Le volume est donné à titre indicatif, en fonction d’un nombre d’individus minimum, conditionné par le mode de vie de l'espèce, et à l’exclusion d’autres espèces.
En clair, si on convoite deux espèces nécessitant cent litres chacune, cela fait un volume deux cents litres à partager , en particulier si elles occupent les mêmes espaces de nage !
L'habitat de Melanotaenia australis est très variable et comprend des rivières, des ruisseaux, des marécages, des lagunes marécageuses, des lacs et des réservoirs. Il forme des bancs à la surface ou près de la surface des bassins rocheux ou se rassemble le long des bords des cours d'eau où il y a une couverture végétale ou des branches submergés.
La plupart de ces biotopes sont soumis à des changements saisonniers de température, de niveau d'eau et de sédiments dissous, avec une température de l'eau (22-36°C), un pH (6,5-8,0) et des niveaux de dureté variant considérablement entre les saisons sèches et humides. On trouve ce poisson dans les eaux noires le plus souvent.
Comme souvent, on tâchera de reproduire au mieux l'habitat naturel en lui proposant un aquarium planté avec des zones de végétation dense, ainsi que des zones ouvertes pour la nage. Le mouvement de l'eau peut être lent à modéré dans cette partie libre grace au rejet du filtre, par exemple.
C’est un poisson particulièrement actif, qui passe son temps à nager en pleine eau. Il a donc besoin de beaucoup d’espace.
Comme ce poisson se comporte bien mieux lorsqu'il est maintenu en banc d'au moins six individus, mais de préférence plus encore. Une douzaine d'individus, voire une quinzaine, avec plus de femelles que de mâle formera un groupe idéal. Les mâles seront alors encouragés à afficher leurs plus belles couleurs en compagnie de congénères.
Bien évidemment, un aquarium de taille appropriée serait nécessaire pour un très grand groupe et trois cents litres ne seront pas de trop pour cette espèce remuante.
En revanche, Melanotaenia australis évoluant principalement dans la zone supérieure et la zone intermédiaire, la composition du sol ne sera pas d'une grande importance. On veillera juste qu'il soit adapté à la plantation choisie.
De la même façon, on choisira des plantes peu exigeante en matière de lumière, le poisson préférant une ombre relativement prononcée.
Melanotaenia australis n’est pas très exigent quand aux paramètres de l’eau. On peut tout à fait l’héberger dans la fourchette des valeurs suivantes : pH 6,0-7,5 ; dureté totale 5-15 °GH ; température 22-28 °C. Par contre, il apprécie une eau renouvelée et propre, d’autant qu’il pollue beaucoup.
Il est donc important de procéder à des changements d’eau réguliers. Par exemple, au moins 10 à 20% du volume par semaine et une filtration puissante s’avère aussi nécessaire.
Idéalement cependant, on reproduira les variations saisonnières de son habitat et simulant une saison sèche et une saison des pluies. En plus de favoriser le frai, ces changements sont nécessaires à la santé des poissons et prolongent leur espérance de vie en intercalant une période de repos entre les périodes d'activités reproductives.
Comme tous les Melanotaenia spp., M. australis est très pacifique. Il ne s’attaque absolument pas aux autres poissons, même les plus petits et peut donc être maintenu en aquarium communautaire, sous réserve de paramètres concordants.
Ce poisson arc-en-ciel vit en moyenne quatre ou cinq ans, mais des poissons bien plus âgés sont parfois signalés dès lors qu'ils sont maintenus dans de bonnes condition, notamment avec des variations saisonnières de milieu.
Attention ! : Tous les Melanotaenia, insectivores de surface, peuvent sauter, un couvercle est donc fortement recommandé.
Disponibilité commerciale : Disponible
Attention ! : Comme pour beaucoup de poissons arc-en-ciel, les spécimens adultes sont rarement vendus et ce sont les poissons juvéniles beaucoup plus ternes qui sont presque toujours proposés dans les bacs des revendeurs. Leur identification est donc parfois douteuse et il conviendra de bien se renseigner sur leur provenance et leur filiation.