). Bundesministerium für Ernährung, Landwirtschaft und Forsten (BMELF), Bonn, Germany.
- Kullander, S.O. Cichlidae (Cichlids) . In R.E. Reis, S.O. Kullander and C.J. Ferraris, Jr. (eds.) "Checklist of the Freshwater Fishes of South and Central America." Porto Alegre: EDIPUCRS, Brasil. (2003)