Descripteur : De Man, 1892
Famille : Atyidae

Noms Communs :
Caridine serratulée
Chevaquine

Ninja shrimp (en)
Genre : Caridina
Caridina serratirostris (De Man, 1892)
Caridina caerulea (von Rintelen & Cai, 2009)
Caridina breviata (N.K.Ng & Cai, 2000)
Caridina simoni (Bouvier, 1904)
Caridina trifasciata (Yam & Cai, 2003)
Caridina woltereckae (Cai, Wowor & Choy, 2009)
Caridina acutirostris (Schenkel, 1902)
Caridina brevicarpalis (De Man, 1892)
Caridina propinqua (De Man, 1908)
Caridina cf. babaulti (Bouvier (1918))
Caridina logemanni (Klotz & von Rintelen, 2014)
Caridina dennerli (von Rintelen & Cai, 2009)
Caridina ensifera (Schenkel, 1902)
Caridina fernandoi (Arudpragasam & Costa, 1962)
Caridina glaubrechti (von Rintelen & Cai, 2009)
Caridina gracilirostris (De Man, 1892)
Caridina holthuisi (von Rintelen & Cai, 2009)
Caridina lanceolata (Woltereck, 1937)
Caridina lingkonae (Woltereck, 1937)
Caridina loehae (Woltereck, 1937)
Caridina longidigita (Cai & Wowor, 2007)
Caridina multidentata (Stimpson, 1860)
Caridina sarasinorum (Schenkel, 1902)
Caridina mariae (Klotz & T.von Rintelen, 2014)
Caridina spinata (Woltereck, 1937)

25 premiers résultats seulement

Caridina serratirostris   
Caridine serratulée
Origines géographiques
Aire d'origine :
Asie
Pays :
Australie, Fidji, Îles Salomon, Indonésie, Japon, Papouasie-Nouvelle Guinée, Philippines, Vanuatu
 
Cette espèce est actuellement connue à Madagascar, aux Philippines, au Queensland (Australie), aux îles Rykyu, à Vanuatu et aux Fidji (Cai et Shokita 2006)
On la trouve en Polynésie française, Mayotte, Réunion.
Environnement
Paramètres du milieu naturel :
Eau :
Douce, Saumâtre
 
Caridina serratirostris est une crevette amphidrome vivant en grande colonie dans les cours inférieurs des rivières et des ruisseaux qui se déversent dans la mer.
Menace et protection :
NE
NA
DD
LC
NT
VU
EN
CR
RE
EW
EX
Statut UICN : 
LC : Préoccupation mineure
Compte tenu de sa large répartition et de l'absence de toute menace majeure, le statut de l'espèce est considérée comme peu préoccupant.
Description
Taille :
: 2 à 2,5 cm SL  
: 2,5 à 3 cm SL
Respiration :
Branchiale
Longévité :
2 à 3 ans
 
Caridina serratirostris est une crevette très colorée mesurant environ deux centimètres.
Sa couleur est très variable et généralement très vive. Elle varie du noir au rouge en passant par le rose et le carmin.
Cette espèce est connue pour ses capacités de changement de couleur rapide, comme moyen de camouflage.
De nombreuses autres espèces changent de couleur lorsqu'elles sont souffrantes ou mécontentes de leur environnement, cependant, cette caridine semble effectuer ses changements de couleur sans raison apparente.

Sa morphologie est moyennement robuste avec un rostre modérément court et droit (atteignant l'extrémité du pédoncule antennulaire), armé de nombreuses dents dorsales, au moins six sur la carapace, mais sans dents apicales.
L'épine antennaire ventrale a, à l'angle orbitaire inférieur, un long pédoncule antennulaire (environ la moitié de la longueur de la carapace) avec une stylocérite généralement longue (atteignant l'extrémité du premier segment du pédoncule antennulaire).
La marge ptérygostomienne est arrondie, les segments des pattes ambulatoires sont très minces, la sixième sommité abdominal a environ la moitié de la longueur de la carapace.
On trouve un grand nombre de spinules sur le tracé uropodal et de nombreuses soies terminales longues et plumeuses sur le telson ainsi qu'un endopode arrondi du premier pléopode mâle, sans appendice interne.
 
Alimentation :
Régime : 
Omnivore
Caridina Serratirostris est de nature herbivore, va brouter constamment autour du réservoir. Elle préfère un réservoir bien planté et riche en matière organique.
Leur régime alimentaire se compose néanmoins de déchets organiques (déjections, restes de nourriture). Elles contribuent donc à leur rapide élimination. Ce sont aussi des charognardes qui s'attaqueront à tous les cadavres de poissons et autres animaux.

Dans un gros aquarium communautaire, elles trouveront probablement suffisamment de nourriture avec les restes alimentaires des poissons, algues et autres déchets, mais en aquarium spécifique, il sera nécessaire de les nourrir avec des pastilles pour poissons de fond ou crustacés, dont elles raffolent.

Elles apprécieront également d'avoir une alimentation variée composée d'ortie, de courgettes blanchies, de concombre, de laitue, de carottes et d'épinards.

Attention, s'il est facile de nourrir les crevettes, il l'est encore plus de les suralimenter.
Vous pouvez les nourrir une seule fois par jour ou même une fois tous les deux ou trois jours si vous avez un aquarium riche en matière organique.
Elles seront en meilleurs santé, et consacreront plus de temps et de motivation à nettoyer votre aquarium.
 
Maintenance
Paramètres de maintenance :
Température :(°C)
        20      24              27      28
pH :
         6,5      7            7,5      8

GH :
(°GH)
         5       10              25       25
Conductivité :
(µS/cm)
              250                        850
Caractéristiques de l'aquarium :
Volume :
40 l minimum (60 l recommandé)
Brassage :
Population :
6 minimum (12 recommandé)
Ratio M/F :
1 / 1
 
 Caridina Serratirostris est une petite crevette paisible. elle peut être maintenue en aquarium communautaire, mais ne doit pas être conservé avec d'autres espèces de Caridina amphidromes du fait du risque de croisement.

Elle peut s'adapter des qualités d'eau très diverses allant d'une eau légèrement acide à une eau dure et alcaline, voir saumâtre.

Comme tous les crustacés, elle mue régulièrement, et il lui faut donc du calcium ainsi que d'autres minéraux essentiels pour reconstituer sa carapace. Les GH et un KH ne doivent donc en aucun cas être inférieur à 5. Elles mueront plus facilement et plus fréquemment dans une eau fortement minéralisée.

Comme avec tous les invertébrés aquatiques, C. Serratirostris est sensible aux métaux lourds, principalement le cuivre présent dans de nombreux traitement médicaux ou algicides. Les nitrates doivent aussi être contenus dans des proportions raisonnables.

Les Caridina Serratirostris sont grégaires et sociables et doivent vivre en groupe de nombreux spécimens. Il est donc préférable de les maintenir en groupe de quinze individus ou plus.

L'espèce vit naturellement à l'embouchure des fleuves et fréquente le limon.
On lui proposera donc un bac composé de graviers fin et de sable boueux avec un courant modéré.
Elles sont omnivores avec une nette préférence pour les micro-algues. On veillera donc à lui proposer un bac mûr et pourvu en algues. L'eau verte sera idéale.
Les espèces végétales appropriées comprennent tous les types de mousse tels que la mousse de Java, la mousse de Noël... et les Cladophora, toujours populaires, qui offrent aux crevettes un espace de pâturage riche en micro-organismes.

Les crevettes sont paisibles et peuvent cohabiter avec tous les poissons ou crustacés non prédateurs. On évitera donc la cohabitation avec les gros cichlidés et autres poissons carnivores, ni avec les écrevisses et les crabes.

Les crevettes sont sensibles à la qualité de l'eau et ne tolèrent pas les déséquilibres. Un aquarium de petite taille étant plus difficile à équilibrer, on optera pour un bac moyen permettant de maintenir une colonie importante.
Un autre bac plus petit étant nécessaire pour assurer la reproduction.
Un filtre éponge ou Matten offrent beaucoup de surface sur laquelle paître et sans danger pour les bébés crevettes.
 
Dispo vente :
Rare
Les crevettes ninja disponibles dans le commerce spécialisé sont généralement originaires d'Indonésie.
Reproduction
Type :
Ovipare
En aquarium :
Difficile
Paramètres types pour la reproduction :
Température :
24 à 27 °C
pH :
7,5 à 8
Dimorphisme :
Avec l'âge, les sexes sont assez faciles à distinguer, car les femelles deviennent un peu plus costaud avec une poche abdominale arrondie et atteignent une taille finale allant jusqu'à 3 cm, tandis que les mâles d'une taille finale d'environ 2,5 cm restent plus minces et plus délicats. .
Processus de reproduction :
La crevette peut porter plus de quatre cents oeufs sous son abdomen. Après environ trois semaines, elle donne naissance à des zoés qui doivent impérativement être transférées dans de l'eau saumâtre ou salée où elles grandiront encore pendant trois semaines. Après ce passage, elles se transformeront en juvéniles et devront retourner en eau douce.

La méthode de reproduction est similaire à Caridina multidentata.

Le cycle de vie naturel passe par de l'eau saumâtre voir de l'eau de mer. Les phases larvaires de son développement se dérouler en eau saumâtre autour de 17 à 34 g/l.
Les femelles produisent une grande quantité d'oeufs, et les larves qui sont libérées dans les eaux douces des rivières, dérivent avec le courant vers l'embouchure des fleuves et poursuivent en eau de mer ou en eau saumâtre les autres stades de développements.
À ce stade, les larves sont en suspension dans l'eau et font partie du zooplancton. Elles se nourrissent, en filtrant l'eau, du plancton disponible souvent en quantité importante dans les zones d'estuaires, les marais des deltas ou les mangroves côtières. Une fois le développement achevé, la petite crevette entreprend la remontée des fleuves vers les eaux douces.
Ce mode de reproduction rend son élevage en captivité délicat.
La maturité sexuelle est atteinte autour de cinq mois.

La femelle grainée porte leurs œufs sous ses pléopodes durant environ trois semaines. On isole alors la femelle dans un bac pour la ponte, en eau douce. La femelle expulse les larves dès leur éclosion. On peut alors la retirer. Le bac doit être planté de Mousse de Java, riche en algues et l'eau un peu verte, afin de nourrir les larves pendant les premiers jours. Après trois à cinq jours, il faut transférer les larves dans un bac d'eau salée (salinité 33 à 34 g/l), riche en phytoplancton. On peut procéder en augmentant progressivement la salinité pour imiter les conditions naturelles.

Une souche de Dunaliella salina permet de réaliser l'élevage des larves et de les amener au stade final de leur développement. Il est également possible d'utiliser des aliments pour coraux à base de phytoplancton.

Après trois semaines et avoir pris plusieurs formes, les larves se prennent la forme adultes en miniature. Les jeunes crevettes mesurent alors 5 mm et sont déjà capables de marcher et de nager. Elles se nourrissent comme les adultes, d'algues vertes, de détritus ou de la nourriture laissée par les poissons.
On peut alors dessaler alors l'eau, en pratiquant des changements d'eau successifs à l'eau douce, durant une semaine, jusqu'à obtenir une salinité très faible. lorsque leur taille le permet, elles peuvent être introduites en bac communautaire.
Commentaires
Étymologie : Caridina vient du grec καρίς (karís) "crevette", et serratirostris su latin serratula, de serra "scie" (Au rostre en forme de petite scie),

(La Réunion) (Madagascar) Crevette d'eau douce, fréquemment vendue séchée.
Cette pêche fournit un complément d'autoconsommation pour les familles des Hauts de la Réunion. Il ne semble pas que jusqu'ici elle ait intéressé beaucoup : la détermination scientifique des chevaquines n'a jamais été faite à notre connaissance. — (René Robert, Pêche et aquaculture à la Réunion, Éd. Centre universitaire de la Réunion, 1977)
[...] ; et encore la chevaquine (petite crevette séchée) qu'on trouve à Bras-Panon. — (Éric Barré, Mers et marins en France d'autrefois, éd. Archives et culture, 2004)

Attention : Caridina longirostris et Caridina serratirostris sont nommées toytes deux Chevaquine
Sources
GBIF, IUCN, INPN
- Cai, Y. et Shokita, S. "Crevettes Atyid (Crustacea: Decapoda: Caridea) des îles Rykyu, sud du Japon, avec des descriptions de deux nouvelles espèces". in Journal of Natural History 40: 2123-2172. (2006)
- Poupin, J. "Biodiversité de l'Indo-Pacifique tropical français : 2514 espèces de crustacés décapodes et stomatopodes". in Rapport scientifique. Institut de Recherche de l'Ecole Navale, Brest. (2010) [Statut pour Mayotte]
- Keith, P. & Vigneux, E. "Revue des Crustacés Atyidae et Palaemonidae d'eau douce de Polynésie française avec description d'une nouvelle espèce de Macrobrachium". in Bulletin français de la Pêche et de la Pisciculture, 364: 121-145. (2002)
- Choy, S. C. & Marquet, G. "Biodiversity and zoogeography of Atyid Shrimps (Crustacea: Decapoda: Natantia) of New Caledonia". In: Najt, J. & Grandcolas, P. [Ed] Zoologia Neocaledonica 5. Systématique et endémisme en Nouvelle-Calédonie. Mémoires du Muséum national d’Histoire naturelle (2002)